Cette année, les réseaux sociaux se retrouvent dans la mire des gouvernements du monde entier. La Commission Européenne veut justement imposer de nouvelles directives aux plateformes en ligne.

En 2020, les réseaux sociaux ont été plus que jamais sollicités par leurs utilisateurs. La crise mondiale de Covid-19 ayant forcé de nombreux travailleurs à rester chez eux, nombre d’entre eux se sont tournés vers les plateformes en ligne pour se divertir. Néanmoins, celles-ci ne sont pas sans danger pour ceux qui les utilisent et surtout la protection de leurs données. C’est pourquoi la Commission Européenne souhaite imposer de toutes nouvelles mesures aux réseaux sociaux dans l’ensemble du territoire.

Transparence internet Europe algorithmes

Une meilleure transparence par rapport aux algorithmes de Google ?

Une meilleure transparence au niveau des algorithmes

Plus tôt cette année, la Commission Européenne avait évoqué l’idée d’imposer aux réseaux sociaux le stockage des données dans le pays d’utilisation de leurs plateformes. Cette fois, la vice-présidente de la commission, Margrethe Vestager, aborde un autre sujet d’actualité, les algorithmes. Selon elle, les plateformes comme Facebook, Twitter ou Google doivent « fournir plus d’informations sur le fonctionnement de leurs algorithmes lorsque les régulateurs le demandent ». Elle estime que les réseaux sociaux se doivent d’être transparents avec leurs utilisateurs quant au contenu qui leur est proposé.

La vice-présidente compte en fait imposer une véritable directive aux services numériques, qu’ils devront respecter afin de pouvoir offrir leurs plateformes en Europe. Lors d’un discours devant AlgorithmWatch, elle explique qu’à l’avenir les réseaux sociaux devront « dire aux utilisateurs comment leurs systèmes de recommandation décident du contenu à montrer », leur permettant d’estimer s’ils peuvent « faire confiance à la vision du monde qu’elles donnent ».

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De la même manière, les plateformes devront « fournir des rapports réguliers sur le contenu des outils de modération qu’elles utilisent » et « de meilleures informations sur les publicités que nous voyons », afin d’avoir « une meilleure idée de qui essaie de nous influencer ». Ce projet de la Commission Européenne permettrait ainsi aux utilisateurs d’avoir une meilleure connaissance des plateformes qu’ils utilisent et du contenu qu’ils consultent sur celles-ci.

C’est une bonne chose, non?

Gwen