Article mis à jour le 14 janvier 2026. Refonte complète de l’article de 2014 pour intégrer le succès du Steam Deck et les annonces de la nouvelle génération de Steam Machines prévue pour 2026.
En janvier 2014, je publiais sur Sitegeek un article au vitriol intitulé “Steam box : Les raisons du bide annoncé de Valve”. À l’époque, je dénonçais une stratégie illisible, des prix délirants et un matériel fragmenté qui n’avait de “console” que le nom.
Douze ans plus tard, l’histoire me donne raison sur la forme, mais Valve a su jouer la longue partie. Après le triomphe du Steam Deck, la firme de Gabe Newell s’apprête à revenir dans nos salons avec une nouvelle génération de Steam Machines pour 2026. Cette fois, ils ne feront pas les mêmes erreurs. Retour sur une décennie d’errance qui a fini par accoucher de l’écosystème le plus puissant du jeu PC.
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2014 : L’erreur de casting originelle
Il faut se replacer dans le contexte. Valve voulait concurrencer la PS4 et la Xbox One en laissant des constructeurs tiers (Alienware, Zotac) fabriquer les boîtiers. Le résultat fut catastrophique : des machines à 500 € qui peinaient à lancer des jeux indés, et des monstres à 6000 € totalement inaccessibles.

C’était un PC déguisé, avec tous les inconvénients (drivers, bugs) sans les avantages de la console. Sans parler de la première manette Steam Controller et son absence de second stick, une hérésie ergonomique que j’avais (justement) critiquée.
2022 : Le Steam Deck a tout changé
L’histoire a basculé avec la sortie du Steam Deck. Valve a compris qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Fini la sous-traitance hasardeuse.
J’ai passé des centaines d’heures sur le Deck (puis le modèle OLED), et la différence saute aux yeux :
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Proton a rendu Linux invisible. Les jeux Windows tournent “tout seuls”.
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L’ergonomie est pensée pour le joueur (les trackpads sont devenus des outils d’appoint géniaux).
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Le prix est agressif, subventionné par la vente de jeux.
C’est ce succès critique et commercial qui a pavé la voie au grand retour de 2026.
2026 : Le retour de la Steam Machine (la vraie)
Nous y sommes. Les rumeurs se confirment et les annonces tombent pour ce début 2026. Valve ne revient pas les mains vides. Oubliez les boîtiers disparates de 2014, la nouvelle Steam Machine 2026 vise la cohérence.
D’après les premiers éléments que nous avons pu analyser, la stratégie est limpide :
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Un format Cube unique : Valve propose son propre design compact (type Mac Studio noir), silencieux et optimisé pour le salon.
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SteamOS 4.0 : L’interface “Big Picture” du Deck est désormais le standard. Vous allumez, vous jouez. C’est enfin une expérience console.
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Le “Steam Frame” en embuscade : La rumeur d’un casque VR autonome qui se couplerait à la machine montre que Valve vise aussi l’immersion sans fil.
| Comparatif | Steam Machines (2014) | Steam Machine (2026) |
|---|---|---|
| Matériel | Chaos total (13 constructeurs) | Design unifié par Valve (le Cube) |
| OS | SteamOS 1.0 (Instable, vide) | SteamOS 4.0 (Proton, fluide) |
| Manette | Steam Controller v1 (Bizarre) | Nouveau Controller (Sticks + Haptique) |
| Cible | Le PCiste perdu | Le joueur console exigeant |
Avis : Valve a-t-il enfin gagné ?
Faut-il regretter l’échec de 2014 ? Non. C’était un “mal nécessaire”. Sans ce crash, Valve n’aurait jamais développé Proton ni compris l’importance de maîtriser son hardware.
Aujourd’hui, l’écosystème est mûr. La promesse d’avoir sa bibliothèque Steam accessible partout – dans le bus sur le Deck, et en 4K sur la TV avec la nouvelle Machine – est enfin tenue. Valve a transformé son plus gros échec industriel en un standard de marché incontournable.
Si vous aviez (comme moi) ri des Steam Machines à l’époque, il est temps de ravaler notre fierté : Gabe Newell avait raison, il était juste trop en avance.
Et vous, êtes-vous prêts à remettre un PC Valve sous votre TV en 2026 ou la PS5 Pro garde-t-elle vos faveurs ?






Le pire c’est qu’avec tout le buzz que Valve a fait autour de cette fameuse Steambox, ils nous auraient sorti un truc unifié et bien pensé à la base, c’était le carton plein, et à la place on dirait qu’ils ont juste fait l’effet d’un pétard mouillé, vraiment dommage d’avoir grillé ses cartouches aussi maladroitement :(
Sony vend 3 Millions de consoles qui ne sont finalement que des pc au rabais ( petit intel atom bas de gamme avec un GPU dépassée…) et un catalogue peu fourni de x à 70€. Steam avait largement les moyens d’imposer son style et faire un carton avec une manœuvre intelligente, j’en suis convaincu… Le résultat est super décevant
À la lecture de ton article, la première chose qui me vient à l’esprit c’est… “3-DO”!
Je n’étais pas du tout enthousiasmé par les annonces de Valve et ce qu’ils viennent d’annoncer là ne me fera pas changer d’avis.
La première conclusion que je tire avec ces Steam Box, Mojo, Ouya et autres tentatives de “consoles différentes”, c’est que l’on ne s’improvise pas constructeur de consoles comme ça sans penser à un bon hardware orienté jeux et une puissance marketing derrière.
La comparaison avec la 3-DO revient souvent en effet. Faut dire qu’avec une offre aussi vaste, aussi floue ça va pas être simple d’attraper le client. Je sais que tu es hostile au démat mais n’empêche que Valve à toutes les cartes en mains pour proposer une console dédiée à cet usage, avec des prix cassé et qui pourrait venir jouer les troubles fêtes. Tant pour la Steambox que la Ouya, l’idée de base est bonne mais mal desservie par une concrétisation gachée.
Si demain on trouve une console Android à 70€ qui tourne impec pour les jeux indés et une Steambox unique puissante compatible avec tout le catalogue de Steam vers 500€ , alors la donne sera différentes pour ces supports. En l’état, c’est clair que c’est n’importe quoi … La Mojo à 250€ c’est la meilleure blague de cette fin d’année … :-)
Vraiment un super article de fond qui résume bien ce que peuvent penser tout bas une bonne partie des gamers.
Je ne comprends pas Valve sur le coup de proposer une machine bridée et presque hors de prix alors que pour l’équivalent en euro, tu peux te monter un pc de mort-qui-tue en format mini tower et prends presque autant de place qu’un home cinema.
J’ai l’impression que on se dirige vers un scénario identique à la Ouya mais avec une machine qui coutera 10x son prix :-D
Merci beaucoup Mike pour tes encouragements. La logique commerciale derrière tout ça me dépasse également, espérons qu’ils corrigent le tir car l’idée de populariser ma plateforme de jeux préférée me plait bien malgré tout …
Je suis, moi aussi, déçu. Quels prix aberrants.. Pour des centaines d’€ en moins on se fait un même -voir meilleure- configuration PC (dans tous les cas) et on ose appeler ça une console de salon ?
Mouarf..
Par contre je suis moins pessimiste que vous pour SteamOS : il lui faut juste le temps d’être travaillé. Rappelons qu’il n’est qu’en béta (ouverte) pour l’instant. Il doit être optimisé.
Linux pourrait bien devenir l’os des jeux demain … si Valve s’en donne les moyens mais je ne pense pas que ça impactera grand chose sur le pix de revient des machines. La licences Windows est une goutte d’eau dans le prix d’une machine. Pour le reste, ce qui me gène c’est qu’on lit que ces Steam Box seront disponibles dès fevrier et ça me parait justement fou de vendre un truc en “Beta” avec encore tellement de choses à régler… On verra, j’espère me tromper et Valve laisse encore planner le doute sur une eventuelle machine de leur cru.
Très déçu de la tournure que cela prend. Une machine créée par Valve, à un prix correct avec un OS qui supporte la totalité du catalogue aurait été plus judicieux. Avec Linux, c’est uniquement 10 pour cent du catalogue de disponible, dont beaucoup de petits jeux. Je ne vois pas le but de cette manœuvre. Les joueurs PC sont déjà bien équipés et les autres ne vont pas aller débourser du 600-1000 euros pour jouer sur PC même branché sur la TV du salon.
Etonnant, vraiment…
Tout pareil, non pas que j’avais en tête de me procurer ce genre d’appareils mais j’aime assez l’idée de populariser le concept Steam à Monsieur tout le monde.