Quand on apprend que le nouveau jeu d’un studio fondé par Patrice Désilets, ancien cerveau derrière Assassin’s Creed, débarque en accès anticipé, on a forcément un a priori. On s’attend à un open world de plus, avec sa carte truffée d’icônes et ses objectifs qui se ressemblent tous. Après avoir lancé 1666 Amsterdam, sorti le 25 août 2026 en early access sur Steam et Epic Games Store, la surprise est bonne : le jeu prend clairement ses distances avec cette formule.
Une histoire de sorcellerie dans l’Amsterdam de 1666
Le jeu nous plonge dans l’Amsterdam de 1666, une ville bâtie sur la richesse et le pouvoir, mais rongée par une force sinistre que nous devrons combattre. On y incarne Noa, la Collectrice, une sorcière élevée par les Zaindaris dans un but bien précis : traquer les Originels. Ces entités vivent depuis des siècles, dotées d’un pouvoir et d’un temps qu’on leur a accordés, un pacte scellé en 1333 dont l’échéance approche. Le joueur alterne entre Noa et Aaron, son compagnon félin, pour enquêter le jour et affronter les démons qui se cachent derrière des visages humains une fois la nuit tombée.
Actuellement, le contenu disponible en accès anticipé de 1666 Amsterdam correspond à la première partie de la campagne, pour environ 15 heures de jeu. Le studio prévoit d’étoffer cette base au fil des mises à jour majeures prévues sur l’année à venir.
1666 Amsterdam, un jeu qui sort des sentiers battus
Le titre de Panache Digital Games mise sur un ciblage et des interactions avec le monde particulièrement bien travaillés, loin des mécaniques génériques qu’on pouvait redouter. On sent une vraie volonté de proposer autre chose, et ça fait du bien. Mais ce qui frappe surtout, c’est le découpage du jeu en plusieurs segments bien distincts :
- Les phases d’enquête, sans le costume de sorcière, où l’on investigue plus posément
- Les phases de plateforme et d’exploration en incarnant le chat, une expérience qui rappelle beaucoup Stray et qui apporte une vraie rupture de rythme
- Les phases en sorcière, avec un arsenal de pouvoirs accompagnés d’animations soignées. C’est là que les interactions sont les plus abouties, mais c’est là aussi que le bas blesse durant les combats
Parlons également de l’absence d’open world au sens classique du terme qui pour moi est un des véritables points forts du jeu. En resserrant les environnements, le studio a pu travailler le vieil Amsterdam avec beaucoup plus de finesse. Le résultat est une reconstitution particulièrement réussie, où chaque ruelle et chaque canal semble avoir été pensé plutôt que rempli pour occuper l’espace.
Les points à améliorer
Tout n’est pas parfait pour autant avec 1666 Amsterdam. Comme je le disais précédemment, les phases de combat restent pour l’instant en retrait par rapport au reste, un peu molles et manquant de punch. Le studio devra clairement muscler cet aspect au fil des mises à jour prévues sur l’année d’accès anticipé.
Autre bémol : une partie des sous-titres n’est pas encore traduite en français et reste en anglais. Un désagrément mineur pour les anglophones, mais qui peut freiner une partie du public non anglophone.
L’optimisation pose également problème à ce stade, avec des chutes de frames qui viennent parfois gâcher l’immersion. Un point sensible pour un jeu qui mise autant sur son ambiance, et qui devra être corrigé rapidement.
Avis 1666 Amsterdam
1666 Amsterdam prend des risques et cela paie sur plusieurs aspects, notamment dans sa direction artistique et son approche segmentée du gameplay. L’accès anticipé, qui doit durer environ un an avec des mises à jour majeures régulières, laisse le temps au studio de corriger le tir sur le combat et la traduction. En l’état, le jeu vaut clairement le détour pour qui cherche autre chose que le énième open world formaté. Et à sa sortie complète, 1666 Amsterdam pourrait bien s’imposer comme un concurrent de taille face à Assassin’s Creed Hexe. Affaire à suivre…






