Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de la Oniverse Starion. Car pour environ 55 euros, cette manette sans fil propose des sticks Hall Effect, quatre palettes, des gâchettes à double course et une compatibilité qui va de la PS5 à l’iPhone. Quand on voit tout ça, on pourrait se demander où est le piège. Je l’ai donc testé sur ma PS5 et mon PC et autant vous le dire tout de suite : c’est l’une des meilleures surprises de l’année dans la catégorie des manettes à petit prix.
La Oniverse Starion propose des sticks Hall Effect anti-drift, des palettes programmables, des macros et des gâchettes à double course pour 54,99 €. Elle fait l’impasse sur les gâchettes adaptatives et le retour haptique de la DualSense, mais devient un choix très malin pour les petits budgets et les joueurs PC.
Voir la Starion sur le site Oniverse
Caractéristiques de la Oniverse Starion
| Caractéristique | Oniverse Starion |
|---|---|
| Compatibilité | PS5, Windows, Mac, Steam Deck, Android, iOS |
| Connectivité | Bluetooth 5.3, filaire USB-C (câble inclus) |
| Joysticks | Hall Effect (anti-drift) |
| Gâchettes LT/RT | Double mode par interrupteur : course courte mécanique ou course longue Hall Effect |
| Boutons | 18 au total, croix, ABXY, LB/RB et LT/RT mécaniques |
| Boutons additionnels | 4 palettes arrière + L4/R4 programmables |
| Macros | Jusqu’à environ 16 actions, conservées en mémoire |
| Turbo | 3 vitesses, semi-automatique ou automatique |
| Vibrations | Moteurs classiques, 4 niveaux |
| Capteurs | Gyroscope 6 axes, pavé tactile |
| Audio | Prise jack (audio et micro, fonctionne sans fil sur PS5) |
| Éclairage | LED, 4 modes, 5 niveaux de luminosité |
| Batterie | 1 500 mAh, environ 7 h selon le manuel (jusqu’à 11 h annoncées), charge en 3 h |
| Poids | 254 g |
| Garantie / Prix | 3 ans après enregistrement / 54,99 € |
Design et conception
Dès ma première prise en mains, la Oniverse Starion m’a fait penser à une DualSense, c’est assez logique puisqu’elle arbore le même design. La différence, c’est qu’elle possède dix-huit boutons, ce qui est assez rare pour une manette vendue moins de 55 euros. Croix directionnelle, ABXY, LB/RB et LT/RT sont tous mécaniques, avec ce clic sec que la marque compare à celui d’une souris. Dans la pratique, chaque pression est nette, franche et surtout extrêmement satisfaisante.
Au dos, on retrouve aussi quatre palettes programmables, complétées par deux gâchettes supplémentaires L4/R4. Six actions sont donc accessibles sans lâcher les sticks, ce qui est un luxe que Sony ne propose même pas avec sa DualSense Edge. Côté look, Oniverse propose quatre coloris et un éclairage LED avec 4 modes et 5 niveaux de luminosité. N’étant plus trop friand de ce genre d’éclairage, je dois quand même reconnaitre qu’ici, ça a de la gueule et je suis certains que ça plaira aux amateurs de RGB. Mais personnellement, le détail qui m’a le plus séduit tient plutôt dans un simple switch, celui qui change la course des gâchettes.
Performances et usage de la Oniverse Starion
Car ce que j’aime le plus sur la Oniverse Starion, c’est qu’en mode court, la gâchette devient un bouton mécanique : on tire dans un FPS comme on clique sur une souris. En mode long par contre, on retrouve la course progressive du Hall Effect, celle qui permet de doser l’accélérateur dans un jeu de course, et la bascule prend une seconde. C’est exactement le genre de réglage physique simple et efficace que j’aimerais voir plus souvent.
Les sticks Hall Effect règlent quant à eux un vieux problème bien connus de tous les joueurs. Les joysticks à potentiomètres finissent souvent par drifter et quiconque a vu son personnage foncer involontairement dans un mur connaît de genre d’humiliation. Les capteurs magnétiques de la Starion, eux, ne s’usent pas par frottement : la précision reste stable dans le temps, ce qui est l’argument à long terme le plus solide de cette manette.
Parlons également des macros qui peuvent enregistrer jusqu’à 16 actions et être gardées en mémoire. Il y a aussi le Turbo, avec ses 3 vitesses en semi-auto ou auto, qui rappellera les manettes à autofire des années 90 à ceux qui sortaient les 1000 mains de Honda sans le moindre effort. Petit conseil cependant : vérifiez les règles des jeux en ligne compétitifs avant d’en abuser pour ne pas vous faire ban.
Plus classiques, les vibrations reposent quant à elles sur des moteurs traditionnels réglables sur 4 niveaux. On est loin de la finesse haptique de Sony et malheureusement, ça se sent. Ceci étant dit, à ce prix là, il fallait bien s’attendre à quelques concessions. Malgré tout ça, le gyroscope 6 axes et le pavé tactile répondent présents et la prise jack transmet audio et micro, y compris sans fil sur PS5. Par contre, aucun haut-parleur ni micro intégré n’est présent sur le manette : pour le chat vocal, il faudra donc prévoir un casque.
Reste l’autonomie qui pour moi est un des problèmes de la Oniverse Starion puisque d’après le manuel, elle n’atteint que 7 heures environ. Certes, je n’ai pas vérifié avec mon chronomètre, je vous l’avoue, mais ça m’a quand même semblé plus court que ce que propose une manette PS5. À savoir que la batterie de 1 500 mAh se recharge en 3 heures, ce qui n’est pas non plus très funky. Car si on compare tout ça à une DualSense qui peut tenir pas loin de 12 heures, c’est assez léger. Je vous conseille donc de désactiver l’éclairage pour optimiser le temps de jeu et je tiens aussi à rappeler que pour une manette sans fil à moins de 55 euros, ça reste plus qu’acceptable.
Face à la concurrence
La principale concurrente de la Oniverse Starion est bien entendu la DualSense. Ce qui joue en faveur de la Starion, c’est que la manette officielle de chez Sony conserve des sticks à potentiomètres sujets au drift et ne propose ni palette, ni macro, ni Turbo. À savoir que pour avoir tout ça sur PS5, il faut passer obligatoirement par la DualSense Edge, ce qui rend la facture beaucoup plus salée. Signalons toutefois que Sony garde des atouts non négligeables : gâchettes adaptatives à résistance dynamique, retour haptique fin, haut-parleur et micro avec bouton mute. Ce sont précisément ces fonctions qui donnent leur saveur aux exclusivités PlayStation, mais pour un prix plus élevé. Par contre, c’est sur PC que la balance penche vraiment du côté de la Starion, puisque les jeux n’exploitent pas, ou très peu, les gâchettes adaptatives et l’haptique et le tout se recharge très facilement via sa tour.
Avis Oniverse Starion
À 54,99 euros, la Oniverse Starion coche presque toutes les cases qui comptent le plus : fiabilité du Hall Effect, boutons mécaniques, palettes, macros et réglages physiques des gâchettes. Certes, elle n’a pas la magie sensorielle de la DualSense et son autonomie réelle reste modeste. Mais il n’empêche que je la recommande sans hésiter aux petits budgets, aux amateurs de jeux nerveux et, plus encore, aux joueurs PC qui n’ont que faire de l’haptique. Et vous, les gâchettes adaptatives, c’est votre kiffe ou vous arrivez à vivre sans ?
FAQ
L’Oniverse Starion fonctionne-t-elle sans fil sur PS5 ?
Oui. Le premier appairage se fait avec le câble USB-C fourni, puis la manette passe en Bluetooth. La touche Home permet ensuite d’allumer la console à distance, et la prise jack fonctionne aussi sans fil sur PS5.
Les sticks de la Starion peuvent-ils souffrir de drift ?
Les joysticks utilisent la technologie Hall Effect, basée sur des aimants plutôt que sur des pièces qui frottent. Ce principe est justement conçu pour éviter l’usure responsable du drift sur les manettes classiques.
Quelle est l’autonomie de l’Oniverse Starion ?
Le manuel indique environ 7 heures d’autonomie pour une recharge complète en 3 heures.






