L’ère du nouveau monde entièrement établie sur les hautes technologies et le tout digital est stupéfiante. Tout va vite, tout s’enchaîne, tout défile, si bien que l’on n’a aucunement le temps de s’ennuyer. Même durant une période de confinement comme on a pu en vivre ces derniers mois. Sauf que chez certaines personnes, il peut se créer un réel danger nommé le Doomscrolling… Véritable phénomène addictif sur smartphones, qui touche beaucoup plus de monde que l’on ne le suppose, le Doomscrolling présente en effet, de bien néfastes dispositions à s’enfermer dans le côté sombre de la force.

Comment peut-on en arriver là ?

Vous consultez votre smartphone jusqu'à l'épuisement?

Vous consultez votre smartphone jusqu’à l’épuisement?

L’addiction à l’information sur son smartphone

Véritables objets du moment, le smartphone est devenu un appareil auquel quasiment la totalité des personnes vivantes sur cette planète a succombé. Au point que beaucoup d’entre elles ne peuvent plus s’en séparer, ne serait-ce qu’une petite heure. Nous assistons donc ces dernières années à une nouvelle addiction comportementale impliquant ce miniordinateur portable, muni d’un écran et de touches tactiles, qui ne sert presque plus à ce pourquoi il a été conçu à la base : téléphoner ! Car pour la plupart des personnes, leurs smartphones leur servent davantage à visionner des films, écouter de la musique et faire défiler toute une série d’annonces ou d’événements, plus ou moins importants, privés ou publics, postés sur les réseaux sociaux. Tout ceci pourrait être formidable dans le meilleur des mondes, mais il y a malheureusement un hic : la majorité des individus possédant un smartphone en sont devenus accrocs et l’utilisent donc en permanence. Au point de se mettre en danger physique, mais aussi cérébral, car beaucoup d’entre eux, jeunes ou moins jeunes, en perdent le sens des réalités.

Les nouvelles peuvent rendre accro sur téléphone portable

Les nouvelles peuvent rendre accro sur téléphone portable

Qu’est-ce que le Doom Scrolling ?

Bien sûr, on entend ça ou là le discours qui consiste à dire qu’il n’y a rien de nouveau, que des décennies auparavant, tous les regards étaient plongés dans les journaux papier. Oui, c’est exact, mais à l’inverse du smartphone, toute personne normalement constituée de cette époque passait à autre chose lorsqu’elle avait fini sa lecture quotidienne ! Et c’est bien là toute la différence avec l’époque actuelle… Le problème est qu’il n’y a plus aucune limite, ni dans le temps que l’on consacre à visionner l’écran de votre smartphone, ni dans le contenu qui est publié sur les différentes applis et autres réseaux sociaux. Bien sûr, il y a de très bonnes choses sur le net, et il est possible de se cultiver en surfant sur la toile du réseau. Mais il y a en même temps d’affreuses dérives, fakes news et autres diffamations en tous genres, qui restent incontrôlables de la part des autorités et hébergeurs informatiques. D’où la disposition de certaines personnes plus fragiles et addicts que d’autres à sombrer dans un état dit de Doomscrolling. La traduction de ce mot veut dire « faire défiler son écran jusqu’à la fin des temps », mais il désigne en fait le temps bien trop excessif qu’une personne peut passer à absorber des nouvelles et ragots à tendance extrêmement négatifs et anxiogènes.

Pourquoi le Doomscrolling est-il si néfaste ?

Le plus triste et déplorable dans le Doomscrolling est qu’il nuit réellement à la santé physique et morale de la personne qui y est sujette. Bien sûr, s’informer et rester curieux de tout est à la base quelque chose de gratifiant intellectuellement et socialement parlant, mais quand l’on peut se laisser submerger par du contenu mensonger, sombre, racoleur et forcément négatif, les conséquences peuvent alors être dramatiques. Pourquoi ? Tout simplement, car ces mauvaises nouvelles peuvent avoir un impact physiologique et de sacrées répercussions sur notre quotidien. Ainsi, en mode Doomscrolling, notre cerveau se met en alerte : nous passons en mode anxiété et notre rythme cardiaque et pression sanguine accélèrent, tandis que nous nous mettons à avoir plus de mal à respirer convenablement et que nos muscles ont tendance à se crisper, même si nous ne nous en rendons pas compte. À ce stade, la science parle d’hypertension et de stress, voire de dépression chronique. Mais aussi de maladies cardiaques et montées soudaines de cholestérol et taux de diabète.

En ce moment les nouvelles sont tellement sombres que s'y connecter en permanence rend malheureux.

En ce moment les nouvelles sont tellement sombres que s’y connecter en permanence rend malheureux.

Comment le détecter et éviter d’y succomber ?

Toute personne qui préférerait ouvrir son smartphone plutôt que de se consacrer à une activité qu’elle apprécie faire est concernée par le Doomscrolling. Toutes celles et ceux qui vont s’endormir en vérifiant une dernière fois les titres des news et les posts des réseaux sociaux sont dépendants, et donc susceptibles d’être confrontés au Doomscrolling. Pour remédier à ce fléau, rien de tel que de calculer le temps passé sur son smartphone en 24 heures, supprimer des applis ou contacts néfastes, et discuter davantage avec son entourage. Tout en éteignant son smartphone.

Et vous, vous en êtes ou avec votre smartphone?

Dites-nous tout dans les commentaires.

Gwen