Aujourd’hui, je vais vous parler de la Miyoo Mini Flip, une console portable qui m’a été envoyée par Mechdiy et qui est sans aucun doute la machine la plus compacte qu’il m’ait été donné de tester dans le domaine du rétrogaming. Si vous avez suivi mes tests précédents, vous savez que j’ai déjà eu l’occasion de me pencher sur la Miyoo Flip V2 et l’Anbernic RG34XXSP, deux consoles à clapet très sympathiques. La Mini Flip, c’est une autre philosophie : ici, on pousse le concept de portabilité à l’extrême, quitte à faire quelques concessions.
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Spécifications de la console Miyoo Mini Flip
La première chose à savoir, c’est que la Miyoo Mini Flip reprend le format à clapet de la GBA SP, exactement comme la Flip V2 ou la RG34XXSP, mais en version vraiment miniature. Et quand je dis miniature, je ne plaisante pas tant cette console a le don de disparaître complètement quand on la met dans sa poche. Sous son capot, on trouve un processeur Cortex-A7 cadencé à 1,2 GHz, ainsi que 128 Mo de RAM. Pas de miracle donc côté puissance, mais l’essentiel est là pour faire tourner les classiques. L’écran IPS de 2,8 pouces affiche quant à lui une résolution de 750×560, ce qui est franchement impressionnant pour cette taille : l’image est nette, lumineuse et les couleurs sont vives, bref rien à ne redire de ce côté là. Côté connectivité, on reste dans le raisonnable avec uniquement du Wi-Fi 2,4 GHz. Notons aussi que la batterie de 2 500 mAh est plus modeste que sur les modèles précédents, et honnêtement, ça se ressent. Comptez environ 4 heures en conditions réelles, peut-être un peu plus sur des titres plus légers. Un autre point important à signaler : il n’y a qu’un seul slot microSD et un seul port USB-C destiné à la charge et la sortie audio via adaptateur. Autrement dit, on ne peut pas recharger et jouer avec des écouteurs en même temps. Autre absence notable par rapport aux autres consoles du genre : il n’y a pas de sticks analogiques. C’est un choix délibéré et franchement ça ne me dérange pas pour ce type de machine.
Fiche technique complète
| Processeur | ARM Cortex-A7 @ 1,2 GHz |
| RAM | 128 Mo |
| Écran | IPS 2,8″ – 750 × 560 pixels |
| Stockage | Un slot MicroSD |
| Batterie | 2 500 mAh |
| Wi-Fi | 2,4 GHz |
| Bluetooth | Non |
| Audio | Port USB-C (adaptateur USB-C vers jack 3,5 mm inclus) |
| OS | Linux (OnionOS) |
La Miyoo Mini Flip en pratique
Commençons par là où la Mini Flip excelle vraiment : les systèmes 8 et 16 bits. Qu’il s’agisse de la NES, le SNES, la Mega Drive, la Game Boy, ou la GBA, tout tourne de façon impeccable. Et franchement, c’est là que le petit écran 750×560 révèle tout son potentiel : le pixel art est magnifique, net, et sans filtre baveux. Par contre, ça se complique un peu une fois qu’on arrive à la PlayStation 1. La bonne nouvelle, c’est que la plupart des jeux tournent. La mauvaise, c’est que certains titres plus gourmands montrent certains ralentissements. J’ai testé quelques jeux et si les titres 2D comme Symphony of the Night passent sans problème, c’est bel et bien sur les jeux en 3D qu’on commence à sentir les limites de la machine. Rien de rédhibitoire pour la majorité de la bibliothèque PS1, mais c’est à garder en tête. En revanche, n’espérez pas aller beaucoup plus loin que la PS1, car la N64, la PSP, la Dreamcast ou la Saturn ne sont clairement pas la cible de cette console. Comme je le disais, c’est pour ça que l’absence de sticks analogiques ne me choque pas vraiment : les jeux qui tournent bien ici n’en ont tout simplement pas besoin.
En ce qui concerne l’ergonomie, soyons honnêtes : c’est petit, vraiment petit. Alors oui, pour des sessions courtes en déplacement, c’est parfait, mais pour de longues séances bien installé dans son canapé, vous risquez de finir avec des crampes aux doigts. Certes, le D-pad et les boutons sont précis et réactifs, avec un bon retour tactile, mais les gâchettes demandent un temps d’adaptation en raison de la taille réduite de la console. La charnière est quant à elle assez qualitative : le tout est solide, fluide, avec plusieurs positions d’inclinaison bien pensées et aucun claquement désagréable (on est sur du Miyoo donc je tenais à le signaler). Reste un dernier point à aborder : la veille à la fermeture du clapet n’est pas automatique sur tous les firmwares, ce qui peut faire fondre la batterie si on n’y prête pas attention. Bref, c’est un point à surveiller selon la version de l’OS installée.
OnionOS : le firmware qui change tout
Certes le firmware de base de la Miyoo Mini Flip fait le café, mais grâce à Mechdiy, j’ai reçu la mienne avec OnionOS et franchement, ça a vraiment été une excellente surprise. L’interface est propre, fluide, avec une organisation des menus vraiment intuitive qui permet de plonger dans un jeu en quelques secondes. De plus, la reprise automatique de la dernière session est franchement un atout non négligeable, surtout pour une console de ce format. On ferme, on ouvre, on reprend là où on en était, c’est simple, mais c’est surtout rudement efficace. De plus, OnionOS propose une configuration assez fine par émulateur (ratios, shaders, contrôles) et permet de basculer facilement entre différentes consoles en toutes circonstances. D’ailleurs, mention spéciale aux shaders CRT qui font vraiment leur petit effet sur le petit écran. À noter que le firmware est maintenu activement par une communauté très engagée, ce qui est assez rassurant pour le futur. Enfin, signalons que quelques petits bugs de chargement ont été signalés par quelques utilisateurs (lignes parasites à l’écran entre deux chargements), mais je n’ai rien constaté de tel de mon côté.
Avis Miyoo Mini Flip
Pour conclure, je dirais que la Miyoo Mini Flip est une console qui sait exactement ce qu’elle veut et qui l’assume pleinement. Ce n’est pas la plus puissante, ce n’est pas la plus polyvalente, mais c’est sans doute la console rétro la plus portable du marché. Son petit écran IPS magnifique, ses performances solides jusqu’à une bonne partie du catalogue PS1, et son format ultra-compact en font une machine idéale pour les joueurs qui veulent toujours avoir leur console sur eux. Bref pour un prix allant de 65 à 120 euros selon la configuration choisie sur Mechdiy, c’est une proposition honnête, à condition d’en connaître les limites avant de passer à la caisse. Notez quand même que je vous conseille de prendre la version avec OnionOS pour profiter d’une expérience optimale dès la sortie de la boîte. Enfin, je tiens aussi à rappeler un point important : en aucun cas je n’encourage le piratage. Le rétrogaming, c’est avant tout redonner vie à ses propres jeux, ceux que l’on possède déjà. Alors profitez de cette console pour redécouvrir vos titres préférés en toute légalité, et n’hésitez pas à me dire en commentaires à quoi vous joueriez avec !






