On connaît Dreame pour ses aspirateurs robots ultra-perfectionnés, mais la marque s’attaque désormais à un autre fléau du quotidien : nos poubelles de cuisine. Je dois bien avouer que j’étais assez curieux face à ce Dreame SF25, une machine qui promet de transformer nos restes de repas en compost sec, sans odeurs et en un temps record. Est-ce vraiment la solution miracle pour dire adieu aux moucherons et aux sacs-poubelles qui fuient ? C’est ce qu’on va voir.
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Caractéristiques du Dreame SF25
Pour bien comprendre ce que ce « petit » bloc a dans le ventre, voici les données techniques officielles récupérées sur la fiche produit :
| Modèle | Dreame SF25 (CVF70A) |
| Capacité du bac | 2,5 Litres |
| Puissance nominale | 470 W |
| Système de broyage | Triple lame Trion (Acier inoxydable) |
| Niveau sonore | Moins de 27 dB(A) |
| Durée de cycle | Environ 6 heures |
| Filtration | Filtre à charbon actif (lavable) |
| Dimensions | 19,4 x 30,5 x 37,7 cm |
| Poids | 8 kg |
| Consommation | Environ 0,56 kWh par cycle |
Design et conception
Esthétiquement, le Dreame SF25 est une belle réussite. On est loin de l’image du broyeur industriel déplaisant qu’on cache au fond du garage. Ici, l’appareil arbore un look beige crème très sobre, avec des finitions propres. Au toucher, les plastiques sont denses et qualitatifs, on sent que la marque n’a pas fait de concessions sur la robustesse. Avec seulement 19,4 cm de large, il est étonnamment compact : pour vous donner une idée, il fait la hauteur d’une feuille A4.
Le couvercle est massif et intègre une fenêtre de visualisation, ce qui est assez commode pour surveiller l’avancement. À l’intérieur, le bac de 2,5 litres semble solide, même si j’ai tout de suite remarqué qu’il se remplit vite si vous avez une famille qui cuisine beaucoup. Les boutons sur le dessus sont réactifs et l’écran LED affiche clairement le temps restant. En revanche, surprise totale : contrairement à presque tout le catalogue Dreame, il n’y a aucune fonction connectée. Pas de Wi-Fi, pas d’application… c’est du 100% manuel, ce qui simplifie l’usage mais pourra décevoir les amateurs de domotique.
Test du Dreame SF25 : Performances et usage
Le principe est simple : on jette ses restes (épluchures, croûtes de fromage, marc de café), on ferme et on lance. Le cycle complet dure environ 6 heures, ce qui est assez long. J’ai d’ailleurs un petit bémol sur la taille du bac : vu la durée du traitement, j’aurais aimé un contenant un peu plus généreux pour ne pas avoir à lancer des cycles trop souvent.
En usage réel, j’ai été bluffé par l’absence d’odeur. Le filtre à charbon fait un boulot monstrueux. Pas une seule mouchette à l’horizon, ce qui est un vrai bonheur par rapport à un bac à compost classique. Le résultat final est une sorte de terreau sec et broyé, presque directement utilisable pour vos plantes d’intérieur. J’ai quand même noté un détail important : si vous remplissez trop le bac, le broyat a tendance à rester un peu humide au cœur. Mieux vaut en mettre un peu moins pour obtenir cette texture de « poudre » parfaite.
Un point m’a fait tiquer : la notice indique de ne pas mettre de coquilles d’œufs, alors que le site web affirme le contraire. J’ai pris le risque d’en mettre et j’ai remarqué qu’elles passent parfaitement ! Le moteur est puissant et les lames Trion ne rigolent pas, on sent que c’est robuste face à des résidus solides. Toutefois, attention à l’emplacement ! En fonctionnement, le SF25 génère pas mal de buée par ses évents. J’ai eu du mal à l’utiliser sous mon évier car l’humidité sature vite le placard. Ma solution ? Je laisse la porte de l’armoire ouverte quand il tourne pour éviter que le bois ne travaille.
Avis Dreame SF25
À 300 euros, le Dreame SF25 représente un sacré budget pour gérer ses déchets. Mais, force est de constater que le produit fonctionne très bien. Il est beau, silencieux et remplit sa mission : supprimer les mauvaises odeurs de la cuisine tout en réduisant radicalement le volume de nos poubelles. C’est l’outil parfait pour ceux qui vivent en appartement et veulent faire un geste écologique sans les contraintes d’un composteur qui sent mauvais.
Reste une petite question philosophique : que faire de ce broyat à long terme ? Si on n’est pas fan de l’idée de mettre des résidus de produits non-bio dans son propre potager, on finit par se demander si on va vraiment au bout de la démarche.
Mais pour le côté pratique et propreté au quotidien, c’est un sans-faute technique. Et vous, seriez-vous prêts à investir 300€ pour ne plus jamais avoir de moucherons dans votre cuisine ?








