Le vaisseau spatial Orion de la mission Artemis I a atteint un point situé à plus de 432 210 km de la Terre, plus loin que tout autre vaisseau spatial conçu pour des vols habités n’a voyagé.

Le lundi 28 novembre, le vaisseau spatial Orion de la NASA a atteint sa distance la plus éloignée de la Terre, à plus de 432 210 km (268 563 miles exactement) de notre planète. Ce nouveau record pour un vaisseau spatial conçu pour des vols habités marque la moitié du parcours pour la mission Artemis I de l’agence spatiale américaine, qui doit durer un peu de 25 jours. Orion poursuit désormais son orbite autour de la Lune avant de retourner vers la Terre.

De la Terre à la Lune…

Lors d’une conférence de presse, la NASA a déclaré : « Artemis I a eu un succès extraordinaire et a accompli une série d’événements historiques », soulignant qu’Orion était le premier vaisseau spatial conçu pour transporter des humains sur une orbite lunaire rétrograde lointaine et qu’il avait battu le record de la distance la plus éloignée de notre planète.

Durant son orbite autour de la Lune, le vaisseau spatial va recueillir des données sur les conditions de vol que les astronautes peuvent s’attendre à vivre lors des futures missions. Le rayonnement spatial, auquel les astronautes seront exposés une fois sortie de l’atmosphère terrestre, sera particulièrement étudié.

Pour ce faire, Orion embarque un mannequin et deux torses remplis de capteurs pour détecter les niveaux de rayonnement. Le mannequin occupe le siège du commandant de mission, il est lesté pour simuler le poids d’un être humain et porte la combinaison spatiale des futurs astronautes. Le siège dispose également de capteurs pour détecter l’accélération et les vibrations afin de donner une idée de ce que sera le trajet lors du lancement et de la rentrée dans l’atmosphère.

De leur côté, les deux torses font partie d’une expérience de mesures de radioprotection. Ils sont conçus pour imiter la composition corporelle d’un homme et d’une femme adultes et sont dotés de détecteurs de rayonnement internes pour voir quelles zones particulières du corps seront exposées le plus de rayonnement. L’un des deux torses est équipé d’un gilet de protection contre les radiations et les résultats des deux torses seront comparés pour voir l’efficacité de cet équipement.

Avant le processus d’amerrissage prévu pour le 11 décembre, le vaisseau spatial Orion voyagera à près de 39 430 km/h. Dans sa phase finale, il entamera une descente dans l’atmosphère à environ 27 360 km/h et déploiera des parachutes avant de terminer sa course dans l’océan Pacifique où il sera récupéré par des navires de l’US Navy.