Demon Skin débarque ce 13 avril sur Steam. Si vous vous sentez l’âme d’un fou furieux bien décidé à braver tous les dangers imaginables à travers des environnements hostiles comme l’enfer, ce hack-and-slash 2D de la scène indé risque de vous intéresser. 

Demon Skin : L’homme derrière le projet 

Demon Skin est né sous l’impulsion d’un certain Denis Listov, qui a proposé son projet pour la première fois en 2014. Par la force de la passion, cet autodidacte a perfectionné ses compétences en développement, en programmation et en design. 7 ans plus tard, après de nombreuses péripéties, Buka Entertainment s’est associé à ce projet pour proposer le titre sur Steam ce 13 avril 2021, et plus tard cette année sur PS4, Xbox ONE et Switch. Denis Listov a géré le projet à la tête de LUDUS FUTURE, dont Demon Skin est le premier projet vidéoludique. 

Denis Listov – L’homme derrière Demon Skin est fan de The Elder Scrolls et Blade of Darkness.

 

Scénario : C’est quand qu’on va où dans Demon Skin ?

Dans Demon Skin, personne ne vous demandera de réfléchir. Ce hack-and-slash en vue 2D, bourré d’effet 3D certes, vous emmène au sein d’une guerre entre des créatures myhtiques extraordinaires. Vous incarnerez immédiatement Roy, membre de l’ordre des Wanderers. Ce héros patibulaire, à la dégaine qui rappelle Kratos de God of War, combat les viles créatures issues des différents mondesAprès avoir sauté dans un portail menant à un monde chaotique, votre quête consiste à avancer tête baissée au milieu de cet environnement décadent, peuplé de monstres démoniaques, pour récupérer l’indispensable “Ancien Crystal”. Ce prétexte suffit à justifier l’effusion d’hectolitres d’hémoglobine et une violence ultra gore, pour le plus grand plaisir des fans de cocktails entre Castlevania et God of War. Entre ennemis fantasmagoriques récurrents et boss de fin de niveau, ça va gicler ! 

L’intro annonce la noirceur de Demon Skin!

Technique : Esthétique entre 2D et 3D pour un rendu néo rétro inspiré 

Techniquement, le titre n’est pas parfait mais récolte de bonnes notes en graphismes. Les effets de lumières, les environnements, l’animation des personnages et la variété des ennemis permettent de mettre en place un level design accrocheur et immersif. Les décors sont hyper dark. La subtilité des effets de profondeur donne le relief nécessaire à ce type d’aventure confinée et claustrophobe. Les développeurs ont misé sur la violence et l’agressivité et ils ont réussi leur coup. L’esthétique globale, aussi bien graphique que sonore, se rapproche terriblement de Killer Instinct.  

Les effets d’ombres et de lumières sont réussis dans Demon Skin.

 

On observe parfois des effets de clipping lors de certains déplacements du personnage, mais dans l’ensemble, le jeu tient la route et parvient à maintenir un stress permanent qui lui confère un côté flippant, comme on en voit trop peu dans ce type de jeu. Et la liste des ennemis types ne va pas contredire cette atmosphère. 

Maniabilité : Du nouveau avec du classique 

Votre avatar montre différente façon de se mouvoir. Sa vélocité dépend de son énergie. Lorsqu’il fatigue, ses coups ralentissent fortement, au point de devenir aboulique. Vous récolterez une série d’armes au cours du périple et vous pourrez les upgrader à travers un inventaire classique. Vos compétences, elles aussi, peuvent subir des améliorations au fur et à mesure que vous récolterez des points d’expérience, à la façon RPG. La particularité du gameplay de Demon Skin réside dans le fait que vous pouvez frapper à 3 hauteurs différentes, comme dans certains jeux de VS fighting. Ainsi, la touche Y frappe au niveau du visage, la touche X au niveau du torse et la touche A vers le bas.

Ces différences sont primordiales, car chaque ennemi affiche les parties de son corps qu’il protège. Il vous reste donc à frapper là où il ne se protège pas. D’autres belligérants requerront que vous frappiez derrière eux. Pour cela, la roulade actionnée par la gâchette RB est indispensable. 

L’arbre des compétences, façon RPG

Ces subtilités s’accompagnent de sauts classiques, de combos, de coups spéciaux et de fioles revigorantes. A priori déroutante, l’inertie du personnage sous l’influence de toutes ces caractéristiques devient rapidement familière et intuitive. Après avoir appréhendé toutes bonnes manœuvres et la gestion de l’inventaire, vous vous prendrez à contrôler une machine de guerre, avec des faiblesses bien dosées et une force qui va doper votre adrénaline. Toutefois, cette surexcitation sera rapidement domptée par la difficulté exacerbée des boss. Vous devrez non seulement étudier leurs patterns, analyser leur comportement et leurs réactions face à l’environnement, voire vous appuyer sur des éléments tierces pour en venir à bout. Contrairement à mes premières impressions, il faudra bel et bien un peu réfléchir.

Un niveau Triple Hot!

Plaisir du testeur : Demon Skin est-il le digne héritier des Castlevania et consorts ? 

J’ai pris mon pied avec ce titre ! Amateur de sensations fortes à travers des jeux directs et intuitifs, j’ai été séduit par la rapidité de l’immersion dans l’aventure. À l’instar des jeux d’arcade de l’époque ou des titres AAA des années 90, ce Demon Skin vous enseignent tout ce que vous devez savoir durant la première demi-heure de jeu. Après cela, vous n’avez plus qu’à vous battre comme un enragé pour survivre au milieu de ce bestiaire extraordinairement hostile. J’ai adoré le rythme avec lequel les créatures et les boss s’enchainent et le comportement des belligérants selon leur niveau. En allant du squelette débile, au boss intermédiaire plus malin que vous, le jeu frappe fort et juste.  

J’apprécie moins la difficulté surdosée de certains passages. D’autant plus que ce niveau d’exigence n’est légitime que par le fait que vos vies et vos sauvegardes sont illimités. Pour un vrai défi réaliste, j’aurais préféré que les moments ardus et les boss soient un peu moins impossibles à anticiper, mais que les continues et sauvegardes soient moins généreux. Certes, je pinaille. Concernant toutes ces sources d’inspiration, Demon Skin a pris ce dont il avait besoin pour se nourrir mais a su construire sa propre identité, sans plagier. 

De l’aventure 2D stylée, hommage aux 90’s

Conclusion : Vous l’avez dans la peau ce Demon Skin ? 

Pour une quinzaine d’euros sur Steam, les studios Ludus Future et Buka ont réussi leur pari. Ils ont réalisé un hack’n slash au style rétro, avec ces visuels à la hauteur des attentes contemporaines et ce qu’il faut d’originalité pour ne pas tomber dans le déjà vu. La difficulté trop ardue est corrigée par un système de sauvegardes infinis. La violence sans limite et l’atmosphère gore bourrée de références à la SF des 30 dernières années font le reste.  

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N’hésitez pas à nous livrer vos retours sur ce Demon Skin, je suis curieux de savoir si les gamers de 2021 apprécient encore cette vision de la guerre à la Tolkien 

Vega