C’est bientôt Noël, et on parie que les hottes seront pleines de cadeaux geeks ! Face à l’immensité, comment choisir… ? Chez Sitegeek, on est sympa : on a décidé de vous faciliter le travail. Entre références et nouveautés, nous avons choisi de tester les marques et produits qui pourraient entrer dans le « hotte parade » de Noël. Aujourd’hui, découvrons le Phantom de Devialet.

 

[MAJ 8 décembre 2015] : L’actualité a rattrapé notre test ! Apple vient d’avoir le coup de coeur pour le Phantom. La firme à la Pomme a décidé de vendre l’enceinte dans ses Apple store américains puis européens à partir de 2016. Un coup marketing énorme qui pourrait apporter une nouvelle dimension à la marque Devialet.

Une après-midi avec le Phantom

Le petit Frenchy qui voulait devenir grand. Devialet, c’est la nouvelle marque de son tendance. Cette start-up lancée en 2007 est rapidement devenue une référence des amplis ultra haut de gamme. Mais Devialet est plus qu’une marque : c’est un concept marketing alliant style, innovation, et production 100 % made in France. Le tout servi avec un discours qui dégouline de superlatifs…

Devialet Phantom - Une marque 100% française.

Devialet Phantom – Une marque 100 % française.

 

Phantom : l’invasion a démarré

Fin 2014, après une énorme campagne de teasing, Devialet a dévoilé Phantom, sa première enceinte connectée. Unique par son style, elle a tout de suite fait le buzz. Devialet assure que c’est « la meilleure enceinte sans-fil au monde » ! En tout cas, elle n’est pas donnée : la version classique que nous avons testée coûte 1700€, alors que la version Silver, encore plus puissante, atteint les 2000€ ! La cible est claire : un public aisé, bobo-branché-BCBG.

Devialet Phantom - Le Phantom, nouveau bébé de Devialet. ©Devialet

Devialet Phantom – Le nouveau bébé de Devialet. ©Devialet

 

Packaging : un seul mot, WAOW !

Devialet Phantom - La boîte est une vraie oeuvre d'art.

Devialet Phantom – La boîte est une vraie oeuvre d’art.

Déballer le Phantom, c’est en prendre plein les yeux. L’enceinte est enveloppée dans un cube au graphisme intrigant et mystérieux. Le genre de carton que l’on peut exposer sur une étagère… Le déballage est simplissime : on ouvre la boîte comme un livre, et hop, l’enceinte et déjà debout, libre, sur un petit support ! Vraiment bluffant.

Devialet Phantom - On ouvre, et hop, le Phantom est libre !

Devialet Phantom – On ouvre, et le Phantom est libre !

Par contre, la boîte ne déborde pas d’accessoires : un petit livret, plié en origami, et un câble alim (dont l’étrange connecteur n’est vraiment pas pratique). Visiblement, le Phantom se suffit à lui-même !

Design : vous avez dit casque de moto ?

Superbe ou horrible ? Quoi qu’il en soit, le Phantom ne passe pas inaperçu ! Comment qualifier son design ? Aspirateur ? Casque ? Cette sphère allongée en plastique laqué est à la fois séduisante et bizarre. On apprécie néanmoins le souci du détail, la rosace centrale, les marques gravées sur des plaques d’acier latérales.

Devialet Phantom - Un design unique.

Devialet Phantom – Un design unique.

 

Ce vaisseau spatial du futur n’a qu’un petit bouton à l’arrière. Tout semble fluide et intuitif. À part un gros détail : cet horrible câble alim tout jaune. On dirait vraiment que Devialet l’a piqué au chantier d’à côté !

Devialet Phantom - Mais c'est quoi ce gros câble hideux ?

Devialet Phantom – Mais c’est quoi ce gros câble hideux ?

Le plus fascinant, c’est son système de “grandes oreilles”, sur les côtés. Deux sphères blanches qui se réveillent, et dansent au rythme des fréquences basses. Une idée hyper magique pour « voir le son ». On reste facilement de longues minutes à observer ces mouvements hypnotiques.

Par contre, il y a un souci. Si le Phantom est très stable, il n’est pas du tout ergonomique ! Imaginez un gros truc tout arrondi de 12 kilos, sans poignées… On a peur d’abîmer les oreilles, ça glisse comme une boule de bowling… Les revendeurs Devialet confirment de nombreux retours au SAV pour « chute de Phantom ». Prudence, donc !

Devialet Phantom - Un design qui fait débat ! ©DR

Devialet Phantom – Son design fait débat ! ©DR

 

Connectique : le Bluetooth, c’est la vie !

Alléluia ! En dotant son enceinte d’un accès direct Bluetooth, Devialet a tout compris. Parfois, on a juste envie que ce soit simple !

Tout n’est pas parfait, et l’on regrettera l’absence de compatibilité AirPlay (absurde pour un produit ciblant la même clientèle qu’Apple). Le Phantom est WiFI, mais il faudra comme trop souvent créer un réseau spécifique par Spark, une appli dédiée (ou un routeur : le Dialog). Côté entrées, hormis l’inévitable prise réseau, la Phantom ajoute au moins une entrée optique pour les TV et jeux vidéo (pour un Phant-home cinema !). Petit bonus, la machine est compatible CPL.

Devialet Phantom - Une entrée réseau, une entrée alim, et une entrée optique. C'est tout !

Devialet Phantom – Une entrée réseau, une entrée alim, et une entrée optique. C’est tout !

 

Bon, encore une fois, on regrettera l’absence de port USB ou Jack. Mais au moins, il y a une solution pour chaque usage. La concurrence ne peut pas toujours en dire autant !

Prise en main : la version simple ou compliquée ?

Plug&Play ? Instinctivement, on allume le Phantom et on le cherche dans sa liste Bluetooth. Mais pas si vite… Devialet a voulu donner une « touch » à la mise en route. La boule blanche émet quelques sons, active ses oreilles, puis joue une boucle sonore pour dire qu’elle est disponible.

Dès lors, le Bluetooth est rapide et efficace, et répond bien au switch entre appareils. On constate très peu de latence. Un regret : la gestion du volume n’est pas claire. Parfois, le smartphone est à fond, et le son reste bas. On a trouvé la solution par hasard : il existe une appli “Phantom” qui permet de gérer le son en BluetoothDevialet aurait pu le préciser quelque part, quand même !

Devialet Phantom - Pour configurer le Phantom en Wifi, place à l'appli Spark.

Devialet Phantom – Pour configurer le Phantom en WiFi, place à l’appli Spark.

L’autre moyen de piloter le Phantom, c’est en WiFi. Il faut alors utiliser la (jolie) application Spark. La configuration est normalement assez rapide, et plutôt bien guidée. Mais ça, c’est la théorie. Dans notre test, il a fallu trois reset et cinq tentatives pour boucler l’opération !

Devialet Phantom - A cette étape, notre test a rentré de multiples bugs...

Devialet Phantom – À cette étape, nous avons rencontré de multiples bugs…

Une fois que tout est en ordre, on accède depuis l’appli à notre bibliothèque musicale. Mais là, c’est le drame : impossible d’ajouter ses comptes de streaming. C’est d’autant plus étrange que Devialet offre trois mois d’abonnement à Tidal pour tout achat de Phantom. En fait, il est obligatoire de posséder un Dialog (le routeur maison à 300 euros). Et encore, l’accès streaming est limité à Qobuz, Deezer et Tidal. Abonnés Spotify, on est désolé pour vous ! De très mauvaises surprises, tout de même !

Devialet Phantom - Deezer, Qubuz et Tidal, c'est un peu léger comme offre streaming !

Devialet Phantom – Deezer, Qobuz et Tidal, c’est un peu léger comme offre streaming !

Bon, vous avez deviné la solution : basculer sur son appli de streaming, et balancer le son en Bluetooth. Pourquoi se compliquer la vie ?

 

Son : trop puissant pour être parfait ?

Levons tout de suite le mystère. Non, le Phantom n’est pas la meilleure enceinte sans fil du monde !

Car côté son, l’impression est mitigée. Pour les morceaux très rythmés, type rock ou électro, le Phantom manque de finesse. La puissance est là, on peut crever le plafond, mais on a l’impression que l’intensité prend le pas sur la qualité.

C’est surtout criant pour les basses. Bien sûr, elles sont présentes. Mais selon les morceaux, elles deviennent atrophiées, manquent d’amplitude et de précision. C’est une grosse surprise : on imaginait que ce serait le point fort du Phantom aux grandes oreilles !

Devialet Phantom - Les basses ne sont pas vraiment au niveau...

Devialet Phantom – Les basses ne sont pas vraiment au niveau…

 

À l’inverse, aigües et médiums sont plus que correctes. Le son est complexe, riche, intense. L’harmonie voix-instruments est subtile. Les fréquences hautes sont pointues, piquantes, ciselées. On se sent comme enveloppé dans une bulle sonore, où chaque note prend une dimension spatiale. Enfin, si on se tient à plus de deux mètres, face à l’enceinte : plus près, sur les côtés ou derrière, l’expérience est vraiment moins bonne. Un détail important : en Bluetooth, le son a tendance à grésiller, on entend des craquements ponctuels, comme si la bête gérait mal le signal. Etonnant…

J'ai aimé

  • L'audace du style
  • Les grandes oreilles
  • La simplicité du Bluetooth
  • Le packaging incroyable
  • La stabilité de l'objet

Je n'ai pas aimé

  • Les bugs de configuration
  • Le boycott de Spotify
  • L'absence d'AirPlay
  • Un son incomplet
  • Une ergonomie à revoir
C’est bientôt Noël, et on parie que les hottes seront pleines de cadeaux geeks ! Face à l’immensité, comment choisir… ? Chez Sitegeek, on est sympa : on a décidé de vous faciliter le travail. Entre références et nouveautés, nous avons choisi de tester les marques et produits qui pourraient entrer dans le « hotte parade » de Noël. Aujourd’hui, découvrons le Phantom de Devialet.   [MAJ 8 décembre 2015] : L'actualité a rattrapé notre test ! Apple vient d'avoir le coup de coeur pour le Phantom. La firme à la Pomme a décidé de vendre l'enceinte dans ses Apple store américains puis européens à partir…
Une enceinte étonnante, puissante, mais dont les performances sonores ne sont pas parfaites.

En résumé

Packaging
Design
Connectique
Prise en main
Son

Explosif

Une enceinte étonnante, puissante, mais dont les performances sonores ne sont pas parfaites.

Conclusions hâtives de l’ami Gwen le Frenchy

Si le Phantom avait de vraies basses de haut vol, et un son à 360°, ce serait l’enceinte totale. Très différente du rendu haute-fidélité, mais ultra qualitative. En l’état, c’est juste une très bonne enceinte. Face au Naim Mu-So, plus sobre, mais pas moins récompensé, le Phantom ne peut pas totalement rivaliser. Même avec un marketing agressif et un poil arrogant.

Retrouvez plus d’infos sur le site officiel de Devialet.

Et vous, vous aimez le style du Phantom ?

Gwenaël Cadoret (Le Frenchy)

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