Si vous êtes amateur de sensations fortes en 2026, oublier la Pologne serait une faute professionnelle grave. Oubliez les parcs historiques qui se reposent sur leurs lauriers avec un nouveau flat ride tous les dix ans. Energylandia, situé à Zator près de Cracovie, est une anomalie de l’industrie. Construit à coups de subventions européennes colossales et d’une ambition dévorante, ce parc est passé en une décennie d’une fête foraine glorifiée au statut de Mecque incontournable pour tout coaster fan qui se respecte. On a pris nos billets, rassemblé l’équipe, et on est partis vérifier si les G positifs polonais avaient un meilleur goût que les nôtres.
- Fiche Pratique : Survivre à Zator
- Le contexte de la visite : Un trip entre potes, deux salles, deux ambiances
- Les attractions incontournables : Le temple des G Positifs
- Hyperion : Le monstre d’Intamin qui ne respecte rien
- Zadra : Le chef-d’œuvre hybride signé RMC
- Abyssus : Le Shockwave aquatique
- Speed : Le Water Coaster qui mouille (vraiment)
- Hébergement : Le bon plan Villa Natura
- La Vibe du parc : Entre démesure et foire à la saucisse
- Mon Avis : Faut-il y aller ?
- FAQ
Résumé IA
Energylandia s’impose en 2026 comme une destination incontournable grâce à des montagnes russes de classe mondiale comme Hyperion et Zadra. Malgré un agencement chaotique et quelques attractions vieillissantes, son rapport qualité-prix et la démesure de ses nouveautés écrasent la concurrence européenne.
Fiche Pratique : Survivre à Zator
| 📍 Où ? | Zator, Pologne (à 50 min de l’aéroport de Cracovie). |
|---|---|
| 📅 Quand ? | Testé le 9 septembre. Période idéale : hors-saison en semaine. |
| 💶 Prix ? | Environ 45€ la journée (Promo chopée à 69€ les 2 jours). |
| 🎢 Coasters majeurs | Hyperion, Zadra, Abyssus, Speed (sur 130 attractions au total). |
Le contexte de la visite : Un trip entre potes, deux salles, deux ambiances
On ne va pas se mentir, faire Energylandia seul n’a aucun sens. Ce genre d’expédition punitive pour les cervicales nécessite un crew solide. J’étais accompagné d’une fine équipe de testeurs de l’extrême : Gianni, Franck, Arnaud D, Olivier, Arnaud V et Vincent. Nous avons ciblé un créneau chirurgical, le 9 septembre, en pleine semaine. Le pari ? Esprit “hors saison” pour éviter les files d’attente interminables de l’été polonais.
Le karma nous a offert un cocktail météorologique surprenant. La première journée s’est déroulée sous une chaleur écrasante, idéale pour enchaîner les attractions aquatiques sans finir en pneumonie. La seconde journée a été beaucoup plus grise et fraîche, ce qui, paradoxalement, a donné un coup de fouet aux machines. Les rails métalliques chauds du premier jour ont laissé place à des coasters froids mais curieusement tout aussi nerveux le lendemain. Avec une affluence très faible, on a pu poncer le parc sans pitié, enchaînant les rides sans avoir le temps de reprendre notre souffle.
Les attractions incontournables : Le temple des G Positifs
Si certains parcs misent sur l’histoire ou les licences, Energylandia a choisi une autre voie : celle de la brutalité industrielle. Voici les monstres d’acier qui font la réputation des lieux.
Hyperion : Le monstre d’Intamin qui ne respecte rien
Commençons par le patron. Hyperion est actuellement l’un des plus hauts et des plus rapides megacoasters d’Europe. Avec ses 77 mètres de haut et sa vitesse de pointe à 142 km/h, il impose le respect dès le parking. Pour vous donner un ordre d’idée, il ressemble un peu au fameux Kondaa de Walibi, mais en plus grand, en plus haut et surtout, en beaucoup plus énervé.
Le layout est d’une violence inouïe. La first drop de 82 mètres plonge littéralement dans un tunnel souterrain, offrant un headchopper terrifiant et un appel d’air monumental. J’ai eu la chance (ou l’inconscience) de le faire au front row (première rangée) et c’est complètement dingue. Le train est littéralement arraché vers le bas. S’ensuivent des ejector airtimes gigantesques : à chaque bosse, j’avais l’impression de faire une chute libre de 60 mètres, les cuisses pressées contre la lap-bar. C’est un énorme coup de cœur. Une brutalité jouissive qui remet les idées en place.
Zadra : Le chef-d’œuvre hybride signé RMC
Rocky Mountain Construction (RMC) est le constructeur que tout le monde s’arrache, et avec Zadra, ils ont pondu une aberration de la physique. C’est un coaster hybride avec une structure massive en bois et des rails en acier (I-Box track). Les statistiques donnent le vertige : près de 64 mètres de haut, 121 km/h et trois inversions sur un layout qui semble défier toute logique structurelle.
L’expérience à bord est indescriptible. Le train attaque une chute quasi verticale avant de s’engager dans un pacing (rythme) qui ne faiblit jamais. Zéro temps mort. On traverse un Zero-G Stall magistral où l’on reste suspendu la tête en bas en totale apesanteur pendant quelques secondes, avant d’enchaîner des virages à fort banking et des airtimes qui essaient de vous éjecter de votre siège.
C’est peut-être le meilleur coaster que je n’ai jamais fait. Bien sûr, il est toujours difficile de comparer des concepts différents, comme avec le récent Voltron à Europa-Park, mais la sauvagerie fluide de Zadra le place tout en haut de la hiérarchie mondiale.
Abyssus : Le Shockwave aquatique
Dans la zone ultra-thématisée d’Aqualantis, se trouve Abyssus. Construit par Vekoma (qui a bien changé depuis l’époque des Boomerangs casse-crânes de notre enfance), ce modèle Shockwave est un double launch coaster monstrueux. Avec 4 inversions et plusieurs propulsions magnétiques (LSM), il pourrait facilement être la star incontestée, le fameux Top 1, dans 90% des parcs européens.
Le parcours est une merveille de fluidité. Le deuxième launch vous catapulte au sommet d’un Top Hat, avant d’enchaîner des boucles (dont un superbe Batwing) au-dessus de bassins d’eau. La thématique est vraiment réussie, avec un souci du détail qui prouve qu’Energylandia apprend vite. C’est le grand huit parfait : intense mais confortable, long, et visuellement superbe.
Speed : Le Water Coaster qui mouille (vraiment)
Parce qu’il faisait une chaleur à crever le premier jour, Speed a été notre baptême du feu. Ce water coaster Intamin est massif (60 mètres). La particularité ici, c’est son ascenseur vertical. Le bateau s’encastre dans une tour et monte droit vers le ciel, avant de lâcher les freins pour un parcours ponctué de gros splashs.
Le layout est fun, ça arrose de manière conséquente (on a fini trempés, pari réussi), et franchement, ça a grave de la gueule d’avoir un tel engin au milieu du parc. C’est le crowd-pleaser par excellence.
Hébergement : Le bon plan Villa Natura
Pour le logement, nous avons opté pour la “Villa Natura”, située à proximité du parc. Et grand bien nous en a pris. Nous étions littéralement aux anges : l’hôte était d’une gentillesse incroyable. Le petit-déjeuner copieux, les commodités impeccables et le tout pour un tarif défiant toute concurrence. Une excellente adresse que je valide les yeux fermés.
Seul bémol logistique pour les futurs visiteurs : la gestion des transports. Si c’était à refaire, nous aurions loué une voiture. Zator est une petite ville, et choper un taxi ou un Uber le soir après la fermeture du parc s’est avéré beaucoup plus compliqué que prévu. Une erreur de débutants qu’on ne refera pas.
La Vibe du parc : Entre démesure et foire à la saucisse
Energylandia est un parc gigantesque. Pour situer, on est sur des dimensions qui flirtent avec Europa-Park. Le domaine est grossièrement coupé en deux grandes zones reliées par un tunnel souterrain. Et c’est là que le bât blesse : l’agencement global est parfois catastrophique. On a marché, marché, et encore marché… pour rien. Les sorties des attractions majeures vous recrachent souvent à l’opposé de l’entrée de la suivante, obligeant à des détours pénibles.
Ensuite, il y a le grand écart thématique. On est loin de la folie bricolée et homogène d’un Movieland, ici, le contraste est flagrant. D’un côté, on a des zones récentes (Aqualantis, Smoczy Gród) sublimes avec les meilleurs coasters d’Europe. De l’autre, des allures de fête foraine de province. J’ai fait le train fantôme le plus nul de tous les temps, et ne me lancez même pas sur leur cinéma 7D : un local glauque, des chaises de camping et un film projeté en résolution 320×240 pixels. Une honte absolue en 2026.
Mais ce contraste s’explique. On sent les ambitions initiales (faire du volume à bas coût avec 130 manèges) se heurter aux ambitions actuelles (devenir un parc de classe mondiale). Avec leurs chantiers permanents (dont un fameux Wing Coaster en construction) et l’allure générale du site, le parc lorgne clairement sur la couronne d’Europa-Park.
Restauration : La Pologne dans toute sa splendeur
Niveau nourriture, c’est l’euphorie. À l’image du pays, tout est bon, copieux et vraiment pas cher. Le parc ne déroge pas à la règle locale. On y trouve de tout : des excellents pierogis (raviolis polonais traditionnels), du fast-food classique, des restaurants posés, et de quoi combler les envies de sucre.
J’ai englouti une glace digne d’un grand maître artisan italien. Et cerise sur le gâteau, juste en face d’Abyssus, l’équipe a déniché un petit bar qui vend des glaces à l’eau artisanales à la vodka et au Jack Daniel’s ! Une trouvaille magique qui résume bien l’esprit du lieu : on fait ce qu’on veut, et on le fait bien.
Enfin, parlons budget. Avec un pass 2 jours à 69€ chopé en promo, des pintes de bière dérisoires et des repas complets pour le prix d’un pauvre hot-dog cramé chez Mickey, le rapport qualité-prix d’Energylandia est tout bonnement imbattable.
Mon Avis : Faut-il y aller ?
Si Phantasialand m’avait bluffé par son immersion millimétrée avec Taron et F.L.Y., Energylandia prend le chemin inverse : celui de la quantité astronomique couplée à une puissance de feu hallucinante sur ses machines stars.
Oui, le parc est mal foutu. Oui, vous allez avoir des ampoules aux pieds à force de faire des détours. Oui, certaines attractions secondaires ont leur place dans une décharge municipale. Mais bon sang, quand vous êtes sanglé dans les sièges d’Hyperion, de Zadra ou d’Abyssus, tout le reste disparaît. L’expérience coaster pur jus est exceptionnelle. Malgré ses incohérences de jeunesse et ses relents de fête à neuneu sur les vieilles zones, c’est actuellement l’une de mes meilleures expériences en parc d’attractions. C’est grand, c’est fou, c’est généreux. Foncez, vos vertèbres vous détesteront, mais vous en redemanderez.
FAQ
Comment se rendre à Energylandia depuis la France ?
Le plus simple en 2026 est de prendre un vol direct vers Cracovie (Kraków). De là, le parc propose des navettes en bus, ou vous pouvez louer une voiture (trajet de 50 minutes). On vous déconseille les taxis/Uber locaux pour le retour tardif.
Le parc est-il adapté aux jeunes enfants ?
Étonnamment, oui ! Sur les 130 attractions, une énorme partie est dédiée aux familles et aux plus petits, notamment dans les zones Fairytale Land et Sweet Valley. Mais ce sont bien sûr les monstres mécaniques pour adultes qui font la réputation du parc.
































































