Popularisé avec l’arrivé d’internet à haut débit dans les années 2000 et l’apparition des plateformes peer 2 peer, le partage de contenu pirate fait toujours rage en 2019. Faisons un peu le point ensemble sur les risques encourus.

Des risques oubliés

Télécharger de la musique ou des programmes c’est facile et confortable : vous pouvez disposer de tout sans jamais rien payer. Et puis si des millions de personnes le font chaque jour, vous vous dites qu’il n’y a à priori aucun risque ?

En fait, non. C’est faux. Vous risquez des conséquences et ces dernières dépendent du pays dans lequel vous vous trouvez. Les amendes peuvent être immédiates et douloureuses et pour les pays plus laxistes : vous pourriez payer les frais ultérieurement puisque toutes vos actions sont enregistrées.

Les conséquences sur l’industrie du loisir

Avant d’aborder plus en détails les conséquences possibles, je voulais faire une piqure de rappel quant aux dégâts causés par le piratage : cela nuit directement au créateur puisqu’il ne récolte rien pour le fruit de son travail. C’est considéré comme du vol et si cela n’altère pas vraiment les résultats des grosses maisons de productions, pour les petits créateurs c’est un réel problème.

Encore que, cet état de fait divise l’opinion : certains prétendent que ceux qui piratent n’achèteraient jamais le produit et que donc le créateur n’est pas vraiment pénalisé. Voir pire, que la distribution pirate permet de stimuler les ventes…

Je suis partagé sur cette épineuse question mais s’il y a bien une chose dont on est certain : les produits apparus tôt en pirate sur Internet font diminuer drastiquement les ventes.

Conséquences juridiques possibles

Depuis quelques années, la RIAA (Association américaine de l’industrie du disque) et la MPAA (Association américaine du film) engagent des poursuites individuelles contre des parties qui téléchargent et partagent de la musique ou des films.

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Dans un cas documenté de Capitol Records, un ado a été arrêté après avoir téléchargé 24 chansons sur Kazaa : un programme utilisé il y a quelques années pour partager des fichiers. Condamné en première instance à une amende de 1,92 million de dollars, Jammie Thomas-Rasset vient de voir ce montant ramené à 54 000 dollars en appel.

Risque du téléchargement en France :

Le téléchargement d’une œuvre protégée par le droit d’auteur expose à des risques de sanction pénale. En théorie, ce fait est susceptible de constituer un délit de contrefaçon dont la peine peut atteindre 3 ans d’emprisonnement et jusqu’à 300 000 € d’amende.

Dans les faits, ce n’est pas appliqué d’autant que de depuis la loi Hadopi, la démarche est automatisée : il est prévu d’envoyer une lettre de notification, 2 autres pour récidives avant de finalement procéder à un procès et une amende. Vous conviendrez qu’il faut être fameusement borné pour arriver à la dernière étape.

Téléchargement en Belgique :

En Belgique il n’existe aucune loi sur le téléchargement illégal et un flou artistique demeure sur l’application de la loi sur la copie privée. Si l’on lit entre les lignes et que l’on interprète un peu : il n’est pas interdit d’avoir une copie à usage privé mais par contre la partager sur Internet reste totalement illégal.

Le Tribunal correctionnel de Bruxelles a par exemple condamné une personne, qui avait mis à la disposition des Internautes un nombre important de fichiers musicaux au format MP3 à partir d’un serveur FTP, à plus de 100.000 euros de dommages et intérêts.

Les statistiques de la loi Hadopi

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Comment ne pas se faire avoir ?

Il existe un moyen de masquer vos traces lorsque vous êtes en ligne : le VPN. Encapsulé dans un tunnel VPN, votre Traffic Internet est dissimulé à votre fournisseur : il peut savoir quand et combien vous téléchargez, mais ne pourra rien affirmer concernant le contenu.

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Que ce soit clair : le but ici n’est certainement pas de promouvoir le téléchargement illégal. L’offre légale est variée en 2019 et devrait satisfaire une bonne partie de vos besoins. Mais puisqu’on le fait tous de temps à autre pour accéder à des séries indisponibles chez nous : je vous recommande de faire preuve de prudence et d’utiliser un VPN pour couvrir vos traces.

L’une des principales fonctionnalités d’un VPN est de vous fournir l’anonymat lorsque vous surfez. En gros vous vous connectez au service de VPN et ce dernier établira un canal encrypté entre vous et votre destinataire.

VPN pour sécuriser sa connexion

VPN pour sécuriser sa connexion

 

Cela signifie que personne ne peut suivre votre activité, que vous soyez impliqué dans des activités parfaitement légitimes ou peut-être moins légitimes en dehors du prestataire VPN. Dès lors, faites attention à utiliser un service VPN de confiance et à consulter les critiques… Si ce dernier collabore avec les autorités, vous venez peut-être de vous jeter dans la gueule du loup plutôt que de vous en prémunir …

Et vous, vous téléchargez encore beaucoup à l’heure de Netflix, Amazon Prime et compagnie ?

À très bientôt sur Sitegeek.

Gwen