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The Hateful Eight

Critique | Les 8 salopards | Du Grand Tarantino

From heights to eight, love it or hate it

Ça y est, Les 8 salopards (the hateful eight), 8ème film de Quentin Tarantino, est sorti ! Et comme tout le monde, vous vous posez trois questions.

La première, comment peut-on ne faire que 8 films en près d’un quart de siècle ? Quentin ne serait-il pas devenu un de ces branleurs hipsters s’endormant sur sa renommée ?

La seconde, pourquoi a-t-il clamé qu’il s’agissait de son 8e film alors que vous pensez en avoir plus d’une dizaine en tête ?

Et enfin, est-ce un bon film ?

Les 8 Salopards - Un casting impressionnant
Les 8 Salopards – Un casting impressionnant

Pour répondre aux deux premières questions, Quentin Tarantino estime tout simplement qu’il ne compte que les films faits sous sa propre autorité, et pas en commande ou en co-réalisation. Les deux opus de Kill Bill ne représentant au final qu’un seul film, nous avons donc bel et bien 8 apports de sa part au monde du cinéma*. Et comme je vous sais fin gourmet et véritable dandy du cinéma, vous préférerez certainement 8 bons films sur une génération plutôt que trois infâmes bouses par an (oui Kad Merad, c’est sur toi que mon regard noir se pose !). D’une certaine façon, vous aurez obtenu indirectement une réponse à la 3ème question ! Mais avant de passer au dessert, attardons-nous un peu plus sur le menu.

The Magnificent Eight

Les 7 Mercenaires plus un, pour les plus francophiles d’entre vous. Après avoir revisité le mythe des gangsters, l’univers des eighties ou encore la seconde guerre mondiale, Tarantino remet le couvert dans le Far West, au travers d’un huis-clos particulièrement efficace. Tout au long des trois heures que dure ce film, et au travers d’un casting assurément bien choisi, vous partagerez la tranche de vie commune de 8 comparses. Ceux-ci se retrouvent bon gré mal gré au milieu de la Mercerie de Minnie, véritable refuge au propre comme au figuré, situé en plein milieu d’un blizzard mortel. On y fera la rencontre de personnages typiques de la période d’après-guerre de la Sécession, tels le confédéré Sudiste, le mexicain cuisinier, ou encore l’élégant Tim Roth, méconnaissable depuis son apparition dans Lie to Me.

Les 8 Salopards - Tim Roth sous la direction de Quentin Tarantino
Les 8 Salopards – Tim Roth sous la direction de Quentin Tarantino

Résumons : nous avons une cabane au fond des montagnes, une tempête qui maintient tout ce petit monde en vase clos, et des flingues. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Tout, bien entendu, et c’est ça qui est bon !

Verbal Kint avec des éperons

Loin de nous proposer un western spaghetti à la petite semaine, Quentin Tarantino prend le temps d’installer les bases. Et quand je dis qu’il prend le temps, ce n’est pas une expression choisie au hasard. Sur les trois heures que dure le film, deux d’entre-elles servent à placer l’atmosphère. Mais bon Dieu que c’est bon ! Tout est fait pour installer une ambiance avec un A majuscule. Que ce soit la musique d’Ennio Morricone, l’idée lumineuse de filmer en Panavision 70 (avec de la vraie pellicule, en 2015 !) pour donner un grain à l’image, ou encore avec ses cadrages serrés, Quentin réhabilite le genre du western. Du coup, on a l’impression d’assister à un mélange d’ancien et de moderne, sans jamais tomber d’un côté ou de l’autre. Au jeu de l’équilibre des genres et des époques, Quentin Tarantino est décidément très fort, et Les 8 Salopards nous le démontre encore une fois.

Les 8 Salopards, filmé en 70mm pour plus d'authenticité
Les 8 Salopards, filmé en 70mm pour plus d’authenticité

Il n’y a pas que dans les genres que Quentin aime souffler le chaud et le froid, et les 8 Salopards vont jouer avec vos sentiments. Au fur et à mesure que vous en apprendrez plus sur eux, votre avis sur leur passé risque de changer, et en repensant à certains dialogues, on se prend au jeu de penser à certains pans du film d’un autre œil. Ça n’est pas non plus un film à la « Usual Suspects » ou « Shutter Island », mais l’effort reste louable.

Dude, this gonna hurt !

Vous l’aurez compris, j’ai fortement apprécié ma séance de cinéma, et même si je l’ai vu en VF, les doublages étaient excellents. J’ai toutefois arrêté de compter le nombre de fois où Samuel Jackson se fait traiter de nègre, et la violence à la fois froide et brutale me conforte dans la classification PEGI du film. N’y emmenez aucun enfant, ou personne sensible. C’est du Tarantino ET un western, ça charcle, ça saigne, et c’est sale. Mais pour un public averti, c’est du petit lait servi à la cuillère de velours, et même si vous n’avez aucune affinité avec les westerns, vous pouvez y aller sans crainte. Si un jour Pulp Fiction ou Reservoir Dogs vous ont attirés, Les 8 Salopards devrait vous convenir. Seul bémol, il nous reste encore à attendre encore trois ans afin d’avoir droit au neuvième film de Tarantino, et croyez-moi, vous allez trouver le temps long !

Les 8 Salopards
Les 8 Salopards – Un huis clos a couper le souffle

Pour conclure, les 5 actes qui composent ce film me permettent de répondre par la positive à la dernière question que vous auriez pu encore vous poser : oui, je vous recommande chaudement ce film. Il divisera certainement son public, mais c’est la marque des grands films.

Le trailer officiel Les 8 Salopards

Pensez à visiter le site officiel Les 8 Salopards

Avez-vous déjà eu l’occasion d’aller le visionner au cinéma ? Désirez-vous en discuter ? N’hésitez pas à me laisser vos impressions dans les commentaires ;)

A très bientôt sur Sitegeek.

Wil

* En voici la liste, vite fait : Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill, Boulevard de la Mort, Inglorious Basterds, Django Unchained et Les 8 Salopards.

A propos William

Mes parents m'ont fait à partir d'un petit pixel, qui s'est ensuite dédoublé, encore et encore, pour en arriver à créer un mini JPG de geek originel, il y a bien des années. La résolution augmentant avec l'âge, j'ai commencé à m'intéresser à de plus en plus de technologies, gadgets et trucs ne présentant de l'intérêt qu'auprès d'un public restreint. 38 ans plus tard, j'attends toujours de devenir un adulte, et en attendant je prends toujours autant mon pied avec le dernier truc connecté du moment, avant de me demander comment persuader ma femme que son acquisition est réellement essentielle pour une vie épanouie. Inutile de dire que mon WAF factor est régulièrement proche du zéro absolu ;)

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11 commentaires

  1. Un film à voir en VO bien sur et si possible en 70 mm !

    • Malheureusement il n’y avait que la VF quand je suis allé au cinéma, mais je me l’offrirai en DVD ou en blu-ray histoire de pouvoir le revoir en VO ;)
      A moins que je n’achète un projecteur histoire de me remettre dans des conditions de cinéma? :D

  2. Merci pour ce concours

  3. Avec le routeur fritz il y a de quoi avoir la frite

  4. Waow, regarder Tarantino en VF mais t’es maso ! Je suis impatient de le voir celui-là, j’ai adoré Django que je suis retourné voir au cinoche et ça ne m’arrive pas souvent.

  5. Tous les ingrédients d’une téléréalité dans un loft, mais certainement beaucoup moins violent pour nos neurones qu’un secret-loft-story-academy-people :D

  6. t’as spoilé, t’es content ? tu crois que t’as de grosses couilles au cul parce que t’as spoilé ? mais non, ce sont pas les tiennes, t’es juste un enculé c’est tout… :D

  7. résumé du film, c’est un négro qui se fait traiter de négro par des négros et qui crie négro tout haut, en fait, on dirait que c’est la langue des schtroumpfs adaptés aux négros :p

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