On ne va pas se mentir, quand on voit tous les YouTubeurs de la planète s’afficher avec le même matos, la curiosité finit par l’emporter. J’ai donc craqué pour la DJI Osmo Pocket 3, histoire de voir si cette minuscule caméra mérite réellement tout le foin qu’on fait autour d’elle ou si c’est juste un effet de mode bien marketé.
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Caractéristiques de la DJI Osmo Pocket 3
| Capteur | CMOS 1 pouce |
| Résolution Vidéo | 4K (16:9) jusqu’à 120 fps |
| Stabilisation | Nacelle mécanique à 3 axes |
| Écran | Tactile rotatif de 2 pouces (OLED) |
| Autonomie | Jusqu’à 166 minutes |
| Poids | 179 grammes |
| Dimensions | 139,7 x 42,2 x 33,5 mm |
Design et conception
Dès le déballage, le choc est visuel : c’est un superbe objet. DJI a réussi à condenser une technologie de pointe dans un format qui tient littéralement dans la paume de la main. La construction est exemplaire, les plastiques sont denses et on sent immédiatement qu’on n’est pas sur un jouet. Ce qui impressionne le plus, c’est la compacité de la nacelle (le gimbal) qui semble presque fragile tant elle est fine, mais qui se verrouille solidement une fois éteinte.
Le clou du spectacle reste cet écran OLED de 2 pouces. Il est brillant, ultra contrasté et possède une particularité géniale : il bascule physiquement. On passe du format horizontal au vertical d’un simple coup de pouce, et la caméra adapte instantanément son mode de capture. C’est intuitif, fluide et diablement bien pensé pour ceux qui jonglent entre YouTube et TikTok.
Test de la DJI Osmo Pocket 3 : Performances et usage
À l’usage, je dois bien avouer que le rendu vidéo est tout simplement dingue. Le passage à un capteur de 1 pouce change tout par rapport aux générations précédentes : la gestion de la lumière est bluffante, même en intérieur ou lors de fins de journées un peu sombres. J’ai pu capturer des heures de rushs sur une carte microSD (attention, il faut vraiment un modèle haute vitesse type V30 pour suivre la cadence du flux 4K) sans jamais sentir la machine faiblir.
La stabilisation mécanique est, comme toujours chez DJI, un cran au-dessus de n’importe quelle stabilisation numérique de smartphone. En marchant normalement, l’image reste d’une fluidité cinématographique. Mais la fonction qui m’a le plus scotché, c’est l’ActiveTrack 6.0. J’ai posé la caméra, je me suis filmé, et la nacelle a suivi mon visage avec une précision chirurgicale.
On a l’impression d’avoir un caméraman privé qui nous suit du regard, c’est incroyable pour du vlog en solo.
Cependant, la réalité du terrain m’a rattrapé lors de ma visite au Salon de l’Auto. J’étais gonflé à bloc pour shooter du contenu, mais j’ai vite déchanté. Malgré sa petite taille, c’est un appareil de plus à gérer. Entre mon iPhone pour les réseaux sociaux, mes clés et cette caméra, je me suis retrouvé encombré. J’ai réalisé que sortir la Pocket 3, attendre qu’elle se déplie et lancer l’enregistrement, c’était déjà “trop” par rapport à la rapidité de mon iPhone qui, au final, produit une image déjà très satisfaisante pour mon usage quotidien.
Avis DJI Osmo Pocket 3
Il est très difficile de ne pas dire du bien de cette DJI Osmo Pocket 3. Techniquement, elle est parfaite : l’image est sublime, l’ergonomie est aux petits oignons et l’autonomie permet de tenir une grosse journée de tournage sans stress. C’est l’outil ultime pour un créateur de contenu sérieux qui veut une qualité pro sans s’encombrer d’un reflex et d’un stabilisateur lourd.
Pourtant, malgré toutes ses qualités, je vais passer mon tour. Pour mon utilisation personnelle, elle reste une contrainte. Même aussi compacte soit-elle, elle représente un objet supplémentaire dans les poches et une étape de plus avant de filmer. Si vous cherchez la meilleure qualité possible dans ce format, foncez les yeux fermés. Mais si, comme moi, vous trouvez que votre smartphone haut de gamme fait déjà 90% du job avec moins de friction, vous risquez de la laisser au tiroir.
Et vous, seriez-vous prêts à sacrifier un peu de place dans vos poches pour une qualité vidéo digne d’un studio ?









