Une guerre risque d’éclater entre Apple et Facebook. La raison ? Des façons de voir la protection de la vie privée très différentes.

La guerre qui planait depuis des années sur les deux géants de la Silicone Valley serait-elle sur le point d’éclater ? L’affrontement qui a eu lieu jeudi 28 janvier dernier lors de la Journée européenne de la protection des données entre les deux membres de la GAFAM laisse à penser que oui. Entre Apple qui se positionne comme le grand défenseur de la vie privée et Facebook en protecteur des PME, rien ne va plus.

Apple contre Facebook protection vie privée

Protection des données personnelles : vers une guerre entre Apple et Facebook ?

L’origine de la tempête

Apple l’avait déjà annoncé en juin dernier, mais avait repoussé l’échéance : la Tracking Transparency fait son entrée au printemps. Théoriquement, elle a pour but de donner à l’utilisateur le moyen de contrôler ses données personnelles pour mieux protéger sa vie privée. La marque à la pomme a fait la demande à tous les développeurs d’applications hébergées sur l’App Store d’adopter la transparence totale sur l’usage des données qu’ils récoltent, sous peine d’être bannis de ses appareils.

iOS 14, la dernière mise à jour du système d’exploitation est donc un coup dur pour toutes les entreprises de jeux vidéo, de divertissement et pour les réseaux sociaux qui ne peuvent pas se permettre de perdre leur place sur l’App Store, au risque de tirer une croix sur des millions de consommateurs. Coup d’autant plus dur pour Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, dont la publicité représente 99 % de son chiffre d’affaires.

Lire aussi :
Honeywell Home T6R - Test et installation du thermostat

Les armes

L’information est apparue sur le site The Information : Facebook est en train de préparer un dossier d’attaque contre Apple et ses pratiques qu’il juge anticoncurrentielles. Il accuse entre autres Apple d’utiliser et d’abuser de son pouvoir pour forcer les développeurs d’applications à suivre les règles de l’App Store.

Tim Cook, quant à lui, ne se laisse pas faire et parlait lors de la conférence de jeudi dernier à Bruxelles de « théories du complot alimentées par les algorithmes », sans évidemment nommer directement Facebook. Il se dit défenseur des utilisateurs et insiste sur le fait que la technologie doit se mettre au service des gens et non l’inverse.