Depuis la fin du support officiel de Windows 7, j’observe de nombreuses initiatives pour pousser les gens vers un système d’exploitation basé sur Linux. Est-ce une bonne idée ? Je l’ai testé pendant quelques jours et voici mes conclusions !

Fiche - Linux pour les Nuls, 12ème éd

Fabricant : First Interactive
Version : 12e édition Edition
Date de sortie : 24 January 2019
Prix : 24,95 €

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Linux c’est facile !

Contrairement à ce que certains pensent, installer et utiliser Linux c’est très facile. J’ai pour ma part opté pour la distribution Kubuntu (Ubuntu avec l’interface graphique KDE) en incluant les drivers propriétaires lors de l’installation. Le résultat est qu’en 20 minutes, on se retrouve avec un dual boot sur son ordinateur permettant de démarrer sur Windows ou sur un système Linux fonctionnel exploitant sans soucis mon écran ultra-wide.

Installer des applications sous Linux c’est très facile, il y a un centre logiciel et il suffit de faire quelques recherches dedans pour installer ce que bon vous semble.

Pour les logiciels annexes que j’ai installés comme Dropbox, Steam, Brave ou Franz, un simple téléchargement du fichier DEB avec un double clic sur ce dernier, m’a permis de réaliser l’installation.

Mon imprimante réseau a même été découverte et installée automatiquement, ce qui était assez surprenant.

En très peu de temps, j’avais un système fonctionnel avec mes applications habituelles exception faite de quelques-unes.

Mes applications Office 365 ?

Aux antipodes de la philosophie Linux, je suis abonné à l’offre cloud de Microsoft : Office 365. J’affectionne tout particulièrement la solution et je n’avais pas spécialement envie de me passer de ces services en changeant d’OS.

Pour One Drive, c’est compliqué, car il n’y a pas de client officiel et la seule solution trouvée c’était insync qui s’avère payante. Je n’ai ni envie de payer pour ça, ni de donner des autorisations sur mon OneDrive à des tiers, c’est donc à proscrire.

Pour ce qui est de la suite Office, elle est pleinement utilisable en version web et j’ai même testé une solution pour Outook : Prospect Mail qui est annoncé comme le client non-officiel de la suite Office 365. Il est basé sur Snap et en gros ça transforme la web-application d’Outlook en une application en dur avec notifications. C’est pas mal, mais pas aussi pratique que le vrai client.

Reste la solution PlayOnLinux qui fonctionne aussi assez bien et qui vous installe automatiquement les logiciels Windows par-dessus la couche d’émulation Wine. Évidemment, on y perd un peu en fluidité.

Linux - Word 2010 fonctionne assez bien sous PlayOnLinux

Linux – Word 2010 fonctionne assez bien sous PlayOnLinux

Les jeux sous Linux

Depuis SteamOS, un client officiel Linux existe pour Steam et une partie des jeux sont pleinement compatibles avec l’environnement Linux. L’installation du système se fait en quelques clics et les jeux compatibles fonctionnent parfaitement, cependant la liste reste tout de même fortement limitée. Par contre, il y a un composant d’émulation intégré au client Steam Linux capable d’automatiser le lancement de versions Windows des jeux à travers la couche d’émulation Wine : c’est le système Proton.

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Vous pouvez avoir le statut de la compatibilité de chaque jeu sous Proton sur le site protondb.com

Déjà plus de 3000 titres compatibles Linux sur le catalogue Steam

Déjà plus de 3000 titres compatibles Linux sur le catalogue Steam

Pour l’activer, vous n’avez qu’à vous rendre dans les options de Steam et cocher une seule case. Quand c’est fait, vous pouvez installer et jouer à presque tous les jeux du catalogue Steam et ça fonctionne pas trop mal.

J’ai testé avec Sekiro et ce n’était pas parfait : quelques saccades ici et là, mais pour de l’émulation le résultat demeure vraiment impressionnant.

Par contre pour les jeux se trouvant sur uPlay, Origin, Epic, Gog et compagnie : c’est directement plus compliqué.

Bref, ça fonctionne, mais si vous souhaitez jouer aux derniers AAA du moment, un boot sur Windows reste plus adapté.

Quels sont les avantages et désavantages de Linux du coup ?

Dans mon cas finalement pas grand-chose : une fois le système configuré avec mes applications, mes accès cloud et mon navigateur habituel, je ne vois pas vraiment de différence à l’usage avec mon pc Windows, mon Chromebook ou MacOS.  Je me suis amusé quelques peu avec les artifices de KDE et ses Widgets pour personnaliser mon interface, mais ce n’est pas le genre de chose sur lequel je passe mon temps habituellement.

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Fabricant : Independently published
Date de sortie : 1 September 2019
Prix : 19,99 €

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Je n’ai eu aucun mal à réinstaller VSCode et l’environnement de développement python pour compiler mes scripts depuis Linux. Visual Studio Code et Python étant open-source et cross-plateform : les manipulations sont exactement les mêmes.

Le gros point positif dans mon cas serait de pouvoir isoler la partie “professionnelle” de mon PC avec la partie loisir de sorte à scinder physiquement les deux. Linux bénéficie d’une philosophie sécuritaire bien plus prudente avec son exécution sans droit administrateur et la quasi-absence de virus sur cette plateforme.

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Pas de gros point négatif non plus puisque en dehors des jeux et des applications Office que vous pouvez remplacer par LibreOffice, je retrouve exactement toutes mes habitudes.

Linux peut par contre être intéressant pour moderniser un ordinateur plus ancien, car le système tourne sur des configurations plus modestes, mais mon ordinateur I7 avec 16 Go de ram couvre largement les besoins de Windows.

Linux Mint, une autre distribution recommandée pour les débutants

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Dual boot avec Linux ou Windows en hôte principal ?

Pour faire cohabiter les deux systèmes, il y a 3 grandes options :

  • Dual boot pour démarrer physique sur l’un ou l’autre système.
  • Boot Linux avec en son sein une machine virtuelle Windows
  • Boot Windows avec en son sein une machine virtuelle Linux

Sur base de discussions que j’ai pu avoir sur Twitter, certains me conseillent purement et simplement de supprimer Windows: eux ils utilisent Linux par idéologie du logiciel libre et de ce que ça représente. Ils ont le droit, je ne juge pas, mais pour ma part je ne suis intéressé que par les fonctionnalités.

Tux : la mascotte Linux a vraiment une bonne bouille

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D’autres m’ont conseillé une VM Windows avec pass through GPU permettant l’usage des jeux Windows du coup depuis cette dernière et enfin moi j’ai toujours utilisé des VM Linux dans ma configuration Windows.

J’ai ré-envisagé tous les cas de figure et je persiste à croire que la dernière option demeure la meilleure et je vais vous expliquer pourquoi :

  • Linux étant très léger, il est facile d’en faire une VM
  • On peut avoir plein de VM avec des distributions spécialisées
  • Malgré tous les chipotages +/- fonctionnels, les jeux fonctionnent vraiment mieux sous Windows.

Hyper-V intégré à Windows 10 permet facilement de créer un réseau vLAN à l’aide de vSwitch et d’y faire cohabiter tout un tas de VM (Linux, FreeBSD, etc) afin de profiter des avantages de Linux dans Windows.

Conclusions : à vous de choisir

Personnellement, je pense que sur le plan fonctionnel pour un utilisateur lambda, tout se vaut. Par contre si vous souhaitez moderniser un ancien ordinateur ou simplement essayer un système totalement différent c’est une bonne alternative.

Libre à vous donc de choisir votre système en fonction de vos affinités, mais pour ma part je n’ai pas trouvé de grands avantages ou désavantages à passer sous Linux pour mes usages quotidiens : j’utilise de toute façon les mêmes outils sur les deux plateformes et l’allure de mon bureau ou de l’écran de démarrage ne m’importent pas tant que ça.

N’hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires.

À très bientôt

Gwen