Annoncé lors de la Gamescom 2019, Disintegration avait réussi à attirer mon attention. Et pour cause, ce FPS oscillant entre shooter et tactical avait tout pour me plaire. Voyons donc ensemble si ce jeu développé par V1 Interactive, les anciens de Halo et de SOCOM, est à la hauteur de mes espérances.

Plantons le décor de Disintegration

Dans un futur proche, transférer sa conscience dans un corps cybernétique pour échapper aux affres du temps est devenu monnaie courante. Étant un grand fan de science-fiction, ce scénario m’a tout de suite fait penser au roman de Richard Morgan, Carbone Modifié (aka Altered Carbon sur Netflix). C’est donc à cœur perdu que je me suis lancé dans cette aventure qui met en scène un groupe de rebelles affrontant une organisation désirant annihiler les derniers humains faits de chair et de sang. Certes c’est un peu classique mais pourquoi pas.

Dans Disintegration, on incarne donc Romer Shoal, un pilote de Gravicycle. Concrètement, un Gravicycle, c’est une moto capable de voler que l’on pilotera tout le long du jeu. Et c’est là que réside toute l’essence de ce titre. En effet lorsqu’on se déplace au sol, on peut tirer sur tout ce qui bouge comme dans un FPS classique. Alors qu’en prenant de la hauteur, il est possible d’assigner des ordres à son escouade. Disintegration ayant été réalisé par les anciens de Halo, mais surtout de SOCOM, c’est cet aspect tactique qui est le plus intéressant.

Une IA vraiment pas dégueu

D’autant plus que contrairement à beaucoup de AAA actuels, l’intelligence artificielle du jeu est vraiment pas mal du tout. Il est tout à fait possible, par exemple, de délaisser son escouade pour se concentrer uniquement sur le shoot sans que cette dernière se fasse allumer en moins de deux. Et si malgré tout les choses s’enveniment, il suffit de prendre de l’altitude pour déplacer ses hommes, leur assigner une cible prioritaire, ou simplement leur mettre un petit coup de heal. Et pas de panique, si l’un d’eux meurent, il est possible d’aller le ressusciter.

Romer Shoal soignant un de ses équipiers dans Disintegration

Prendre de l’altitude permet d’évaluer la situation et de soigner ses équipiers si besoin

Sur papier, tout ça semble vraiment pas mal du tout. Mais qu’en est-il en réalité ? Et bien malheureusement, Disintegration peine très rapidement à se renouveler. Après quelques missions, le tout m’a très vite semblé répétitif. On affronte quelques vagues d’ennemis, on scanne la zone, on trouve un item, on se ballade un peu et on recommence. D’autant plus que même en progressant dans des environnements extérieurs, le jeu est vraiment très linéaire et ne confère pas vraiment une sensation de liberté. Ce qui est assez regrettable puisqu’on pilote une moto volante tout le long du jeu. Dans l’ensemble, je suis donc un peu déçu.

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Son côté stratégique est le point fort de Disintegration

Lors des missions, il est possible d’avoir jusqu’à quatre personnes dans son escouade. Malheureusement on ne peut rien choisir, tout se passe de façon automatique. Et sachez qu’il en va de même avec l’équipement. On est donc loin d’un RPG dans lequel on peut personnaliser son personnage et son équipe à loisir. Par exemple dans certaines missions, on aura le canon de soin comme arme secondaire. Tandis que dans d’autres, le jeu nous obligera à utiliser des sortes de grenades enflammées. Affectionnant particulièrement les jeux de rôles, c’est selon moi un autre défaut de Disintegration.

Romer Shoal avançant avec son escouade dans Disintegration

Par défaut, l’escouade avance simplement avec le Gravicycle

Mais ne crachons pas dans la soupe, les mécaniques de base du jeu restent malgré tout assez fun. Par défaut, l’escouade suivra bêtement le Gravicycle mais c’est lors des combats que le tout se révèlera intéressant. Une fois le combat engagé, il sera judicieux d’envoyer ses troupes à couvert le temps d’analyser un peu le terrain, pour ensuite désigner une cible à éliminer prioritairement afin de prendre l’avantage. Le tout sera ensuite de couvrir judicieusement ses troupes et de les soigner au bon moment. Pour ce faire, les points de vie de chacun de ses coéquipiers sont affichés en permanence à l’écran. Pratique !

Mon avis en bref sur Disintegration

Si vous êtes un fan pur et dur de Halo, il y a de grandes chances que vous tombiez sous le charme de Disintegration. En effet, on retrouve pas mal de similitudes visuelles entre ces deux titres et leurs univers pas si éloignés. En ce qui me concerne, j’ai quand même été un peu déçu par le manque de diversité du jeu. Le tout devient rapidement assez répétitif et il m’a été impossible de le rusher comme je le fais habituellement. En revanche, faire une ou deux missions de temps en temps s’avère assez agréable. D’autant plus que le jeu est très beau et que ses décors sont assez variés. Tout n’est donc pas à jeter.

Une phase de combat dans Disintegration

Pas de doute, le jeu est très beau, surtout quand ça pète dans tous les sens

Notons qu’il est aussi possible de dépenser certains points d’expérience pour améliorer ses compétences, ainsi que celles de ses coéquipiers. Malheureusement, il n’est pas vraiment possible de choisir diverses orientation comme le corps à corps ou le combat à distance en fonction de certaines situations. Dommage pour un jeu tactique. Certes l’armement change au cours de l’aventure, mais le tout est décidé de façon arbitraire par le jeu sans vraiment de logique. Heureusement, il sera toujours possible de s’orienter vers le mode multijoueur si l’on veut un peu plus de flexibilité. Le jeu n’étant pas encore sorti à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai malheureusement pas eu accès à beaucoup de parties en ligne pour détailler ce mode de jeu.

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Disintegration sera disponible à partir du 16 juin sur PC, PS4 et Xbox One. Pour plus d’infos sur le jeu, rendez-vous sur sa page officielle. Et pour plus de tests de jeux vidéo, à bientôt sur Sitegeek.

Johnny.