Si il y a une licence emblématique de l’époque de la Xbox 360, c’est bien qui Gears of War et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a faire vibrer les manettes de toute une génération à grands coups de Lancer. Après un Gears 4 et un Gears 5 qui m’avaient laissé de marbre, Gears of War E-Day me ramène là où tout a commencé, avec Marcus Fenix, Dom Santiago et une ville qui s’effondre sous leurs bottes. Et autant le dire tout de suite : j’ai retrouvé le Gears que j’aimais.
Gears of War E-Day renoue avec l’esprit de la trilogie originale grâce à une mobilité repensée, une réalisation Unreal Engine 5 spectaculaire et des quartiers ouverts à fouiller. Quelques passages qui tirent en longueur n’empêchent pas le meilleur épisode de la saga depuis longtemps.
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Caractéristiques de Gears of War E-Day
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Développeur | The Coalition |
| Moteur | Unreal Engine 5 |
| Plateformes | Xbox Series X|S, PC (application Xbox et Steam) |
| Sortie | 6 octobre 2026 (accès anticipé dès le 1er octobre avec l’édition Premium) |
| Édition Premium | 100 dollars |
| Abonnement | Inclus dans le Game Pass, compatible Xbox Play Anywhere |
| Modes Series X | 1152p à 30 fps, 1000p à 40 fps (écran 120 Hz VRR), 936p à 60 fps, 120 fps en Versus |
| Modes Series S | 729p à 30 fps, 648p à 40 fps, 576p à 60 fps |
| PC minimum | RTX 2060 ou RX 6600, GPU compatible ray tracing obligatoire |
| Stockage PC | 115 Go sur SSD |
| Upscaling PC | DLSS 4.5, FSR 4, XeSS 3.0, benchmark intégré |
| Campagne | Plus de 14 heures annoncées, coopération jusqu’à 4 joueurs |
| Multijoueur | Versus 4 contre 4, Horde Siege à 12 joueurs |
Kalona, scénario et direction artistique
Gears of War E-Day est le premier épisode de la saga développé sous Unreal Engine 5 et franchement, ça envoie le pâté. C’est simple, c’est selon moi un des plus beaux jeux UE5 jamais sortis à ce jour. On est très loin de la palette gris-marron dont tout le monde se moquait à l’époque de la Xbox 360, ici ça brille de mille feux, qu’il s’agisse des éclairages ou du ray tracing, tout est magnifique. À savoir que j’avais été déçu par le rendu graphique du remake de Halo, mais là dès les premières minutes de jeu, j’ai compris que l’expérience allait totalement être différente.
Car le vrai coup de génie de ce nouvel épisode, c’est Kalona. Et de fait, cette ville n’est pas qu’un décor, elle est un protagoniste à part entière. Elle est organique, vivante et montre les Locustes jaillir du sol. C’est là qu’on assiste au massacre de l’E-Day en direct et qu’on voit le paysage se transformer sous les décombres au fil des chapitres. La catastrophe se raconte à hauteur d’homme, chose que la saga n’avait jamais vraiment osé et c’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié, surtout dans un prequel.
L’histoire se déroule donc quatorze ans avant le premier épisode, au lendemain des Guerres Pendulaires. Ce Marcus-là n’est pas encore le bloc de granit taciturne qu’on connaît : il est moins badass, plus humain, et c’est parfaitement logique. La carapace se forge justement ce jour-là. Sa relation avec Dom et le reste de l’escouade est plus touchante pour qui connaît la trilogie, et c’est quelque chose que j’ai apprécié aussi. Car pour un fan de la première heure, voir naître cette fraternité suffit à faire le job.
Gears of War E-Day : un gameplay aux petits oignons
Dans Gears of War E-Day, les décombres de Kalona ne servent pas qu’à faire joli, ils redessinent aussi le terrain de jeu. D’ailleurs, The Coalition a reconstruit entièrement le système de déplacement et c’est la meilleure nouvelle de cet épisode. Marcus garde ce poids de frigo américain en armure qui fait l’identité de la série, mais gagne une mobilité à laquelle je ne m’attendais pas. Gears ne s’est jamais aussi bien joué et le système de combat est purement jouissif. Les armes sont toutes cohérentes et complémentaire et j’adore tout particulièrement le sniper qui punit chaque comme il se doit chaque campeur planqué derrière son muret.
Les missions alternent désormais entre couloirs classiques et grands quartiers ouverts qu’on attaque par plusieurs côtés, avec un level design bien plus vertical. Entre deux objectifs, on aide des civils, on fouille les rues et on récupère des mods d’armes et d’armure à équiper dans des caisses de ravitaillement. Cette boucle de pillage dans une ville en ruine m’a immédiatement rappelé The Division que j’adore. Le revers de la médaille : les missions annexes se résument trop souvent à défendre une zone. Petit deuil aussi pour les vétérans : les duels à la tronçonneuse, les frag tags et les boucliers humains ont disparu.
Et la technique et coop dans tout ça ?
Techniquement, la Series X offre trois modes, du 1152p à 30 fps au 936p à 60 fps, plus un 40 fps réservé aux écrans 120 Hz compatibles VRR. La Series S, elle, descend jusqu’à 576p en mode 60 fps, et les zones ouvertes y font chuter le framerate. Sur PC, il faut 115 Go sur SSD et une carte compatible ray tracing, mais une RTX 2060 suffit en configuration minimale, ce qui reste raisonnable pour de l’Unreal Engine 5. Les possesseurs de Steam Deck devront quant à eux patienter : SteamDeckHQ déconseille totalement le jeu pour l’instant.
Côté coopération, la campagne se joue jusqu’à quatre, avec un cross-play entre Steam et Xbox très appréciable. J’ai vu toutefois des gens se plaindre de soucis réseau quand l’hôte joue sur PC, mais j’avoue qu’avec mon accès anticipé, je n’ai pas pu tester le multi. Signalons aussi que le Versus 4 contre 4 revient avec de nouvelles cartes, et Horde Siege lance trois escouades de quatre joueurs simultanément sur une grande carte de Kalona. Bref, il y a largement de quoi tenir bien après avoir terminé la campagne.
E-Day face à la concurrence
Dans l’était, le rapprochement le plus évident, c’est The Division 2. Même plaisir de ratisser une ville dévastée, même dopamine du loot qui améliore l’équipement. La différence avec Gears of War E-Day tient au rythme : là où le jeu d’Ubisoft est un looter-shooter pensé pour des centaines d’heures de grind, E-Day reste une campagne scénarisée qui emprunte cette boucle sans s’y noyer. Bref, si vous voulez du spectacle et un scénario plus poussé, Marcus remporte le match au la main.
L’autre comparaison est bien entendu interne. Gears 4 et Gears 5 avaient tenté de renouveller la formule et de passer le relais à une nouvelle génération de personnages plus inscrits dans l’air du temps, sans jamais m’accrocher. E-Day fait l’inverse : il revient aux personnages fondateurs et modernise ce qui compte vraiment, le mouvement et les arènes de combat.
Avis Gears of War E-Day
Je vais être honnête avec vous, je n’attendais plus grand-chose de la licence, surtout après Gears of War Reloaded qui ne m’avait pas non plus transcendé. Mais là, on peut dire que Xbox a réussi à me surprendre en me donnant un code PC dans le cadre de leur programme de test, car Gears of War E-Day a tout bonnement réussi à raviver ma flamme. C’est simple, avec Onimusha, il s’agit là d’un de mes meilleurs jeu de l’année. Les graphismes sont superbes, les ajouts de gameplay apportent enfin de la mobilité, les ruines de Kalona donnent envie de fouiller chaque recoin et la coop entre PC et Xbox permet de rameuter les potes quel que soit leur camp. Marcus n’est peut-être pas encore la brute des épisodes suivants, mais quel plaisir de l’entendre lâcher un « t’es trop moche pour vivre » après avoir collé une bastos dans la tête d’un Locuste. Certes quelques passages tirent un peu trop en longueur et je pense que sur Series S, le jeu doit tirer un peu la tronche, mais on reste pour moi sur le meilleur Gears depuis la trilogie originale. Et vous, prêts à revivre le jour où tout a basculé ?
FAQ
Gears of War E-Day est-il disponible dans le Game Pass ?
Oui, le jeu est inclus dans le Game Pass dès sa sortie le 6 octobre 2026, et il est compatible Xbox Play Anywhere : un seul achat ou abonnement couvre la version console et la version PC Xbox.
Peut-on jouer en coop entre PC et Xbox ?
Oui, la campagne se joue jusqu’à quatre joueurs avec un cross-play entre Steam et Xbox. Thurrott a relevé des problèmes réseau lorsque l’hôte de la partie joue sur PC, mieux vaut donc confier l’hébergement à un joueur console en cas de souci.
Gears of War E-Day tourne-t-il sur Steam Deck ?
Pas pour le moment. SteamDeckHQ déconseille totalement le jeu sur la console portable de Valve en l’état, en attendant d’éventuels correctifs.







