Google abandonne son projet Loon, ses ballons qui devaient apporter Internet partout dans le monde.

Via sa société mère Alphabet, Google a confirmé qu’elle mettait un terme aux expérimentations dans le cadre du projet Loon. Cette entreprise visait à fournir une connectivité Internet sans fil aux régions les plus reculées de la planète, grâce à des relais accrochés à des ballons qui flottaient à haute altitude. Lancé en 2012, le projet Loon faisait auparavant partie de la division de recherche Google X. En 2018, elle était devenue une société à part entière sous Alphabet, aux côtés de Wing, le projet de drone du géant de la technologie.

Google Loon arrêt projet

Google : arrêt du projet Loon

Un arrêt pour des raisons économiques

Le PDG de Loon, Alastair Westgarth a regretté cet état de fait, mais a déclaré que la décision de mettre un terme à l’entreprise venait du manque de partenaires et de l’incapacité de construire un business model fiable et durable autour de ce projet. En 2019, l’entreprise avait obtenu près de 125 millions de dollars d’un fonds de soutien par SoftBank.

Dans un article publié sur un blog, il déclare : « Bien que nous ayons trouvé un certain nombre de partenaires motivés en cours de route, nous n’avons pas trouvé le moyen de réduire les coûts suffisamment pour créer une entreprise durable à long terme. Développer une technologie radicalement nouvelle est intrinsèquement risqué, mais cela ne rend pas l’annonce de cet arrêt moins triste. »

Les projets allaient pourtant de l’avant. Avant de se lancer dans un premier projet commercial, Loon avait obtenu une licence expérimentale de la Federal Communications Commission (FCC) pour une trentaine de ballons qui devait survoler Porto Rico et les îles Vierges américaines.

Lire aussi :
Dunant : le câble de Google qui relie les États-Unis aux côtes françaises

L’année dernière avait vu le lancement d’une flotte de 35 ballons dans le ciel du Kenya, pour apporter un service Internet dans une région qui s’étend sur plus de 50 000 kilomètres aux abonnés de Telekom Kenya. Plus récemment, l’entreprise avait mis à jour le système de navigation. Il était capable d’apprendre par lui-même pour mieux optimiser la position des ballons dans le ciel kényan.