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Retrogaming – Le prix d’un jeu

 La vision faussement objective et caricaturale d’un mec observant le milieu.

Mais vous êtes fou ? Oh oui !

Si je décide aujourd’hui de vous parler du prix des jeux dans le retrogaming, c’est que cette notion abstraite alimente la majeure partie des discussions actuelles parmi les retrogamers.  Entre le collectionneur soucieux de ne pas se faire avoir, le profiteur qui tente de spéculer et le gamer occasionnel qui fonctionne au coup de cœur, les avis et positions divergent. Les impératifs et le contexte économique des uns n’a rien à voir avec ceux des autres, mais chacun reste obnubilé par cette notion de « juste prix », comme si un jeu acheté à sa juste valeur, aussi abstraite soit-elle, avait plus de saveur. Alors quel est le prix d’un jeu ? Qui décide et surtout sur base de quels critères ? Tentons d’y réfléchir au travers de ces quelques lignes.

Le retrogaming, un monde merveilleux peuplé d’êtres étranges.

Dans ce premier paragraphe, commençons par nous pencher sur les différents profils d’acheteurs qui composent le marché. Car oui, sans acheteurs, pas de marché. J’ai pour ma part relevé quatre catégories principales d’individus, soigneusement divisés sur base de leurs caractéristiques propres et des moyens qu’ils sont prêts à consacrer pour leurs emplettes vidéoludiques.  Tout d’abord, il y a le profil que j’appelle “Le vieux de la vieille“. Le mec qui baigne dans le retrogaming et dans le JV depuis toujours, se moquant des modes et qui a accumulé au fil du temps et par passion une quantité impressionnante d’objets et consoles en tout genre. Généralement, il voit d’un très mauvais œil ce phénomène de mode et conchie   les prix prohibitifs pratiqués très récemment sur le marché. Il regrette le temps où il était seul sur ce domaine et où les jeux ne coûtaient rien. Vient ensuite le “collectionneur compulsif“, le genre de mec qui achète tout et n’importe quoi, toujours à la recherche de l’objet @@@RARE@@@ et qui prendra davantage de plaisir dans sa recherche de jeux et dans l’exposition de ses trophées de brocantes, qu’en amortissant réellement sa ludothèque. Ce mec passe son temps sur LBC/Ebay/Priceminister car il ne tolère pas de se faire passer devant par un autre collectionneur. Le concours de “Kika la plus grosse” qui se déroule  tous les jours  sur les forums spécialisés départagera les gens jouant dans cette catégorie. Ensuite, on retrouve le “collectionneur intérimaire“, ce genre de gars qui, à force de lire les posts du «collectionneur compulsif“, deviendra curieux et se dira “pourquoi je ne me lancerais pas également dans ce trip” ?  Habituellement , ses motivations sont partagées entre la spéculation possible, l’exposition sur les forums en quête de gratification, la nostalgie et le jeu. Ce genre de mec qui aime la vie, suit les modes, et aura finalement aussi vite fait de passer à autre chose que de tomber dans la spirale qui nous occupe. Vous les reconnaîtrez rapidement, sur 6 mois de temps, ils ouvrent un sujet indiquant qu’ils veulent acheter toutes les consoles existantes et un autre pour tout revendre. Si vous connaissez le milieu, c’est typique. Reste encore une catégorie de personne : « le gamer nostalgique »  ! Oui, évidemment, ce gamer approchant la trentaine, qui a grandi avec le jeu vidéo et qui s’émerveillera, des étoiles plein les yeux, devant un des jeux de son enfance et qui fera tout pour renouveler l’expérience et pour retrouver un peu de la magie de l’époque. Ces catégories principales ne sont pas exhaustives et un retrogamer peut très bien correspondre à plusieurs d’entre-elles.

La boîte, le manuel et le sourire du brocanteur.

Tous les retrogamers rêvent de posséder les mêmes pièces rares ou prestigieuses : une version sous blister de Zelda – A Link to the past dédicacée par Myamoto (Ounch…) ou le fullset des Metal Slug sur Neo Geo AES (Re Ounch…) mais les moyens des uns et des autres diffèrent sensiblement car comme vous le savez, la vie est profondément injuste ! De l’étudiant fauché au cadre dynamique trentenaire, le budget alloué à ce genre de passion futile oscillera allègrement. De plus, certains privilégient la quantité, d’autres la qualité et quelques rares exceptions se paieront même le luxe de conjuguer les deux. En fonction de ses propres besoins, de son contexte économique et de son impatience, le retrogamer sera prêt à mettre plus ou moins n’importe quel prix dans un objet convoité car vous connaissez l’adage : quand on aime, on ne compte pas. Certains argus en ligne tentent de codifier la valeur des jeux et donnent une espèce de guideline permettant en gros, de vous apprendre que Fifa 95 sur Megadrive est moins cher que Skies of Arcadia sur Dreamcast (Oh Joie) mais les prix indiqués très précisément dans ces listings encyclopédiques correspondent rarement à la réalité. Certains disent qu’ils sont faits pour et par les “vendeurs pro” afin de servir leur cause spéculative toujours à la recherche de brouzoufs dont ils ont grande nécessité. Toujours est-il que les différents retrogamers, sur base des critères listés ci-dessus, s’affrontent à coup d’enchères ou de mp douteux sur les sites d’annonces mis à leur disposition. Paradoxalement, cela aura pour effet de nuire à leur propre cause et de faire flamber les prix. Bah oui, nous sommes tous d’affreux capitalistes : l’offre, la demande et les profiteurs se retrouvent quotidiennement à la fois pour se plaindre du système et le faire perdurer. Comme disent les jeunes : LOL

Les dealers du marché

Si chaque drogué connaît de bons dealers, il en va de même pour le retrogamer. Tout le monde connait les grandes surface virtuelles où s’alimenter :  eBay, Leboncoin,Gamopat et consort . Ces sites  sont scrutés 20 fois par jour par chaque retrogamer à l’affût d’être le premier sur une offre attrayante. Ne vous étonnez donc pas de voir pas mal de choses vous passer sous le nez… Puis il y a les brocantes, où chacun connait de bonnes adresses qu’il  prendra soin de garder pour lui (le retrogamer est rarement partageur). Là encore, en fonction de la chance, du lieu, du charisme et de la capacité à négocier et à se lever tôt, chacun obtiendra un résultat sensiblement différent allant de “choux blanc” à des prises outrageantes pour les autres retrogamers qui auront vite fait de mettre en doute jusqu’à la véracité des images présentées. Enfin, il reste les moyens un peu plus “secrets”, certains au sang chaud ont des copains déménageurs (*), d’autres ont un pote qui habite au Japon, d’aucuns connaissent des patrons de chaînes de magasins pour récupérer des PLV. D’autres encore passent des annonces racoleuses sur des forums en jouant la carte tantôt de la pitié, tantôt de la passion. Certains appellent même l’ensemble des magasins de jouets à la recherche de stock dormant (véridique) et j’imagine qu’il y a encore un tas de moyens que j’ignore totalement.

Ces différents lieux/moyens d’achat fonctionnent avec des codes propres et une échelle de prix imposée par les membres habitués des lieux. Bon, tout le monde sait qu’à part certaines boutiques parisiennes,  qui contrairement aux autres ont le mérite d’œuvrer légalement là-dedans, payant taxes et impôts prohibitifs, rien n’est plus cher qu’eBay, mais eBay, de par sa vocation internationale, aura l’avantage de vous proposer un choix immense et des pièces extrêmement rares.  Ensuite, viennent les sites limités à la France : Leboncoin et 2xmoinscher qui vous proposeront une première alternative avec des prix rarement corrects ; c’est souvent beaucoup trop cher ou très bon marché. Le deuxième cas intéressera pas mal de monde, d’autant plus, et je n’ai pas honte de le dire, qu’il est assez facile d’enfumer les gens en privé en leur baratinant n’importe quoi.

Il y a encore  les forums de “passionnés” où si un objet est vendu trop cher, une horde de retrogamers-zombies viendra manger le cerveau du vilain vendeur qui tente de négocier son  Sonic 2€ plus cher que la cote ! Bah oui faut qu’il craiffe, ma couille! La localisation a également une grande influence sur les prix. Les équivalents de ces sites en Belgique (eBay.be2ememain.bekapaza) proposent tous des prix moyens  plus bas que ce qu’on trouve en France: le marché et la demande y sont sans doute plus petits.

Restent les brocantes, l’import et les “plans secrets”, et c’est là qu’on trouvera les véritables perles rares aux prix ridiculement bas. C’est difficile, il faut être patient et chanceux mais vous pourrez tomber sur une Master System neuve à 5€ ou une Sega Multimega à 20€. J’ai même rencontré un gars qui avait récupéré 300 Super Nintendo neuves d’un stock dormant  de chez Christiansens qu’il a vendues 300€ pièce comme des petits pains… Oui j’entends déjà les huhutetements , c’est clair que ce n’est pas beau, c’est carrément de la fraude fiscale à grande échelle,  mais quand il y a tant d’argent en jeu,  la nature humaine reste ce qu’elle est et en ces temps de crise, toutes les combines sont bonnes.

Time is money

On a tous un rapport différent au temps qui passe ! Du chômeur qui s’ennuie chez lui, au papa full time qui combine plusieurs emplois et passions diverses, la quantité de temps libre sera totalement différente. J’enfonce une porte ouverte en évoquant cette banalité mais là où je veux en venir, c’est que généralement, la quantité de temps libre est inversement proportionnelle au pouvoir d’achat. C’est pourquoi, il y aura toujours un gouffre d’incompréhension entre ceux qui estiment qu’il vaut mieux perdre 20H par semaine sur les brocantes et Leboncoin que d’acheter un jeu à 20€ ou 30€ plus cher que sa valeur. Les premiers traiteront les seconds de pigeons et les autres parleront de branleurs qui n’ont rien à foutre… Bref, il serait temps que chacun accepte les différences de l’autre et estimez-vous heureux que la génération de baby-boomers, sexagénaires, qui n’a rien à foutre et beaucoup trop d’argent ne s’intéresse (pas encore) à la chose. Là, les prix grimperaient méchamment !

Le but de la manœuvre

Pourquoi cet engouement soudain autour du retrogaming ? Je pense, pour ma part, qu’il y a de nombreux facteurs qui entrent en compte. En cette période de transition où nos chères consoles HD commencent à être franchement démodées  et où les jeux sont de moins en moins enclins à l’originalité et à la folie, je pense que les gamers trentenaires qui ont grandi avec le jeu vidéo trouvent un malin plaisir à repalper les titres de leur enfance. A grand coup de « C’était mieux avant », on ressent le besoin de redécouvrir ces mécaniques simples et l’identité forte. Les éditeurs en ont bien conscience et en profitent pour vous revendre des vieux jeux sur leurs boutiques virtuelles respectives.  D’autres catégories de joueurs, bien plus mégalo, se sont sans doute juré plus jeunes qu’un jour, ils posséderaient tous les jeux existant au monde ! C’est pourquoi certains sont à la recherche de Full Set (comprenez posséder tous les titres sortis sur une plateforme). L’exercice est difficile, chronophage et onéreux mais ces collectionneurs de l’extrême épateront la galerie, car il faut bien se l’avouer, ça en jette  de voir une partie de l’histoire du JV face à soi, sans aucune pièce manquante. Certains jeunes aussi, curieux de nature, ont envie de découvrir cette époque révolue dont tout le monde ne leur a dit que du bien, afin de se forger un avis personnel, et de revivre l’Age d’or des jeux vidéo. On ne peut que saluer ce genre de démarche et encourager tout le monde à telle ouverture d’esprit. Le retrogaming existe aussi en tant qu’objet, vintage, qui rappelle une époque glorieuse où sous le confort de la tutelle parentale, on était loin de s’enquiquiner avec la crise et les tas de vecteurs nauséabonds du contexte actuel. Pour d’autres, c’est une valeur refuge en temps de crise, un placement sur le long terme, un patrimoine naissant. Bref, revoir ces jeux fait du bien pour une multitude de raisons et justifie vraisemblablement leur popularité.

Observer le passé pour mieux apprécier le présent

Qu’est-ce qu’on achète ?  Qu’est-ce que ces cartouches jaunies et à ce point stigmatisées ont de si sexy pour émouvoir tant de gens ? C’est à ce moment-ci de l’article qu’on va devoir élever le jeu vidéo au rang d’Art à part entière. Ce média sur-représenté à l’heure actuelle bénéficie d’une histoire contemporaine intéressante, bien connue de tous, avec une avancée technologique en plein essor au cours de ces vingt dernières années. La nostalgie de revoir un jeu de son enfance et la curiosité de tester les jeux manqués sont les leitmotivs du retrogamer. S’acheter un jeu rétro,  c’est s’approprier une tranche d’histoire, se souvenir d’une époque avec de vrais challenges technologiques et se remémorer cet instant magique où l’on découvre une nouvelle génération de console les yeux écarquillés, face au spectacle éblouissant qui se dresse devant nous. Chaque marque, chaque société, chaque licence  possède sa propre histoire et certains ont su se faire remarquer plus que d’autres et entrer dans la légende. On pense notamment à Nintendo, à Sega, et aux Zelda, MegamanFinal Fantasy et tous ces titres qui traversent les générations et passionnent des millions de gamers.  C’est donc naturellement que de nombreux retrogamers orienteront leurs recherches sur ces sagas légendaires du jeu vidéo… avec l’inflation collatérale inévitable que la force de la passion implique.

Pièces banales et véritables objets de collection

Si certains se contentent de posséder quelques cartouches en loose pour tâter du pad à l’ancienne, d’autres pousseront le vice parfois très loin. Ils chercheront à trouver les jeux dans un état le plus exemplaire possible voire sous blister et n’hésiteront pas à accompagner le tout des fameuses armoires Nintendo rouges de l’époque (Ounch) ou de goodies prestigieux. Le  jeu sous blister n’a rien de rationnel car se payer un jeu neuf et ne pas pouvoir y jouer, c’est à la fois bête et magique. C’est totalement Irrationnel et tellement délectant. Chacun se forgera sa propre opinion sur le sujet :-)  Entre les jeux communs à peine usés, les licences prestigieuses en éditions limitées neuves et d’autres trucs exotiques sortis en quantités ultra limitées, il y a un gouffre financier que chacun ne franchira pas aisément.

Quand on aime, on ne compte pas ! Mais fais-moi un prix quand même

Ce genre de propos illustre parfaitement la grande contradiction du retrogamer qui partira en croisade contre la folie du prix des jeux tout en vendant lui-même ses bouses sur eBay au prix le plus fort pour financer ses achats. L’argus, c’est de la merde, les prix sont totalement surfaits ! Enfin surtout quand j’achète, parce que quand je vends, ça m’arrange bien de l’avoir pour me justifier. Nombreux sont ceux qui clameront haut et fort sur les forums « Moi je n’achèterai jamais ceci ou cela à tel prix, moi on ne me la fait pas et il me suffit d’un regard pour que le vendeur baisse son prix ….blabla ». Oui, le retrogamer aime s’essayer à l’ego trip et faire le malin auprès de  quelques observateurs bon public face à ce genre d’anecdotes. Evidemment, dans la réalité, t’as acheté un jeu moyen trop cher sur la brocante… tu ne viens pas le dire car tu as honte. Le retrogamer a cette tendance à s’extasier dans le paraître et personne n’ose avouer quelques faiblesses, ma foi souvent justifiées, face à une pièce convoitée et à un vendeur intransigeant. Pourquoi ne pas assumer ?

Conclusion

Un jeu vaut le prix que l’on est prêt à mettre dedans. ! Oui ça fait un peu phrase bateau mais quel est l’intérêt de quantifier précisément la valeur d’un jeu… Au vu des réflexions ci-dessus, il y a tellement de facteurs à prendre en compte qu’on pourrait démontrer facilement tout et son contraire. Entre les soi-disant pigeons qui achètent trop cher et les retrogamers frustrés, incapables de se donner les moyens de leurs ambitions et criant au scandale … personne n’a raison ou tort. Si t’as trouvé un vieux jeu excitant, avec une histoire intéressante et que ça ne t’a pas couté grand-chose en fonction de ton propre portemonnaie, alors t’as fait une bonne affaire. Je pense qu’il est important que ce petit milieu cesse de se comporter comme des boursicoteurs au rabais et laisse la place au jeu et à la spontanéité. Les dérives malsaines et contagieuses qui affectent le milieu pourraient très bien disparaitre aussi vite qu’elles sont apparues. Je plaide pour que la question qui suit « j’ai trouvé X en brocante » soit « Il est bien ? » plutôt que « il coûte combien ? ».

Voilà pour ma vision volontairement caricaturale de la niche retrogaming du monde vidéoludique. N’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice, vos contrevérités et vos trolls et à alimenter ce débat passionnant qui méritait bien sa place sur notre magnifique blog.

Gwen

A propos Gwen

Passionné de nouvelles technologies | J'aime les jeux vidéo, les séries US, les zombies, les chats, les boulettes et surtout le risotto à la truffe.

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9 commentaires

  1. Je suis resté un inconditionnel fan de Nintendo. Je suis toujours à la recherche de vieux jeux gameboy, Nés ou Super nes. J ai monté pour mon fils un rasberry pi 3 avec l os retropy. A force de chiner les vieux jeux en loo se ou complet sur les brocantes je me suis créé un site http://www.geekotation.fr et si vous avez d autres idées à créer autour des jeux rétro je suis preneur.
    Merci encore pour se retour dans le passé ou je revoie mes nuits blanches passé dans ma chambre à jouer à sim cité sur super nes ou les concours avec mon père sur gameboy avec tetris dans les toilettes 😅

  2. Bien ton article. J ai 39 ans et je suis content (voir fier?)d’être de la génération qui a joué au game and watch ( voir les premiers jeux lcd ), au Commodore 64,128d, et autre micros, puis la NES et le PC( ms dos windows). Ensuite j ai un peu joué a la PS1, GC,PSP et c est tout. Je n ai jamais été un gros gamer..surtout vu la difficulté des jeux a l epoque, j avais pas assez de patience. J ai tjs aimé les vieux objets liés á mes centres d interet et leur histoire. Et j ai tjs acheté de vieux objets..en ce qui concerne le retrogaming, j ai commence a en acheter depuis 4 ans…tjs en dessous de la cote… en VG, magasin seconde main, sites d annonces parfois, et lors de mes voyages en Europe et Amerique latine( jeux nes). Je joue un peu, je decouvre des jeux, des consoles, micro, pc etc….je m interesse a leur histoire…voila je ne suis pas un gamer. La collection est faite pour apprendre et pour preserver le parrimoine historique…je ne comprendrais jamais l interet d un full set..

  3. j’ai commencé à collectionner les ordinateurs, consoles et jeux des années 80 dans les années 90. En brocante on en trouvait très facilement. Pour 50 francs (7€) t’avais une Atari 7800 ou une Vectrex. On trouvait les jeux par lots entiers. Aujourd’hui on ne trouve plus rien de ça en brocante, alors oui les prix ont augmenté, et oui ça fait mal au slip de dépenser 70€ pour ce qu’on payait 7€.
    Mais aujourd’hui on trouve des Ps2 et autres Xbox à des prix très attractifs. Moi ça ne m’intéresse pas car ça sort de ma période “années 80”, mais j’imagine que ceux qui achètent aujourd’hui de la Ps2 seront contents demain de l’avoir fait, quand on n’en trouvera plus sur les étales et que les prix auront été multipliés par 10.
    Il m’arrive encore de trouver quelques perles (ZX81 à 10€ sur leboncoin), et dans ce cas même si j’ai déjà je prends pour échanger ensuite entre collectionneurs. Ces échanges là n’ont pas de prix, on échange certes du matériel et des jeux, mais aussi notre passion et nos expériences. C’est lot contre lot, il n’y a pas de prix, et c’est très bien comme ça. Chaque collectionneur cherche son graal. Je n’aurai sans doute jamais le mien mais ça n’est pas grave, c’est le principe du Graal ;-)

    • Salut Arnaud,

      Merci pour ton partage, tu as sans doute raison.. On affectionne tous les jeux de “notre” jeunesse. Il y a fort a parier que la génération 16bits actuellement tombe en désuétude dans quelques années.

      Le jour ou l’on vendra Fifa 2012 sous blister au enchères, je me tire une balle tout de même … :)

  4. Superbe article qui détaille bien la situation chez nous, en Belgique ! J’ai adoré parcourir chaque paragraphe. Je ne peut que saluer le mentor que tu es !

  5. Excellent article et bien complet ! Pour ma part je me vois plutôt dans la catégorie Gamer Nostalisque avide de découvrir de nouveau jeux et de tester des perles comme des bouses sur mes supports préférés.
    En effet je pense que lorsque tu as connu l’âge d’or du jeu vidéo en étant gosse et passé ton temps à baver dans les magasins de jeux de l’époque, un petit quelque chose en toi à été bouleversé et finalement tu n’arriveras plus à décrocher de cette époque.
    Pour ce qui est des jeux consoles je dois dire m’être arrêté à la génération PS2 qui comprenait encore quelques bons jeux. Les gens récentes disposent effectivement d’un catalogue de jeux à la ramasse et inintéressant. A mon niveau je suis un gros fan de la PS1 sur laquelle je joue depuis 97′ (ça commence à faire long) et son catalogue y est pour quelque chose.
    Bref, effectivement le retrogaming se démocratise, les prix flambent et on en parle de plus en plus. Je serais curieux de voir comment le phénomène aura évolué dans 5 ans. Ce qui est certain, je remarque depuis 2 ans que je trouve de moins en moins de jeux NES, SNES ou Gameboy aux puces. Pire encore, les jeux sur disquettes sont carrément jetés à la benne.
    Pour finir, le secteur PC que tu n’as pas mentionné se porte mieux je trouve, avec des prix plus honnêtes surtout aux puces (pour le rétro). Concernant les jeux récents, depuis Stalker il n’y a plus grand chose à se mettre sous la dent (faute aux consoles) mais les jeux indés relèvent le niveau et sont généralement très bons !
    Au plaisir de te relire

    • Salut Julien,

      Merci pour ton commentaire enthousiaste. C’est vrai que les années 90, c’est tout une époque… ! Je n’ai pas vraiment parlé des jeux PC, pourtant les big box sont souvent magnifiques, mais c’est clair qu’en brocante et compagnie il n’y a pas de grosses surenchères la dessus.
      Un pote a une vielle machine 3DFX/Win98 pour faire tourner les jeux de l’époque et le résultat est top !

      Si je trouve les bigbox de la série “Pro Pinball’, j’achète direct:)

      Au plaisir

      Gwen

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