Sept ans après Skies Unknown, Project Aces remet les gaz avec Ace Combat 8: Wings of Theve et j’avoue avoir décollé avec le sourire d’un gamin qui vient de rembobiner sa VHS de Top Gun. Immersif sans jamais basculer dans la simulation pointilleuse, arcade sans être creux, ce huitième épisode m’a scotché à mon PC. Reste plus qu’à voir ensemble si ce chasseur parvient à abattre la concurrence qui est plutôt rude en ce moment.
Ace Combat 8: Wings of Theve livre les sensations de vol les plus abouties de la série, portées par des nuages spectaculaires sous Unreal Engine 5 et une campagne de 30 missions rejouables. La formule évolue peu et la version PC réclame une machine musclée, mais c’est l’épisode le plus solide de la saga.
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Caractéristiques techniques d’Ace Combat 8
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Développeur | Bandai Namco Aces Inc. (Project Aces) |
| Éditeur | Bandai Namco Entertainment |
| Date de sortie | 2 octobre 2026 (accès anticipé dès le 29 septembre avec la Deluxe Edition numérique) |
| Plateformes | PS5, Xbox Series X|S, PC |
| Genre | Action aérienne arcade (Flight Shooting) |
| Moteur | Unreal Engine 5 |
| Campagne | 30 missions rejouables, environ 18 h selon TechRadar |
| Avions pilotables | Plus de 30 |
| Multijoueur | Ace Combat Online : coop à 4, PvP en 4 contre 4, missions jusqu’à 8 joueurs, cross-plateforme |
| Modes PS5 | Performance (60 fps) ou Qualité (30 fps) |
| Poids | Environ 88 Go (PS5), 125 Go (PC), 140 Go (Xbox) |
| PC recommandé | RTX 3070 / RX 6800, 32 Go de RAM, SSD et ray tracing matériel obligatoires, 1080p upscalé à 60 fps en réglages moyens |
| DRM (PC) | Denuvo, cinq activations de machines par jour |
| Classification | PEGI 16 (provisoire) |
Technique et direction artistique : la tête dans les nuages
D’emblée, Ace Combat 8 impressionne avec des cieux qui flattent la rétine. Car même si Skies Unknown avait déjà des nuages volumétriques capables de brouiller les capteurs et de vous faire perdre le nord, ici le moteur du jeu pousse le concept beaucoup plus loin, avec plusieurs couches dynamiques qui changent la lecture d’un combat. C’est simple, pour moi c’est le plus beau rendu de nuages que j’ai vu dans un jeu vidéo. Les cartes ont aussi pris du volume, avec des éléments réels reproduits à l’échelle 1:1 et pousse le réalisme encore un peu plus loin.
Malheureusement, cette ambition a un prix et il se paie en espace de stoquage : 140 Go pour la version PC, ça fait mal. Un peu moins sur consoles. D’ailleurs sur PS5, on peut choisir entre un mode performance à 60 fps aux graphismes allégés et un mode qualité bloqué à 30 fps. Sur PC, la note est plus salée. SSD et ray tracing matériel sont obligatoires et la config recommandée ne vise que du 1080p upscalé à 60 fps en réglages moyens. Ceci dit, avec ma RTX 3070 et mes 32 Go de RAM, le jeu tourne parfaitement en 10440p donc ne vous en faites pas trop. Malgré tout, ça reste quand même un peu exigeant pour un jeu de 2026 et ça pourrait en refroidir plus d’un. Ajouton à ça Denuvo et sa limite de cinq machines activées par jour, et les joueurs PC auront vraiment de quoi grincer des dents.
Gameplay, campagne et multijoueur et Ace Combat 8
Ce qui est très cool, c’est qu’Ace Combat 8 trouve un équilibre que je n’avais jamais autant ressenti dans la série : on reste dans de l’arcade pure, mais chaque virage serré et chaque poursuite au ras des nuages donne une vraie sensation de poids et de vitesse. C’est immersif, c’est nerveux et surtout c’est très amusant. Le loadout accueille désormais deux armes spéciales en plus des missiles et du canon. La manœuvre à fort facteur G revient pour retourner un poursuivant et les canons, enfin fiables grâce à un hitbox retravaillé, ne servent plus seulement à faire du bruit.
Côté récit, le jeu se déroule une dizaine d’années après Ace Combat 7, quand la République de Sotoa fait tomber Thève à coups de frappes orbitales. Tout commence dans un chasseur à l’arrière de Jan « Rex » Cope, le légendaire Wings of Theve dont le palmarès s’avère être une pure invention de propagande. Car bien vite, on tombe face à Shadow 22, le pilote d’élite ennemi, et c’est à nous d’enfiler le casque de Rex. Bref l’histoire est plus personnelle et plus lisible que d’habitude, portée par des cinématiques en vue subjective. Ceci dit, certains pourraient la trouver trop longue, avec des personnages peu marquants. De plus, les cinématiques cassent parfois un peu le rythme et certaines missions virent rapidement à la routine.
Heureusement, le contenu ne manque pas, puisqu’il faut compter environ une vingtaine d’heures pour boucler les 30 missions, toutes rejouables pour alimenter un arbre d’avions où les crédits débloquent pièces et appareils. De plus, Ace Combat Online ajoute une base aérienne en guise de salon, de la coopération à 4, du 4 contre 4 et des missions à 8 contre les armes géantes de la campagne. Bref, il y a largement de quoi s’amuser !
Face à la concurrence : Ace Combat 7 toujours dans le rétro
J’ai beau me creuser les méninges, et la seule conclusion valable que j’arrive à tirer est que le vrai rival d’Ace Combat 8, c’est son aîné. Et pour cause, Skies Unknown posait déjà les bases : nuages volumétriques, dogfights arcade, armes spéciales. Sauf que Wings of Theve fait mieux partout où ça compte, avec une campagne plus longue, des cartes plus vastes et des canons enfin utiles. Le seul reproche que l’on pourrait lui faire, c’est qu’il ne bouleverse pas une formule que les fans connaissent par cœur. Clin d’œil appréciable, les précommandes incluent un portage d’Ace Combat Zero: The Belkan War, de quoi relancer une conversation nostalgique entre vétérans de la PS2.
Avis Ace Combat 8 Wings of Theve
Inutile de tourner autour du pot, Ace Combat 8 est l’épisode le plus solide de la série, celui où l’on sent que Project Aces a enfin eu les moyens de ses ambitions. Car qu’on se le dise : les sensations de vol qu’il propose sont peut-être les meilleures que la saga ait offertes à ce jour. Ceci étant dit, la formule ne prend pas beaucoup de risques, le scénario ne convaincra pas tout le monde et la version PC réclame une machine de guerre, mais une fois le manche en main, plus rien d’autre ne compte. La légende de Thève était peut-être un mensonge, mais le plaisir de vol, lui, est bien réel. Et vous, prêts à vous enfiler la combinaison de Rx ou vous attendrez une promo pour décoller ?







