« The Merge » ou « La Fusion » en français est « un pas vers un avenir plus durable pour les cryptomonnaies ».

« The Merge » est une mise à jour de la blockchain Ethereum qui a eu le jeudi 15 septembre dernier. Cette opération, qui était attendue depuis des mois, est censée réduire grandement la consommation d’énergie du réseau de cryptomonnaie. Selon les dernières analyses de Bitcoin 360 ai, cette fusion va permettre de réduire l’énergie nécessaire à Ethereum d’une marge encore plus importante que prévu. De plus, « The Merge » devrait réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre du réseau de cryptomonnaie.

Une baisse drastique de consommation d’énergie

Selon une analyse du Crypto Carbon Ratings Institute (CCRI), la consommation d’électricité d’Ethereum devrait chuter de 99,988 %. Auparavant, le réseau utilisait environ 23 millions de MWh chaque année et à l’avenir, il ne devrait utiliser qu’un peu plus de 2 600 MWh par an. Pour prendre une image, le rapport du CCRI compare cela à la réduction de la taille de la tour Eiffel à la taille d’un jouet Lego. Toujours selon le CCRI, ce changement drastique devrait réduire les émissions totales de dioxyde de carbone liées à l’Ethereum de 99,992 %. On passerait d’environ 11 millions de tonnes de CO2 chaque année à environ 870 tonnes par an. Avant « The Merge », la Ethereum Fondation (EF), une organisation à but non lucratif, avait estimé que cette mise à jour réduirait la consommation d’énergie de 99,95 %.

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Comment cela a-t-il été rendu possible ?

Cette réduction de la consommation électrique du réseau Ethereum vient d’un changement dans la façon dont les utilisateurs gagnent de nouveaux jetons (ou tokens). Avec « The Merge », la blockchain Ethereum se débarrasse d’un mécanisme nommé proof of work, un processus extrêmement énergivore, pour valider des blocs de nouvelles transactions. Ce mécanisme exigeait que des mineurs de cryptos résolvent des énigmes informatiques complexes pour miner de nouveaux blocs sur la blockchain et gagner de nouveaux jetons en retour.

Maintenant, Ethereum utilise un nouveau mécanisme appelé proof of stake qui élimine les énigmes et l’exploitation minière. Désormais, des validateurs doivent miser certains de leurs jetons pour avoir une chance de valider de nouveaux blocs et être récompensés par des jetons en retour. Vous avez toujours besoin d’ordinateurs pour stocker les données et vérifier les transactions et les validateurs continueront probablement à faire fonctionner leur matériel 24 h/24. Néanmoins, leur matériel sera toujours moins énergivore que les fermes de minage.

Ce changement de paradigme du côté d’Ethereum met la pression sur les autres cryptomonnaies utilisant encore la méthode proof of work, en particulier le Bitcoin, dont on estime qu’il utilise plus d’électricité tous les ans qu’un pays comme le Kazakhstan.