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One%

Critique jeu de rôle | One% – Jeu original ou provocation gratuite ?

One% est un jeu de rôle édité par Game Fu. Sorti en mars 2017, ce livre de 267 pages explore le monde impitoyable et mature des bikers… avec une bonne dose de provoc’ gratuite.

One%

“MJ entre dans la pièce, tout de cuir vêtu, un foulard sur la tête, un bouc dessiné à l’indélébile et une cigarette en chocolat dans la bouche…

MJ, d’une voix rauque : Salut, les gars !

PJ 1 est une fille et réagit : … et les filles ?

MJ : La ferme, poupée !

PJ 1, choquée, ne sait quoi répondre.

MJ s’avance vers la table lentement avec une démarche de pingouin (ben oui, le cuir, c’est pas confortable…) et s’assied avec un énorme bruit de couinement et de crissement à cause de ses vêtements.

PJ 2 dévisage, perplexe, MJ et demande : Euh… on joue à quoi, aujourd’hui ?

MJ sort sa cigarette en chocolat et fait semblant de souffler la fumée, postillonnant quelques micro-miettes de chocolat : Aujourd’hui, on est des motards. Des mecs, des vrais ! On chevauche nos bêtes et on vit librement, en marge de la loi, on fait ce qu’on veut et personne peut nous arrêter !”

PJ 1 ose enfin reprendre la parole, d’une voix timide : … même les filles ?

MJ fronce les sourcils et prend sa voix la plus rauque : J’t’ai dit d’la fermer, poupée !

PJ 1 baisse à nouveau le regard et se tait, sous le silence gêné mais complaisant des autres PJ.

PJ 3, curieux : Mais alors euh… y a pas de règles ?

MJ grogne un sourire sarcastique, le regard plein de condescendance : Bien sûr que y a des règles ! Mais c’est nous qui les faisons. Fuck le gouvernement. Fuck la police. Notre motorclub, nos règles, nos lois ! Et personne pour nous empêcher, à part nous. Car on déconne pas avec la loyauté et l’honneur, chez les bikers.

PJ 2, qui commence à aimer le concept, demande avec enthousiasme : OK, cool… alors, on doit créer notre club, c’est ça ?

MJ hoche la tête.

PJ 2 : Bon ben du coup, on fait comment ? On se donne un nom ?

PJ 3, enthousiaste aussi : Ouais ! On pourrait s’appeler… Rolling Power Grinders ! (Héhé, t’as vu, ça donne RPG)

PJ 2 lui tape dans la main, satisfait de ce choix.

PJ 1 essaie d’en placer une : Ou alors…

Interruption de PJ3 : Ouais mais attends, on discute, MJ t’a dit de te taire…

MJ hoche la tête avec approbation vers PJ 3 et PJ 1 se ravise de nouveau et se tasse dans sa chaise, de plus en plus mal à l’aise.

MJ, la voix toujours très rauque : Bon, maintenant, vous devez vous assigner des rôles.

PJ 2 à PJ3 : Super, alors ça te va si j’suis président ? Après tout, c’est moi qui ai trouvé le nom du club ?

PJ 3 hésite, se pince les lèvres et répond : Bon, d’accord ! Mais alors je me charge de la trésorerie.

PJ 1, la voix de plus en plus basse, haussant à peine le menton : Euh… et moi ? Si je joue une fille, je fais quoi ?

MJ la regarde, visiblement surpris, perdant l’air confiant de sa piètre prestation. Il sort son bouquin et se met à feuilleter de manière frénétique.

MJ, d’une voix un peu moins rauque et moins assurée : Euh… alors tu peux jouer la régulière d’un membre du club.

PJ 1, les yeux écarquillés, par sure de comprendre : Comment ça, la “régulière” ?

MJ, gêné et la voix toujours de moins en moins rauque : Eh bien… c’est-à-dire que tu es la nana attitrée d’un membre du club…

Voyant le regard horrifié de PJ1, MJ se remet à feuilleter frénétiquement son bouquin.

MJ, le regard pointé dans le livre : Ah, voilà ! Tu peux aussi être la “First Old Lady” !

PJ 1, perplexe, demande tout de même : … Et ça consiste en quoi ?

MJ, qui lit toujours et prend un air de plus en plus déconfit : Euh… *déglutition* ben… ça veut dire que… euh… t’es la régulière du Président du club.”

PJ 1, le regard noir, prend ses affaires et s’en va.

MJ : …”

On décortique One%

One%Le temps de passer une illustration ultra-kitsch (un motard avec une batte, des roses et un pole dance derrière lui), les dédicaces, la liste des souscripteurs, les partenaires et la table des matières, on est déjà à la page 8. Ensuite, One% contient :

  • Welcome to the club (6 pages), un avant-propos sur le jeu de rôle, ce jeu en particulier et une mise en situation fictive ;
  • Un univers impitoyable (96 pages) réunit toutes les informations nécessaires pour définir le décorum du jeu, à commencer par l’historique des clubs de biker One%, leur philosophie, leur mode de fonctionnement et leur constitution, leur allure, leurs règles, leur charte ou encore leurs motos. Ce chapitre décrit également six clubs (les Big Six) ainsi que d’autres organisations criminelles, avant de conclure par des indications liées à la loi et aux autorités ;
  • Création d’un MotorClub (20 pages) explique comment rejoindre un club existant en créant un chapitre ou commenter fonder son club de A à Z, avec son historique, son organisation, ses règles, son capital et ses relations ;
  • Règles du jeu (80 pages) décrit les règles, en commençant par son lexique propre, suivi d’explications liées la philosophie du jeu ainsi qu’à son fonctionnement jusque dans les moindre détails, avec les tatouages, la gestion des PNJ, les jetons de respect, l’évolution du club, la résolution d’actions, les combats, etc. ;
  • Gears of Anarchy (16 pages) est l’inventaire des armes blanches et armes à feu avec leurs caractéristiques ;
  • Gears of Freedom (12 pages) livre toutes les informations pour personnaliser sa bécane ;
  • MC Outsiders (20 pages) donne l’exemple de trois MotorClubs créés en collaboration avec des souscripteurs du jeu, avec tous les détails nécessaires, à savoir l’historique, les couleurs, les membres constitutifs, etc. ;
  • Scénario : Un Plan Simple (11 pages) propose une mise en bouche dans l’univers de One%, quand suite à un accord a priori anodin, le clubhouse des PJ est attaqué.

Le bouquin se termine par la fiche de moto des joueurs.

Univers : Le sexisme, c’est normal chez les bikers

Quand j’ai vu les premières illustrations de One%, j’ai hésité à le lire. Je me suis dit : “mais non, le jeu peut pas être gratuitement sexiste, c’est surement kitsch et tourné en dérision”. Je lui ai donc laissé le bénéfice du doute et… je suis déçu. One% n’est pas sexiste dans l’absolu, au sens où il ne l’est pas de manière hostile ou méprisante. En revanche, il suinte le sexisme ordinaire, en partie à cause de l’univers abordé ici. Il est vrai que chez les bikers – surtout caricaturaux, comme le veut le livre -, les femmes ont la place d’objet (même quand elles ont de l’influence sur le MotorClub, ou MC). Mais le jeu me déçoit par son manque de nuance. Il se complaît dans ce sexisme assumé et malgré l’exagération de mon intro pseudo-comique, je ne suis pas sûr que One% plaise tant aux joueuses qu’aux joueurs.

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Eh mais on m’a pas dit qu’il y avait un caméo de Nicolas Cage !

Je m’attarderai plus sur ce point dans le design car je souhaite rendre à César ce qui lui appartient. Outre le sexisme (et un peu de racisme ordinaire qui relève de la maladresse, je pense), One% se paie un cadre complet. Il a réussi à attiser ma curiosité et à m’apprendre des choses intéressantes sur le monde des motards, à commencer par le 1% de bikers qui vit en marge de la loi (et c’est là que vous dites : “Aaah, c’est pour ça le titre !”). L’historique synthétisé, les anecdotes, les exemples, le fonctionnement du club, la philosophie… l’auteur maîtrise son sujet et laisse sa passion contaminer le lecteur. Du coup, on a vraiment l’impression d’avoir entre ses mains de quoi jouer/maîtriser dans cet univers. Hélas, les défauts susmentionnés risquent d’en bloquer certain-e-s (moi, le premier).

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Pas de règles, pas de règles chez les MC… c’est vite dit

Design & lisibilité : belle édition sous une couche de plastique

Là encore, avis mitigé. La couverture B (c’est-à-dire avec le biker vu de dos et pas la paire de fesses en gros plan) donne le ton. Un biker, une moto, le gun qui fume et les jambes d’un cadavre. Le style renvoie au roman graphique mais une fois qu’on ouvre le bouquin, les illustrations dégagent une odeur de plastique désagréable. On retrouve des illustrations dans l’esprit des artworks de GTA mais sans le même charme. C’est purement subjectif mais l’impression de fake qui en émane ne me plaît pas et ne me met absolument pas dans l’ambiance de One%. Dommage mais rien de grave.  Le travail d’édition, lui, est réussi. Typographie neutre, texte en colonnes, écriture suffisamment grande pour une lecture rapide (en théorie du moins). Rien à redire… si ce n’est que ma copie avait les pages 193 à 224 entre les pages 160 et 161. Défaut d’impression, ça arrive.

En revanche, comme je l’expliquais plus haut, le design de One% se dote d’une couche sexiste nauséabonde. On me rétorquera que c’est voulu, que c’est provoquant, que… bref, je connais les “contre-arguments”. Mais le diable se cache dans les détails et notez par exemple que les illustrations masculines renvoient toutes à la virilité. Le regard qui tue, la batte ensanglantée, le shotgun, tous les gimmicks mettent en valeur le “mâle” stéréotypé. Les femmes, elles, sont mises en valeur par leur poitrine (voire tout le reste du corps pour une illustration) et, histoire d’être un peu badass quand même, tiennent parfois un mini-gun (comme c’est mignon !) dans la main. Navré mais pour moi, ça passe pas.

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One% : pour lui… pour elle…

Système de jeu : Jette-moi cette fiche de perso

Dans sa logique provocatrice, One% dit merde à l’un des poncifs du jeu de rôle : la fiche de perso. Y en a pas. Le système la remplace par des cartes Tattoo, un deck reprenant plusieurs classes de cartes qui feront office de fiches. Les joueurs y dessinent des tatouages (ou collent des images) qui définiront les traits (ou compétences) des PJ. Par ailleurs, une carte indique le MC, le grade du PJ et le joueur peut y prendre quelques notes sauvages pour se rappeler de l’un ou l’autre élément. Plus le tatouage est complexe, plus le PJ se spécialise dans un domaine. À l’inverse, un tatouage simple indique des connaissances générales et plus polyvalentes. À cela s’ajoutent les jetons de Respect (qui font office de joker), la fiche de la bécane (oui, la bécane a une fiche, elle !) et la piste d’initiative.

Celle-ci repose sur un système en soi. Elle est évolutive et permet vraiment à l’initiative d’avoir un impact stratégique. Une fois ces éléments réunis, le système fonctionne comme suit : vous lancez 3D6 et devez obtenir 10 ou moins pour réussir (voire 5 pour une réussite spéciale où le joueur reprend la narration de l’action). Si vous avez plus de 10, vous pouvez faire intervenir les traits de vos cartes Tattoo pour réduire votre résultat de 5. Une fois qu’on a compris ça, les règles ne sont pas très compliquées et valorisent le roleplay (il est essentiel que le joueurs le comprennent avant de se lancer dedans). Par contre, quand on lit les règles (80 pages, quand même !), c’est fastidieux et il faut plusieurs lectures pour bien assimiler.

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Vous avez des cartes et des jetons ? Vous pouvez jouer… après avoir lu les 80 pages

Conclusion : C’est pas ma drogue…

Je n’aborderai pas le scénario car à l’image de ce qui se fait dans le milieu, il s’avère sommaire et propose une bonne mise en bouche dans l’univers de One%. Il a même droit à son concours de Miss Bumbum (les plus jolies fesses… … …). Ce qui me permet d’enchaîner sur mon ressenti global face à ce jeu qui confirme mes craintes, malgré un système qui a le mérite d’être très original. Clairement, One% est un jeu qui vise un public précis qui ne cherche qu’à l’adopter. Son sexisme pseudo-provocateur et ses autres gimmicks un peu faciles ne sont pas à mon goût mais si le système vous parle, rien ne vous empêche de vous l’approprier pour jouer dans un cadre qui pourrait effacer ces défauts. Encore faut-il oser sortir des sentiers battus que piétine allègrement ce jeu. Moi, c’est pas ma drogue…

À bientôt sur Sitegeek,

Musa

Verdict

Univers
Design et lisibilité
Système

One% a le mérite de proposer un univers original... Dommage qu'il soit si caricatural et qu'on mette du temps (et de la persévérance) avant d'assimiler le système. Si on adhère au jeu et son esprit, on devrait y passer un bon moment. Sinon...

A propos Musa

J'aime tout mais je suis difficile. Voilà qui me résume bien. Littérature, cinéma, jeux vidéo, séries, animés, comics, mangas, jeu de rôle papier, etc. Ce qui compte pour moi, c'est de distinguer ce que j'aime de ce qui est bon ou mauvais. Car non Einstein, tout n'est pas relatif !

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11 commentaires

  1. Bonjour,

    Le lecture de cette critique – comme tant d’autres sur le Oueb 2.2.3.4… – m’a été pénible. Non que la rédaction en soi déficiente, néanmoins, sous couvert de lutter contre “les stéréotypes ” (mot qu’il faudra pas réemployer à la place qui est la sienne et non comme un Deus Ex Machina) sexistes (pléonasme ?) donne elle-même dans les clichés les plus galvaudés.

    Rien que la préface avec le MJ bourrin en mode “je me moque de la joueuse” de façon grasse donne le ton. Il n’y a aucune mise en contexte – hors les fantasmes malsains du rédacteur – dans cette scène. L’auteur présuppose littéralement que TOUS les joueurs (et joueuses) du jeu sont des mous du pulpe, version atrophié du primate, à peine moins violents que les Bikers du jeu en question…

    Alors certes l’univers du jeu est masculin mais comme le dit un peu plus tard le critique, l’auteur connaît son sujet, donc soit… C’est inclus dans son optique général. Je suppose qu’ici les créateurs de One% font ce que choisissent de faire tous auteurs un temps soit peu mature : considérer l’intelligence de son lectorat pour faire la scission entre ce qui relève de l’imaginaire et de la réalité (forcément plus complexe et nuancée). Signalons au passage qu’une faible et pitoyable fâme en détresse se cache parmi la rédaction de One%, seras-tu la reconnaître… Bref…

    Alors oui, c’est un jeu qui nécessite un bon second degré, de faire appel le temps d’une partie à des instincts primaires en interprétant des personnages ultra-violents en balançant des vannes racistes & sexistes dans la plus grandes décontractions. Cela nécessite peut-être une bonne dose d’humour noir, mais aussi de dérision, bref, ces choses que l’air du temps actuel ne comprend plus vraiment…

    Mais ici le critique prend tout, absolument TOUT au premier degré “Le diable se cache dans les détails” pour un peu et il emprunterait l’habit sacerdotale de Torquemada en personne… Non ! Le jeu propose un contexte particulier, libre à vous de tenter l’expérience, ou non. Pour mémoire, ce n’est d’ailleurs pas le seul jeu à proposer de n’incarner que des infâmes mâles : Miles Christi (qui propose d’incarner des templiers) ou Pavillon Noir (incarner des pirates) en font autant (avec quelques exceptions, mais c’est quand-même de fameuse torsion à la crédibilité historiques, pour le coup). One% décrit un contexte particulier, marginal (spoiler : tout est dans le titre !)…

    Quand à vous mesdames, à l’inverse de la joueuse de cette préface, je vous invite le temps d’une partie à échanger vos ovaires contre une paire de testicules et de la jouer de façon grasse, caricatural et oui ! violente… Vous verrez, une bonne catharsis, cela fait du bien de temps à autre.

    Le seul point d’accord que j’aurais avec le critique sera sur les illustrations qui montrent une absence cruciale d’originalité, d’une patte graphique forte.

    • J’invite une nouvelle fois à lire la critique dans son ensemble. Elle me semble plus nuancée que ce que certains en comprennent, ayant manifestement du mal à digérer le fait qu’on critique leur jeu (ou pas, j’en sais rien et après tout ce que j’ai écrit ici même sur le sujet, à vrai dire, je m’en fiche un peu). L’univers du jeu n’a jamais été mis en cause et je suis convaincu que les personnes capables de prendre du recul pourront aller outre le qualificatif de “sexiste” et comprendre le propos développé ici. Et je réitère un conseil donné à maintes reprises : quand il m’est pénible de lire un truc, non seulement je m’abstiens mais en plus j’évite de commenter.

      En espérant que vous trouverez votre bonheur, je vous souhaite une excellente journée :-) et bon jeu !

      • La critique je l’ai lu, mais pour le coup, je commente surtout non pas à cause de votre opinion, mais à cause de la manière que vous avez de poser celle-ci. Relisez donc votre prologue qui, en matière d’apéritif “sexiste”, fait au moins aussi fort que le jeu que vous critiquez, et avec un premier degré assez appuyé. En gros : vous prenez les gens pour des idiots ! En général, oui, je m’abstient, effectivement… Mais parfois certaines âneries lus ici et là vont déborder le phase et l’on se dit que l’on peut apporter une petit codicille pour tempérer la logorrhée absconse de ses contemporains.

        Dont acte.

        • Eh bien comme vous semblez avoir du mal à vous maîtriser, je m’en voudrais de vous faire perdre plus de temps. Profitez de la vie, amusez-vous et, comme dirait l’autre, paix et prospérité. Bonne journée ;-)

  2. Le mec qui joue l’anti sexiste qui fait une critique sur le sexisme d’un jeu sexiste ça sert à quoi (surtout quand sa critique emmène rien de plus que les autres) ? A rien ! Bravo continu ! Entièrement d’accord avec brot, ça fait peine de voir ça…

    • Bon, j’ai d’abord hésité à simplement ignorer ce commentaire car je ne réagis normalement pas à l’invective, surtout quand elle n’apporte rien (sic).

      Néanmoins, je ne peux pas appeler à la bienveillance si je ne tâche pas moi-même de l’être avant tout. Je vais donc répondre au contenu du commentaire, faisant fi de son ton désobligeant.

      1) Une critique est un avis construit sur la base d’arguments. Une critique n’a donc pas vocation à se distinguer des autres critiques existantes, sans quoi cela signifierait que nous autres critiques passerions notre temps à lire celles des autres (ce que je ne fais pas, je préfère me forger mon avis). Donc le fait que ma critique apporte ou non quelque chose de plus que les autres est irrelevant. Je tiens néanmoins à souligner que l’article date d’octobre 2017, époque à laquelle il n’y avait pas encore énormément de critiques sur One%.

      2) Je ne fais pas une critique sur le sexisme de One%, je critique le jeu dans son ensemble. Aussi merci de lire toute la critique plutôt que de se focaliser sur un seul et unique point. Sans quoi la réfutation perd de sa pertinence. J’écris également que le jeu n’est pas mauvais dans l’absolu, je me positionne néanmoins quant à son contenu et j’explique pourquoi avec des arguments que j’invite à réfuter. Mais avec d’autres arguments, sinon ce n’est plus un débat, c’est du troll.

      3) Le jeu ne se qualifie pas de sexiste. Par conséquent, prétendre que critiquer le sexisme d’un jeu sexiste relève d’un postulat infondé. Quand bien même, ce n’est pas l’univers sexiste que je critique dans mon article, c’est le traitement en subtexte. Je donne pour exemple les illustrations, ou encore le gang de motards féminin présenté dans le jeu mais qui repose sur des gimmicks sexistes. Il y a donc une nuance dans mon propos que j’invite à bien cerner.

      4) Je suis tout ouïe quant à d’éventuels contre-arguments et j’y répondrai avec plaisir, quitte à ne pas être d’accord. Je constate toutefois que je n’ai pour ma part été méprisant vis-à-vis de personne dans mon article et invite les commentateurs à faire preuve de la même courtoisie.

      Enfin, je me permets un dernier conseil : quand une chose me fait peine à voir, je décide simplement de ne pas regarder. Quand un article me paraît ridicule ou inutile, je ne prends même pas la peine de le commenter. Je n’ai malheureusement pas le temps pour de choses si futiles, aussi invité-je nos lecteurs et lectrices à mieux gérer leur temps. Car rétorquer à un article juste pour rétorquer… eh bien, objectivement, ça ne sert à rien non plus. Enfin si, ça améliore le référencement de l’article (merci) mais je ne suis pas sûr que ce soit l’objectif recherché.

      Quoi qu’il en soit, comme je l’ai déjà indiqué, mon but est de défendre des idées et des opinions, ou de les attaquer. Je ne vise jamais les personnes donc je vous souhaite une excellente journée ^^

  3. ” s’en prendrait violemment à moi pour avoir osé parler du sexisme dans One%, je me suis trompé ! Et je vous en remercie :-) ”
    Dans le monde petit-bourgeois du jdr, globalement féministe antiraciste etc.. OSER n’est pas le bon terme. C’est juste faire ses devoirs que de “dénoncer” le sexisme. Faux-rebelle 2.0 va !

  4. Musa, je t envoie des 💞 cœurs 💞, très bon article, j adore ! Pour ce que ça vaut, tu as la bénédiction de suck my dice sur toi ! (enfin je dis ça, ça se trouve tu connais pas)

    • Salut et un grand merci pour le commentaire ! (Si, si, je connais grâce à un certain Felondra et j’ai lu ton article sur One%, je te retourne donc le compliment)

      Nous avons eu tout un débat sur le forum où j’ai partagé cet article et malheureusement, les grandes absentes étaient les joueuses donc n’hésite pas à faire tourner l’article. Je suis curieux de savoir ce que les femmes qui ont pu lire le bouquin en pensent… :-)

      Au plaisir !

  5. Merci pour l’article,

    Sur le sexisme, racisme et autre, personnellement ça ne me dérange pas. J’aime bien l’ironie, le cynisme, l’humour noir, enfin bref le pas correct ^^

    Par contre oui les illustrations… Ca pique.
    Beaucoup de projets de JDR sont quand même illustrés avec les pieds, c’est incroyable. Ce sont des livres d’image par nature, soignez-les ou mettez-en moins !

    Pour en revenir au premier point. Le style GTA aurait effectivement permis d’aborder sans problème tous ces sujets qui fâchent certains et certaines, justement par l’ironie et le cynisme qui se seraient dégagés des illustrations.

    • Zut, j’avais parié que le premier commentaire s’en prendrait violemment à moi pour avoir osé parler du sexisme dans One%, je me suis trompé ! Et je vous en remercie :-)

      Plus sérieusement, comme je le dis dans ma critique, ce n’est pas tant le sexisme contextuel qui me dérange (et je laisserai le soin aux joueuses de juger si c’est vraiment sexiste ou pas, à partir du moment où ce sont elles qui sont concernées et pas les joueurs). Ce qui m’agace, c’est le fait que le jeu laisse peu d’espace aux joueuses (ou joueurs) qui voudraient incarner des femmes dans cet univers. Le seul sous–sous-chapitre du bouquin dédié aux femmes sert à parler des régulières du club (en gros, la fille que tout le monde se tape) ou la Old Lady, c’est-à-dire la maîtresse du Président (et je reste poli). Après tout, le jeu se permet des libertés avec la réalité donc il aurait très bien pu présenter un MC féminin, non ?

      Et pour enfoncer le clou, il y a tout l’aspect visuel. L’image que je partage n’est pas anodine. Le mec est mis en valeur d’une façon, la fille d’une autre. Et la différence entre ce qu’on met en valeur est interpellant, je trouve.

      En fait, la qualité des illustrations, c’est bien le point où je serai le moins sévère, d’une part car c’est une question de goût aussi mais en plus car je sais que c’est difficile d’avoir de belles illustrations à un prix raisonnable dans un bouquin. Mais ici, c’est surtout l’aspect “fait à la tablette et numérisé” dont je ne suis pas fan. Je n’y trouve aucun charme. Je suis en train de lire un autre bouquin par exemple, Pigsmoke, où je trouve les illustrations juste superbes. J’espère publier ma critique dans les semaines à venir.

      Enfin, encore merci pour le commentaire et pour l’échange :-)

      Excellente soirée !

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