Assez enthousiaste à l’idée de voir débarquer un nouveau titre dans la lignée de Vampire Survivors, surtout quand la direction artistique penche du côté du Metal, j’avais hâte de poser mes mains sur Devil Jam. Et pour ne rien gâcher à mon plaisir, c’est une équipe belge, basée à Geel, qui est aux commandes. Forcément, ça donne envie de soutenir le projet !
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Caractéristiques du Devil Jam
| Développeur | Rogueside |
| Éditeur | Rogueside |
| Plateforme | PC (Steam) |
| Genre | Action, Roguelike, Bullet Heaven |
| Date de sortie | 11 mars 2024 |
| Prix | 7,99€ (hors promotions) |
Design et conception
Visuellement, Devil Jam envoie du lourd. On sent que l’équipe de Rogueside a voulu marquer le coup avec une esthétique très marquée “Metal”. Les environnements sont sombres, les ennemis sont démoniaques à souhait et les effets de lumière lors des combats apportent un vrai cachet. On est sur de la 2D très propre, bien détaillée, qui flatte la rétine dès les premières secondes. La prise en main sur Steam Deck ou avec une manette est immédiate, même si le ressenti des boutons est crucial ici.
Côté sonore, on ne pouvait pas passer à côté : la musique est excellente. C’est péchu, ça colle parfaitement à l’ambiance et ça motive à massacrer des vagues de monstres. On sent une réelle expertise dans la création de cet univers cohérent, entre l’enfer et les riffs de guitare.
Cependant, j’ai noté que la lisibilité des items dans l’inventaire est parfois un peu confuse ; on a parfois du mal à identifier rapidement ce que l’on ramasse au milieu du chaos visuel.
Test du Devil Jam : Performances et usage
Dès les premières minutes de jeu, j’ai été frappé par la ressemblance frappante avec Vampire Survivors. C’est simple, entre le lore et la gestion inter-niveaux, on lorgne aussi du côté de Hades. On est à la limite du plagiat, ce qui m’a laissé un petit goût amer au début. “Pourquoi je jouerais à ça plutôt qu’à l’original ?” me suis-je demandé. Pourtant, en creusant un peu mon gameplay sur PC, j’ai découvert des subtilités qui changent la donne.
Contrairement au titre de Poncle où l’on se contente de diriger son personnage, Devil Jam se joue avec les deux sticks. On vise, on tire, et l’ajout d’un dash sur la gâchette R2 rend l’ensemble bien plus dynamique. J’ai remarqué qu’il fallait ici bien plus de “skill” manette en main. Dans Vampire Survivors, la victoire dépend souvent du bon combo d’items. Ici, j’ai dû adopter des postures défensives, car rester immobile ou foncer dans le tas de manière désordonnée est rarement payant.
L’idée la plus originale réside dans la gestion de l’inventaire. On peut appliquer des buffs sur ses armes en fonction de patterns spécifiques. La manière dont vous disposez vos objets les uns par rapport aux autres a une importance capitale sur votre puissance de feu.
C’est un aspect stratégique qui demande un temps d’adaptation, mais qui apporte une vraie profondeur tactique lors des sessions de jeu intenses.
Avis Devil Jam
Devil Jam est un titre solide, très beau et porté par une bande-son qui déchire, mais il peine encore à se forger une identité propre. Si vous n’avez jamais touché à un “Bullet Heaven”, c’est une excellente porte d’entrée, plus nerveuse que ses concurrents grâce à son système de visée active. Pour les vétérans, le sentiment de redite est hélas bien présent, même si le talent de l’équipe belge est indéniable.
Vendu moins de 8 euros, le risque est minime et le plaisir est immédiat pour qui aime le Metal et les défis demandant un peu de réflexes. On aurait aimé un peu plus de folie pour qu’il devienne vraiment indispensable, à l’image d’un Megabonk qui a su réinventer la formule en 3D. C’est propre, c’est efficace, mais c’est encore un peu trop sage dans sa structure.
Et vous, vous êtes plutôt team “auto-fire” ou vous préférez viser vos ennemis vous-même ?












