Imaginez deux secondes si Siri fonctionnait vraiment. Genre, vraiment. Pas juste pour mettre un minuteur pour les pâtes, mais qu’il se souvienne de ce que vous lui avez dit hier, qu’il exécute de vraies tâches et, surtout, qu’il vous envoie un message quand quelque chose d’important se passe. Ce fantasme, c’est Clawdbot.
- Clawdbot, c’est quoi ce délire ?
- Pourquoi tout le monde en parle ?
- 1. Il a une vraie mémoire (contrairement à Siri)
- 2. C’est lui qui vous contacte
- 3. Il peut agir sur votre ordinateur
- Le mythe du Mac mini (et la réalité technique)
- Comment ça marche sous le capot ?
- Qu’est-ce qu’on peut vraiment faire avec ?
- C’est qui le génie derrière ça ?
- Est-ce qu’il faut être ingénieur à la NASA ?
- Combien ça coûte réellement ?
- Avis Clawdbot : Faut-il se lancer ?
En ce moment, c’est l’effervescence totale autour de ce projet. J’ai vu des gens acheter des Mac mini en panique, monter des serveurs de guerre et complexifier le truc à l’extrême. On se calme. Vous n’avez besoin de rien de tout ça. Je vous décortique le phénomène Clawdbot simplement.
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Clawdbot, c’est quoi ce délire ?
Pour faire simple, voyez les choses comme ça : ChatGPT et Claude vivent sur un site web. Vous allez les voir, vous tapez un truc, ils répondent, vous copiez-collez. C’est passif.
Clawdbot, lui, vit dans votre téléphone.
C’est un assistant IA qui s’incruste dans les applications que vous utilisez déjà tous les jours : WhatsApp, Telegram, iMessage, Slack ou Discord. Vous lui envoyez un texto comme à un pote, il vous répond. Que vous soyez sur votre smartphone, votre PC portable ou votre tablette, la conversation suit. Il se souvient de tout. C’est ça, l’idée de génie.
Pourquoi tout le monde en parle ?
Il y a essentiellement trois raisons qui expliquent pourquoi la hype est en train d’exploser :
1. Il a une vraie mémoire (contrairement à Siri)
Demandez à Siri ce que vous lui avez raconté hier. Il n’en a aucune idée, c’est le néant. Clawdbot, lui, se souvient de votre dernière conversation, de vos préférences, et même de ce truc random que vous avez mentionné il y a deux semaines. Il construit un contexte au fil du temps et devient meilleur pour vous aider. Ça parait basique dit comme ça, mais aucun assistant grand public n’avait réussi à le faire correctement jusqu’ici.
2. C’est lui qui vous contacte
C’est LE gros point fort. Une IA classique attend sagement que vous l’ouvriez. Clawdbot peut prendre les devants et être proactif :
- « Hey, tu as 3 mails urgents et une réunion dans 20 minutes. »
- « L’action que tu surveilles vient de chuter de 5%. »
- « La météo est pourrie demain, tu devrais peut-être décaler ton rendez-vous. »
C’est comme avoir un assistant personnel qui fait vraiment attention à votre vie.
3. Il peut agir sur votre ordinateur
Il ne se contente pas de répondre. Il bosse. Il peut remplir des formulaires, envoyer des e-mails, déplacer des fichiers, lancer des programmes ou contrôler votre navigateur. Un utilisateur a carrément refait tout son site web en restant au lit devant Netflix, juste en textant ses instructions à Clawdbot.
Le mythe du Mac mini (et la réalité technique)
C’est là que je vois tout le monde se planter. J’ai vu des setups délirants avec trois Mac mini empilés sur un bureau et des Raspberry Pi partout, comme s’ils avaient besoin d’un data center à la maison.
Spoiler : Vous n’avez pas besoin de ça.
Clawdbot tourne parfaitement sur un petit serveur à 5 $ par mois. C’est moins cher qu’un café crème à Paris. Voici les vrais prérequis techniques :
- Un serveur cloud bon marché (ou votre propre ordinateur).
- Node.js installé (c’est un logiciel gratuit).
- Un abonnement Claude ou ChatGPT.
C’est tout. Pas besoin de ferme de serveurs.
Comment ça marche sous le capot ?
Version simple : Clawdbot tourne sur un ordinateur (le vôtre ou un VPS dans le cloud), il se connecte à vos applis de messagerie. Vous textez, il répond, et il peut exécuter des tâches sur la machine.
Version un peu plus technique : Il y a une « passerelle » (Gateway) qui tourne en arrière-plan. Voyez-la comme une standardiste. Les messages arrivent de WhatsApp ou Telegram, la passerelle les route vers l’IA. L’IA réfléchit, répond, et peut déclencher des actions (comme ouvrir un navigateur ou lancer un script).
Le gros avantage ? Tout reste sur votre machine. Vos données ne partent pas sur le serveur d’une entreprise tierce (sauf pour les appels API vers Claude/ChatGPT, évidemment).
Qu’est-ce qu’on peut vraiment faire avec ?
Voici des exemples concrets d’utilisateurs actuels :
- Briefing matinal : Réveil avec un résumé des mails importants, le calendrier du jour et les tâches à gérer. Tout arrive sur le téléphone avant même de sortir du lit.
- Suivi santé : « Connecte-toi à mon bracelet WHOOP et fais-moi un résumé quotidien. » Configuration en 5 minutes, et les infos fitness arrivent toutes seules.
- Gestion des e-mails : « Désabonne-moi de toutes ces newsletters. » Il se logue, trouve les spams et fait le ménage.
- Assistant de recherche : « Trouve-moi les 5 meilleurs restos près de mon hôtel à Tokyo. » Il cherche, compare et donne les options dans le fil de discussion.
- Automatisation : « Tous les vendredis à 17h, envoie-moi un résumé de ce que j’ai accompli cette semaine. » Programmé une fois, ça tourne pour toujours.
Le truc le plus fou ? Un utilisateur fait rédiger à Clawdbot des méditations personnalisées, génère l’audio avec une voix IA, ajoute de la musique d’ambiance et se fait livrer le fichier audio tous les matins. Tout ça en automatique.
C’est qui le génie derrière ça ?
C’est Peter Steinberger, un développeur viennois qui est « sorti de sa retraite pour bidouiller avec l’IA ». La mascotte est un homard de l’espace nommé Clawd. La communauté appelle déjà ça une « AGI précoce » (Intelligence Artificielle Générale). Même Andrej Karpathy, l’une des pointures mondiales de l’IA, a validé le projet.
C’est de l’Open Source. Ça veut dire que n’importe qui peut voir le code, l’améliorer ou construire par-dessus. La communauté Discord est en feu avec plus de 30 contributions par jour.
Est-ce qu’il faut être ingénieur à la NASA ?
Honnêtement ? Il faut être un petit peu débrouillard. Si vous savez suivre des instructions et copier-coller des commandes, vous pouvez l’installer. Ce n’est pas du « clic-bouton et c’est fini », mais ce n’est pas non plus insurmontable.
Toute la documentation est là : https://clawd.bot
L’installation tient en une ligne de commande :
curl -fsSL https://clawd.bot/install.sh | bash
Ensuite, un assistant de configuration vous guide pour connecter vos applis. Si ça vous fait peur, attendez quelques mois. La communauté rend le truc plus simple chaque semaine. Ou alors, trouvez un pote un peu geek pour vous le configurer une bonne fois pour toutes.
Combien ça coûte réellement ?
- Le logiciel : Gratuit (Open Source).
- Le serveur : Entre 0 et 50 $/mois. Un VPS Hetzner à 5 $ suffit pour la majorité des gens, ou 0 $ si vous le faites tourner sur votre propre PC allumé.
- L’IA : 20 à 100 $/mois (Abonnement Claude Pro ou API).
Total : Comptez entre 25 et 150 $ par mois pour une IA personnelle qui bosse vraiment. Comparez ça aux « consultants IA » qui facturent 10 000 balles pour installer un chatbot basique, le calcul est vite fait.
Avis Clawdbot : Faut-il se lancer ?
Clawdbot est l’assistant IA qu’on nous avait promis il y a dix ans. Il vit dans vos messages, il se souvient de tout, il prend des initiatives et il exécute de vraies tâches. Et non, vous n’avez pas besoin d’un mur de Mac mini pour le faire tourner.
Foncez si : Vous voulez une IA qui a de la mémoire, vous en avez marre de copier-coller entre ChatGPT et vos mails, et vous n’avez pas peur de taper trois lignes de commande.
Attendez un peu si : Vous voulez un produit fini qui marche au déballage sans effort, ou si le mot « terminal » vous donne de l’urticaire. C’est un projet jeune, ça bouge vite, les bugs sont corrigés en quelques heures. C’est excitant, mais c’est du bricolage de haut vol.
C’est l’assistant qui vient à vous, et pas l’inverse. Et ça, ça change tout.



