Sorti par surprise lors du State of Play du 12 février dernier, God of War Sons of Sparta est un spin-off développé par Mega Cat Studios en partenariat avec Santa Monica Studio. Ce Metroidvania en pixel art nous plonge dans la jeunesse de Kratos et son frère Deimos, bien avant les événements de la saga. Un joli cadeau pour célébrer les 20 ans de la franchise, mais le résultat est-il à la hauteur ?
God of War Sons of Sparta, un retour aux sources en demi-teinte
Sur le papier, God of War Sons of Sparta a tout pour plaire aux fans de la première heure. On y incarne un jeune Kratos durant son entraînement à l’Agoge spartiate, et l’histoire, écrite par les scénaristes de God of War Ragnarök, propose une aventure canonique centrée sur la fraternité et l’honneur. Les amateurs de la franchise apprécieront d’ailleurs le retour de TC Carson dans le rôle de Kratos adulte, qui officie ici en tant que narrateur. C’est la première fois qu’on l’entend depuis Ascension en 2013 et ça fait plaisir. Côté artistique, les décors en pixel art sont tout simplement magnifiques. Les environnements de Laconie regorgent de détails et on sent le savoir-faire de Mega Cat Studios dans ce domaine. Malheureusement, tout n’est pas rose chez les spartiates. Certaines animations laissent clairement à désirer, je pense notamment à celle de la tête de statue qui fait vraiment tache au milieu de si beaux décors. Et que dire des traductions françaises ? Entre les mots anglais qui traînent dans les menus et certains textes mal traduits en jeu, on se retrouve face à un travail bâclé qui casse un peu l’immersion. En bref, je trouve que le jeu aurait mérité quelques semaines de polish supplémentaires, même si je me doute que l’idée était de l’annoncer et de le sortir dans la foulée le jour du State of Play.
Avis God of War Sons of Sparta
Au final, God of War Sons of Sparta n’est pas un mauvais jeu, loin de là. C’est une parenthèse sympathique pour les fans de la saga qui souhaitent explorer les origines de Kratos dans un format différent. Le mode coop local à deux joueurs est d’ailleurs une bonne idée pour partager l’aventure des deux frères spartiates, et ça a le mérite d’être assez rare chez les Metroidvanias. Cependant, à 30 euros pour une dizaine d’heures de jeu et un titre qui sent le manque de finitions, je reste mitigé. On aurait aimé un peu plus de rigueur sur la traduction et les animations pour que l’ensemble soit vraiment irréprochable. En l’état, c’est une curiosité appréciable mais pas indispensable.





