Tous ceux qui se sont intéressés de près à l’impression 3D savent qu’il existe deux technologies principales : l’impression par dépôt de filaments et l’impression par durcissement de résine. Les deux procédés reposent sur un principe additif : les couches de matériaux se succèdent afin de donner vie en trois dimensions à un objet dessiné sur ordinateur. Mais quelles sont les différences notables entre les deux ? Quels sont leurs avantages et inconvénients ? Je vais tout vous dire.

L’impression 3D filament

Imprimante 3D Anycubic i3

L’imprimante 3D FDM phare du fabricant Anycubic, la i3 Mega S

En anglais, on parle de FDM, pour Fused Deposition Modeling. On vient donc déposer des couches les unes sur les autres, afin de modeler la pièce de notre choix. Pour cela, un filament plastique est chauffé, jusqu’à ce qu’il devienne assez malléable pour traverser une buse métallique, et être déposé précisément, afin d’obtenir un objet. Lorsqu’il refroidit, le plastique se solidifie, la pièce est imprimée et fin prête.

Fiche - Anycubic i3 Mega S

Fabricant : ANYCUBIC
Prix : 319,99 €

Chercher sur les boutiques en ligne:

Les points forts de cette technologie sont :

  • Le coût relativement faible des bobines de plastique (20€/kilo environ)
  • La facilité d’entretien de la machine
  • L’absence de post-traitement des pièces imprimées
  • Une communauté mondiale de makers très actifs et proposant des pièces et créations variées

Malgré tout, on relève quelques points faibles :

  • La grande diversité des imprimantes sur le marché, qui perd un bon nombre de novices
  • Le manque de précision relatif et de solidité pour des pièces techniques
Lire aussi :
Webprint – Quand imprimer devient un art !

L’impression 3D résine

Photon_Mono

L’imprimante 3D SLA polyvalente d’Anycubic, la Photon Mono

Cette technologie a également son acronyme, SLA, pour stéréolithographie. La méthode est bien différente du dépôt de filaments. Ici, un bac est installé au-dessus d’un écran LCD. Ce bac est rempli de résine liquide, qui a pour particularité de polymériser, donc de solidifier, lorsqu’un rayonnement ultraviolet (UV) est appliqué sur celle-ci. Un plateau d’impression est plongé dans le bac, et chaque pixel qui s’allume sur l’écran LCD vient faire solidifier la résine. Une fois une couche achevée, le plateau remonte de quelques micromètres, et une seconde couche vient durcir, selon la forme imposée par l’allumage des pixels. En résumé, une “tranche” horizontale de l’objet à imprimer est affichée par l’écran LCD, et la résine en contact avec les pixels allumés se solidifie presque instantanément.

Fiche - Anycubic Photon Mono

Fabricant : ANYCUBIC
Prix : 299,99 €

Chercher sur les boutiques en ligne:

Cette technologie est dotée de plusieurs points forts :

  • Une précision digne de pièces professionnelles
  • Un mode de fonctionnement plug-and-play pour la plupart des machines sur le marché
  • Une démocratisation certaine et un fort développement de la communauté

Mais, car il y a toujours un mais, la technologie SLA a quelques défauts :

  • Un coût de fonctionnement et des consommables élevés (environ 50€/kilo de résine)
  • Un post-traitement des pièces conséquent (durcissement final aux UV, lavages…)
  • Un temps d’impression plus long, à pièce équivalente, que l’impression FDM

Vous retrouverez prochainement sur Sitegeek le test complet de l’imprimante 3D SLA Anycubic Photon Mono. Vous pourrez alors vous faire une idée plus précise de ce qu’est l’impression résine, et ce qu’elle permet !

Lire aussi :
WhatsApp, le nombre d’utilisateurs de la plateforme de messagerie s’apprête à fondre

La technologie FDM sera également abordée plus en détail, restez connectés, à très bientôt !

Clément