D’ordinaire, mon poignet est réservé à de la belle mécanique, des rouages qui s’essoufflent seulement si on ne les porte pas. Pourtant, la curiosité m’a poussé à essayer cette nouvelle Moto Watch, qui tente de draguer les amateurs d’horlogerie traditionnelle avec son look circulaire. Entre scepticisme et envie de découvrir si une smartwatch peut enfin me faire lâcher mes aiguilles physiques, j’ai passé plusieurs jours avec ce modèle au quotidien.
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Caractéristiques de la Moto Watch
Avant de plonger dans le ressenti, voici ce que cette montre connectée propose techniquement. Motorola joue la carte de la polyvalence avec des capteurs de santé classiques et une collaboration logicielle intéressante.
| Écran | OLED circulaire de 1,43 pouce (Corning Gorilla Glass 3) |
| Boîtier | Aluminium de 47 mm (Argent mat ou Noir mat) |
| Autonomie | Jusqu’à 13 jours en usage normal |
| Étanchéité | Certification IP68 (résistance immersion 1 ATM) |
| Capteurs | Accéléromètre, Gyroscope, Capteur PPG (fréquence cardiaque), SpO2, Boussole |
| Connectivité | Bluetooth 5.3, Microphone et haut-parleur intégrés |
| Logiciel | Powered by Polar pour le suivi sportif |
| Poids | 40 grammes (sans bracelet) |
Design et conception
Dès le déballage, la Moto Watch affiche ses ambitions : ressembler à une « vraie » montre. Elle arrive avec un boîtier en aluminium argenté mat qui, il faut l’avouer, présente plutôt bien au premier regard. Cependant, l’illusion s’est vite estompée pour moi. La montre est massive, peut-être un peu trop pour les poignets moyens avec ses 47 mm. Elle se sent bien présente, on sent son poids, ce qui n’est pas déplaisant, mais ses finitions manquent de cette subtilité que l’on trouve en horlogerie classique.
Côté accessoires, c’est là que le bât blesse. Elle est livrée avec un bracelet en métal type « maillons » que j’ai trouvé franchement « toc ». Le métal sonne creux et le réglage des maillons, bien que possible, n’aide pas à lui donner un aspect premium. Motorola fournit également un bracelet en plastique (silicone) que j’ai fini par préférer. Même s’il était un peu trop grand pour moi, il correspond beaucoup mieux à l’identité réelle de l’objet : une montre de sport. Vouloir faire passer ce modèle pour une pièce d’élégance classique est, selon moi, un échec visuel ; elle est bien plus cohérente dans son apparat sportif.
Test de la Moto Watch : Performances et usage
En usage quotidien, j’ai eu un mal fou à m’habituer à l’ergonomie de l’ensemble. L’interface est fluide, rien à dire là-dessus, mais c’est l’absence de certaines fonctionnalités qui m’a dérouté. Durant mes sorties, j’ai cherché le GPS intégré… en vain. Pour une montre qui se veut « sportive dans l’âme », ne pas pouvoir enregistrer son parcours sans trimballer son smartphone est une lacune que j’ai du mal à pardonner en 2026. J’ai eu l’impression d’avoir un tracker d’activité de base déguisé en grosse montre.
J’ai tout de même apprécié la collaboration avec Polar. Les algorithmes de suivi de la fréquence cardiaque et de la récupération semblent bien plus sérieux que sur d’autres modèles d’entrée de gamme. Lors de mes séances, le BPM réagissait vite et l’analyse de l’oxygène dans le sang (SpO2) est un petit bonus rassurant. Par contre, j’ai reste amusé par la présence d’un microphone pour passer des appels. J’ai essayé une fois, par acquis de conscience, mais qui utilise réellement sa montre comme téléphone en plein public ? Le son est correct, mais l’usage reste, à mes yeux, totalement anecdotique.
Le point fort qui m’a tout de même réconcilié un peu avec l’objet, c’est l’autonomie. Là où certaines smartwatches réclament leur chargeur tous les soirs, la Moto Watch tient la distance. J’ai pu passer une semaine entière sans même y penser, ce qui est un vrai luxe. La boussole électronique est également réactive, pratique pour les amateurs de randonnée, même si encore une fois, sans GPS, l’intérêt est limité pour une navigation précise.
Avis Moto Watch
Finalement, il m’est difficile d’être vraiment conquis par cette Moto Watch. En tant qu’amateur de montres traditionnelles, je n’ai pas retrouvé le charme promis par son design circulaire, la faute à un bracelet métal décevant et un embonpoint trop marqué. L’absence de GPS est le vrai point noir qui l’empêche de briller sur le terrain du sport, malgré une intégration Polar prometteuse. C’est une montre qui plaira peut-être à ceux qui cherchent une autonomie solide et un grand écran lisible, mais elle manque cruellement de caractère et de fonctionnalités essentielles pour son prix.
Ceci dit, mon avis reste très subjectif : si vous aimez les montres imposantes et que le suivi GPS via smartphone vous suffit, elle pourrait faire l’affaire.
Et vous, seriez-vous prêt à troquer votre montre mécanique contre une smartwatch massive mais endurante ?











