Accueil > Films et séries de geek > Critique | Stranger Things Saison 2 – Les mêmes, mais en mieux
Stranger Things

Critique | Stranger Things Saison 2 – Les mêmes, mais en mieux

Share on Pinterest
Partagez avec vos amis










Submit

ENFIN ! La voilà ! La saison 2 de Stranger Things est là ! Et si vous avez aimé la première, accrochez-vous car vous allez adorer !

Stranger Things 2.0

J’ai rarement attendu une série avec tant d’impatience. Souvenez-vous : l’été dernier, Netflix nous gratifiait d’un phénomène culte avant l’heure : Stranger Things. Une série dont les créateurs Matt & Ross Duffer voulaient retranscrire une ambiance, un esprit qui leur était cher (ainsi qu’à une foule de trentenaires) : les années 80. Et bien sûr, tout ce qu’elles impliquent dans l’imaginaire collectif. L’aventure vue par des gosses, le mystère, la romance, les aléas du collège… Un défi où bien des cinéastes se sont cassés la figure mais que les frères Duffer ont relevé en dépassant toutes nos attentes. Je partageais il y a plus d’un an tout le bien que je pensais de la saison 1 de Stranger Things. Une oeuvre qui, avec des ingrédients anodins, a su créer le mariage parfait pour une expérience qui restera dans les annales du petit écran.

Stranger Things
Eh les gars, c’est la saison 2 de Stranger Things !

Il était donc légitime de s’inquiéter quant à la suite. Combien de séries ne se sont-elles pas plantées en surfant sur leur succès fulgurant pour accoucher d’une daube sidérale (me demandez pas une liste exhaustive, y en a trop !). Heureusement, les frères Duffer ont méticuleusement étudié les pièges qui les guettaient en les évitant un à un. Plutôt que de « produire » une suite, ils l’ont pensée, réfléchie et se dont donné un objectif vers lequel chemine cette saison 2 au moins aussi bonne que la première, voire meilleure. Bref, j’ai adoré Stranger Things 2, voici pourquoi.

Stranger Things
Qui c’est qu’on appelle ? #Mode80sRingardMenFous

Les années 80, c’était mieux maintenant

Dès les premières minutes, Stranger Things 2 nous replonge dans les années 80 de la pop culture. La musique, les salles d’arcade, les références, les vêtements… on se sent comme un poisson dans l’eau. À condition de faire partie de cette génération qui a grandi avec Les Goonies et autres, auxquelles Stranger Things rend un hommage tacite. Outre cette ambiance, Stranger Things 2 compte sur un scénario plus vaste et plus ambitieux. Et comme l’été dernier, il progresse lentement, dévoilant ce qu’il faut d’informations aux moments opportuns. Bien construite, la trame s’avère plus cohérente et la tension monte au fil des 9 épisodes pour un final aussi intense que satisfaisant. Comme je le disais pour la saison 1, on se sépare de cet univers avec un pincement au coeur. Un très bon signe.

Stranger Things
Welcome to the 80s… again!

Une fois de plus, le scénario ne s’affranchit pas de quelques défauts. À commencer par le retour d’Eleven (oui parce que Onze, c’est naze…). Ce qui semblait être un énorme point d’interrogation à la fin de la première saison fait pssscht. Le problème est résolu en 1 minute chrono, comme si de rien n’était. D’ailleurs, Eleven a droit à sa propre méta-histoire, avec carrément un épisode lui étant consacré. Le hic, c’est que cet épisode s’insère très mal dans le scénario. Je soupçonne les scénaristes de préparer le terrain pour la suite (car il y en aura une !) mais ils s’y sont pris avec maladresse. Enfin, l’histoire principale s’accompagne de multiples intrigues secondaires, toutes aussi passionnantes, oscillant entre le dramatique, le drôle et le touchant.

Stranger Things
– Eleven ?! T’es de retour ? Mais comment…
– Chuuut. Cherche pas à comprendre, je suis là, tout va bien…

Beautiful Things 2

Un bon réalisateur met l’esthétique d’une oeuvre au service de son histoire, de son contexte et de son ambiance. Idem pour le son. Pour le coup, on sent que la saison 1 a fait du bien au budget. Les effets numériques de meilleure qualité et la dimension plus épique de la trame en attestent. On devine également une liberté créative plus importante pour les directeurs de la photographie qui ont un peu expérimenté. Ce qui donne lieu à des plans magistraux… et à quelques transitions mal amenées mais rien de choquant. L’étalonnage donne aussi un aspect plus cinématographique et immersif à l’ensemble.

Quant au contexte années 80, il se paie des références visuelles souvent plus subtiles qu’auparavant, sans rien perdre de leur saveur. Il peut également compter sur des choix musicaux judicieux et variés, ainsi que de notes au synthé qui enrobent le tout, pour le plaisir de vos tympans. N’oublions pas non plus les multiples renvois à la culture geek, à commencer par cet usage toujours aussi ingénieux du jeu de rôle, qui sert de grille de lecture au mystère. Tout simplement génial.

Stranger Things
Quand je dis que c’est plus épique, je déconne pas !

Les persos montent de niveau

Si l’histoire se construit si bien, c’est parce que Stranger Things a pris le temps de construire ses personnages durant la première saison. La série disposait donc d’un panel intéressant qui ne demandait qu’à être développé. Les intrigues relationnelles sont bien mises en avant et ne souffrent d’aucune pirouette scénaristique surfaite. Aucun personnage n’est laissé de côté, tous sont mis en valeur d’une façon ou d’une autre. Je pense à Will (Noah Schnapp), disparu l’an dernier et qui, malgré ses nouveaux déboires, trouve habilement sa place au sein de l’histoire. Contrairement à Eleven (Millie Bobby Brown), par exemple, qui semble superflue toute une partie de la saison. Le reste du groupe de base se paie une écriture impeccable, même si Dustin (Gaten Matarazzo) et son humour « bouffon-de-12-ans-qui-joue-les-grands » m’agacent toujours autant.

Stranger Things
Non mais Will, il a vraiment pas de bol, quoi !

Les personnages de Jonathan (Charlie Heaton) et du shérif Hopper (David Harbour), déjà attachants, montent d’un cran. Ce dernier s’avère plus nuancé, humain et surtout authentique. On s’y attache sincèrement. Joyce (Winona Ryder) garde ses traits de mère hystérique mais semble avoir trouvé un plus grand équilibre. Les fans seront ravis de constater que tous les acteurs semblent plus en phase avec leurs alter ego, ce qui se traduit par de bien meilleures prestations. Mais mon coup de coeur, c’est Steve Harrington (Joe Keery) ! Le beau gosse un peu bad boy du lycée connaît une évolution touchante, entre petit-ami et baby-sitter, ou encore entre badasserie et coeur fragile. Bref, l’adolescent dans ce qu’il y a de plus crédible et sincère.

Stranger Things
Steve Harrington, mon coup de coeur !

Stranger People

Comme si ce casting globalement réussi ne suffisait pas, les créateurs de Stranger Things ont cru bon de l’enrichir. Alors je vous passe les parents des personnages principaux, niais et caricaturaux au possible (plus encore que dans la saison 1). En revanche, on a droit à un invité de marque avec Sean Astin (Mickey dans Les Goonies, yeah !). Un acteur qu’on aimerait voir plus souvent, surtout dans ce type de rôle naturellement bon et attachant. Un vrai nounours un peu ringard qu’on aimerait avoir dans ses contacts. Côté gosses, deux nouvelles têtes. Tout d’abord Billy (Dacre Montgomery, alias le nouveau Ranger rouge) qui remplace Steve dans le rôle de la tête brûlée du lycée. Et sa petite soeur Max (Sadie Sink), qui s’intègre parfaitement au groupe. De quoi développer de futures intrigues passionnantes.

Stranger Things
Y a Mickey dans Stranger Things !

Reste plus qu’à attendre la saison 3…

J’en attendais beaucoup et je ne suis pas déçu ! Stranger Things 2 tient toutes ses promesses. Une histoire plus épique, un casting amélioré, une ambiance toujours aussi bien retranscrite et des personnages attachants. Je souhaite cependant mettre en garde les fans qui espéraient une trame plus intimiste, comme dans la saison 1. En effet, certains pourraient regretter l’amplitude du scénario et le fait qu’il s’intéresse un peu plus aux événements qu’aux personnes. Ils voudraient peut-être retrouver le type de série qui rendait un hommage si éloquent aux films de notre enfance. En ce qui me concerne, Stranger Things profite de cette seconde saison pour affirmer sa propre identité et définir son orientation. Le traitement des personnes en devient plus subtil, certes, mais c’est le prix à payer pour devenir la future référence nostalgique de cette génération. Du coup, je n’attends plus qu’une chose : la saison 3 !

Vous aussi, vous avez binge-watché Stranger Things 2 ? Vous avez aimé ? Dites-nous en commentaires !

Moi, je vous dis à bientôt sur Sitegeek.fr,

Musa

Bande-annonce

 

A propos Musa

J'aime tout mais je suis difficile. Voilà qui me résume bien. Littérature, cinéma, jeux vidéo, séries, animés, comics, mangas, jeu de rôle papier, etc. Ce qui compte pour moi, c'est de distinguer ce que j'aime de ce qui est bon ou mauvais. Car non Einstein, tout n'est pas relatif !

Voir aussi

Logan Lucky

Critique | Logan Lucky – Le Ocean’s Eleven à la sauce Trump

Critique | Après Ocean's Eleven, Steven Soderbergh confirme son talent pour les films de braquage dans ce Logan Lucky à la fois hilarant et déroutant.

Thor Ragnarok

Critique | Thor Ragnarok – La parodie explosive qui porte mal son nom

Critique | La machine Marvel accouche encore d'un film cette année avec Thor Ragnarok, qui porte mal son nom mais mon Dieu qu'il est divertissant !

4 commentaires

  1. Je partage l’avis, super saison 2. Effectivement l’épisode centré sur Eleven m’a fait peur. Le huit-clos est tellement génial, pas envie de voir la série intégré 200 personnages. J’ai quand même apprécié le soin esthétique Punk avec LA CRETE années 80 ^^

    C’est agréable aussi d’avoir une vraie fin à chaque saison. Je trouve ça intelligent. Après tout, on ne sait jamais ce qui peut arriver sur un tournage.
    Chaque saison est ici une oeuvre et se suffit à elle-même.

    Vivement la saison 3 :)

    • Yep, tu as tout à fait raison. L’ambiance punk est géniale et ce n’est pas vraiment l’ambiance qui me gêne, c’est plutôt le fait de créer un nouvel univers dans la série. Comme si on avait une deuxième série DANS la série. Mais je pense sincèrement que c’est un élément qui sera utilisé a posteriori. Du coup, pour l’instant, ça gêne… mais de l’autre côté, s’ils l’exploitent bien, ils auront déjà fait l’intro ici et la suite démarrera assez vite. Je l’espère, du moins.

      En tout cas, les scénaristes savent où ils vont et ça, c’est la base d’un bon scénario dans une série. Connaître sa destination, savoir quelle histoire on veut raconter.

  2. Et bien je partage ton enthousiasme, j’ai dévoré cette saison 2 et il ne me reste que le final pour ce soir. Concernant les petits détails, je trouve génial de voir des vieilles bouteilles head&shoulder dans la salle de bain, c’est un détail insignifiant mais qui démontre la qualité de la mise en scène

    • C’est tout à fait ça. On n’est pas dans la référence grotesque mais dans le subtil, dans ces petits détails que tu vois autour du toi (comme les polygraphes, le PC avec font vert ou encore les écrans de caméra tout vieux, etc.) et qui te donnent l’impression d’être dans un environnement familier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *