C’est par un froid polaire qu’on a décidé, comme chaque année ou presque, de faire notre pèlerinage au Heysel. Mais cette édition 2026 du Salon de l’Auto de Bruxelles n’était pas une visite solitaire. J’ai embarqué toute l’équipe pour avoir tous les sons de cloche : Bea, notre experte en citadines électriques (avec un œil sur la Chine), Arnaud, le puriste qui ne jure que par la mécanique et les GT, et Thomas, le pragmatique qui cherche le break familial idéal. Et moi ? Toujours ce fan historique de BMW un peu désabusé, devenu un aficionado de Tesla. On était tous enthousiastes, mais avec des attentes radicalement différentes.
🔎 Voir les infos et billets pour le 102ème Salon de l’Auto
Infos Pratiques : 102ème Salon de l’Auto de Bruxelles
| Dates | Du 10 au 18 janvier 2026 |
| Lieu | Brussels Expo (Heysel) |
| Prix du billet | Env. 15€ (Gratuit -12 ans) |
| Focus 2026 | Électrification, Sim Racing & Supercars |
Ambiance et Scénographie
Une fois passée la sécurité et le choc thermique avec l’extérieur, première bonne surprise : l’organisation est au cordeau. Nous y étions pour la journée presse, donc forcément, on respirait mieux que lors des journées grand public, mais l’agencement des palais m’a semblé très cohérent. On sent que Bruxelles veut garder son titre de salon européen qui compte.
Côté répartition des forces, c’est assez flagrant : les constructeurs chinois ne sont plus là pour faire de la figuration, ils sont omniprésents. Ils occupent une surface gigantesque face aux marques françaises, italiennes et allemandes qui font de la résistance. Le contraste le plus violent ? Le stand Tesla. Pour une marque qui domine les charts, leur stand était ridiculement petit, presque anecdotique. À l’inverse, on a croisé les bolides de POG pour la touche fun et décomplexée, et une flopée de simulateurs (auto et moto) qui montrent que le virtuel prend une place folle dans la culture auto actuelle.
Au cœur du salon : Tech, Écrans et Découvertes
C’est ici que nos avis ont commencé à diverger, ou à se rejoindre. On a arpenté les allées, ouvert les portières et touché les plastiques (parfois douteux, parfois sublimes).
Les claques visuelles et technologiques
La star incontestée de mon salon, c’est la Lexus Emeya. On a assisté à la conférence de presse et c’est un monstre : 900 chevaux, une allure de supercar “berlinisée” capable d’embarquer une famille, et un aileron arrière actif à double déploiement. C’est ultra-nerveux, bourré de tech digne d’Aston Martin, et cela donne vraiment envie.
Arnaud, lui, était aux anges devant le plateau Supercar. Bugatti, Porsche, Lamborghini… les modèles exposés sont incroyables. C’est du rêve en barre, inaccessible mais essentiel pour la magie du salon.
La contre-attaque française et l’offre « raisonnable »
Côté français, Renault joue la carte de la nostalgie futuriste à fond. Les nouvelles éditions électriques de la Twingo, de la R5 et de la R4 sont superbes. C’est pop, c’est coloré, et ça parle au cœur. Alpine continue sa diversification avec des citadines électriques qui ont de la gueule.
Pour le grand public (le rayon de Thomas), Skoda reste une valeur sûre. L’Enyaq trône en maître, mais ses déclinaisons plus compactes (thermiques et élec) sont très pertinentes. J’ai aussi été surpris par les marques chinoises proposant des 4×4 et pickups assez dingues à moins de 30 000 euros. Sur le papier et visuellement, c’est rempli de promesses.
Les déceptions et les interrogations
C’est là que ça fait mal. Mon cœur de bimmer saigne : chez BMW, c’est le grand écart. Les modèles M restent sublimes, on sent l’ADN. Mais pour le reste ? La gamme est illisible, le design part dans tous les sens et les modèles électriques semblent avoir été dessinés par une division moins sensible à l’ADN des BMW.
Même constat pour les marques historiques allemandes “premium” en général. C’est cher, ça n’innove plus beaucoup. Certes, Audi et Mercedes ont encore de beaux restes qui séduisent en 2026, mais l’effet “waouh” n’y est plus.
Côté “nouveaux entrants”, tout n’est pas rose. Bea, qui cherchait une petite électrique, a été très déçue par la BYD Dolphin Plus. À 20 000 €, on s’attendait à une bonne affaire, mais la finition fait vraiment “cheap” au toucher. Idem pour une marque dont j’ai oublié le nom : des citadines à 30 000 € avec des finitions très moyennes… je me demande sincèrement comment ils vont trouver leur public. Enfin, coup de cœur visuel pour la Microlino : c’est rigolo, c’est tout petit et on pourrait envisager ce genre de véhicule chez nous; même si le billet d’entrée reste élévé.📸 Notre visite en images
Parce qu’un beau design vaut mieux que mille mots, voici un retour en images sur les modèles qui nous ont marqués (en bien ou en mal) durant cette journée.
Avis 102ème Salon de l’Auto de Bruxelles
Au final, ce 102ème Salon de l’Auto laisse une impression mitigée mais passionnante. C’est un salon de transition. D’un côté, on a une homogénéisation du parc : les voitures se ressemblent de plus en plus, tant en design qu’en qualité, et il devient difficile de choisir sans être un expert.
Si vous devez acheter une voiture en 2026, c’est la messe à ne pas rater. Les « conditions salon » sont agressives et peuvent faire la différence. Pour les passionnés comme Arnaud, les supercars valent le détour. Pour les technophiles comme moi, voir la Lexus Emeya justifie le ticket. Mais attention aux déceptions sur certaines finitions, tant chez les historiques que chez les nouveaux venus.
Et vous, vous comptez y aller pour le rêve ou pour signer un bon de commande ?






















































































