J’adore les claviers TKL low-profile. Alors quand Razer a annoncé le Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile Tenkeyless 8KHz, premier clavier esport low-profile équipé de switches optiques analogiques, je n’ai pas hésité un seul instant à me sacrifier pour vous proposer un test. Le principe tient en une phrase : reprendre la technologie des Huntsman V3 Pro classiques et la faire rentrer dans un châssis beaucoup plus fin.
- Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile Tenkeyless 8KHz : les caractéristiques techniques
- Design et conception du Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile
- Test Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile : performances et usage
- Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile face à la concurrence
- Avis Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile Tenkeyless 8KHz
- FAQ Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile
Le Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile Tenkeyless 8KHz réunit switches optiques analogiques, Rapid Trigger et format ultra-plat, avec des réglages embarqués d’une lisibilité remarquable. Un clavier brillant pour le jeu compétitif, freiné par l’absence de repose-poignet et de sans-fil, et par un tarif de 259,99 € difficile à avaler.
Acheter le Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile
Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile Tenkeyless 8KHz : les caractéristiques techniques
Voici ce que Razer annonce officiellement. La fiche est dense, et chaque ligne a son importance dans la suite du test.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Format | Tenkeyless (sans pavé numérique) |
| Switches | Optiques analogiques low-profile, linéaires, lubrifiés en usine |
| Course totale | 2,8 mm |
| Point d’activation | Réglable de 0,1 à 2,8 mm, touche par touche (2,0 mm sur le profil usine) |
| Sensibilité Rapid Trigger | Réglable de 0,1 à 1,0 mm |
| Taux d’interrogation | 8000 Hz |
| Latence annoncée | 0,39 ms (donnée constructeur) |
| Fonctions de jeu | Rapid Trigger, Snap Tap, Snap Flex, Dynamic Keystroke, entrée analogique |
| Matériaux | Plaque supérieure en aluminium 5052, keycaps PBT doubleshot texturées |
| Rétroéclairage | RGB par touche |
| Contrôles | Molette numérique multifonction, deux boutons médias |
| Profils embarqués | Six, accessibles par raccourci, compatibles Synapse 4 et Synapse Web |
| Connectique | Câble USB-A vers USB-C tressé et détachable |
| Dimensions et poids | 361 × 139 × 28 mm (19,5 mm à l’avant), environ 795 g |
| Prix conseillé | 259,99 € |
Design et conception du Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile
19,5 mm, voilà l’épaisseur du Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile. Car là où un clavier gaming de hauteur classique pousse à casser le poignet, celui-ci se pose quasiment à plat sur le bureau et laisse la main dans une position bien plus naturelle. Et ça tombe bien, puisque Razer ne fournit aucun repose-poignet dans la boîte. Ceci étant dit, à ce prix, l’oubli pique un peu. Mais revenons à nos moutons.
La plaque supérieure en aluminium 5052 donne au châssis de ce clavier une vraie rigidité et ses keycaps PBT doubleshot texturées ont le bon goût de ne pas lustrer avec le temps. Ceux qui ont connu les claviers des années 2000, avec leurs touches ZQSD complètement usées au bout de six mois, apprécieront. De plus, signalons que sous les touches, des mousses en EPDM et EVA et des switches lubrifiés en usine visent une frappe feutrée, loin du bruit de mitraillette d’un mécanique classique.
Parlons aussi de la molette numérique multifonction qui gère le volume et sert aussi de télécommande aux réglages des switches, épaulée par deux boutons médias dédiés. Ce clavier filaire est aussi équipé d’un câble USB-A vers USB-C tressé qui se détache et qui est pratique pour le transport. Mais pour un tarif de 259,99 euros, il est aussi de bon ton de parler des trucs qui manquent : pas de sans-fil donc, pas de hot-swap pour changer les switches, pas de port USB passthrough. À ce prix, Razer aurait pu concéder au moins une de ces trois options.
Test Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile : performances et usage
Les switches du Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile sont bel et bien la réelle valeur ajoutée de ce clavier. Ici, aucun contact métallique : un faisceau lumineux mesure en continu la position de la tige sur toute la course de 2,8 mm et le clavier sait si la touche est enfoncée à 10 %, 50 % ou 100 %. Pour régler le point d’activation, pas besoin d’ouvrir le moindre logiciel. Fn + Tab, puis la molette ou les flèches pour naviguer entre 0,1 et 2,8 mm, pendant qu’une rangée de LED graduée de “Shallow” à “Deep” fait office de panneau de contrôle. On appuie ensuite sur n’importe quelle touche et les LED s’allument au fur et à mesure de l’enfoncement. C’est lisible, immédiat, et ça se fait sans quitter son jeu.
Le Rapid Trigger suit la même logique. La touche se réinitialise dès que le doigt commence à remonter et non à un point fixe. Fn + Caps Lock ouvre le mode de réglage, Caps Lock active ou coupe la fonction sur les touches voulues, qui passent à l’orange, et la sensibilité se règle de 0,1 à 1,0 mm. Pendant le test, la touche vire au vert quand elle s’active et au rouge quand elle se réinitialise. Sur Counter-Strike 2, c’est ce qui rend le counter-strafe (relâcher Q et taper brièvement D pour s’arrêter net avant de tirer) plus rapide et plus constant. Valorant, qui punit sévèrement le tir en mouvement, en profite tout autant. Bonus appréciable, ces réglages rapides n’écrasent pas les profils enregistrés dans Synapse.
Et puis, pour ceux qui ne veulent rien régler, six profils ont été mis à disposition par Razer. Le profil usine reste figé à 2,0 mm. Le profil FPS Rapid Trigger passe tout le clavier à 1,2 mm avec un Rapid Trigger à 0,3 mm sur WASD (ZQSD sur un AZERTY), tandis que High Sensitivity descend à 0,8 mm avec le Rapid Trigger actif sur toutes les touches. Deux profils exploitent l’entrée analogique : Analog WASD transforme ces quatre touches en stick gauche de manette, Racing les convertit en accélérateur, direction et frein. Bref, il y a en pour tous les gouts et on sent que Razer a pris le temps de penser à chaque type de joueur.
Mais revenons à ces swtiches analogiques qui permettent par exemple de doser l’accélération dans Forza Horizon ou de freiner sans bloquer les roues dans Assetto Corsa, ce qui relève de l’exploit sur un clavier. Malheureusement, tout ça ne fonctionne que dans les jeux compatibles et dépend entièrement de Synapse. À savoir que tout passe par une émulation de manette et que ça ne fonctionne que dans les jeux qui acceptent ce type d’entrées. Parlons aussi du Dynamic Keystroke qui attribue jusqu’à quatre actions à une touche selon la profondeur d’appui, ce qui plaira cette fois aux joueurs de World of Warcraft ou Final Fantasy XIV qui pourront balancer un sort à mi-course et un second à fond.
Reste le Snap Tap, qui donne la priorité à la dernière touche pressée entre deux directions opposées. Il est désactivé par défaut et s’active via Fn + Maj gauche, avec quatre modes : priorité à gauche, priorité à droite, comparaison de niveau ou neutre. Bonne idée de l’avoir laissé éteint, puisque Valve a interdit ce type de fonction sur les serveurs officiels de CS2. Côté chiffres, les 8000 Hz de taux d’interrogation écrasent les 1000 Hz de la plupart des claviers gaming et Razer annonce 0,39 ms de latence, une valeur de laboratoire que mes réflèxes de quadragénaire seraient bien incapables de confirmer.
Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile face à la concurrence
Viser juste, c’est aussi choisir le bon modèle et le premier concurrent du Huntsman V3 Pro Low-Profile vient de chez Razer. En effet, le Huntsman V3 Pro TKL 8KHz standard offre une activation maximale de 4,0 mm contre 2,8 mm ici, inclut un repose-poignet magnétique et coûte environ une dizaine d’euros de moins. Si la hauteur ne vous dérange pas, le grand frère en donne plus pour moins cher. Le Low-Profile ne se justifie que si le format plat est votre priorité absolue, même si il faut reconnaître que ces claviers ont vraiment de la gueule.
Face aux claviers magnétiques à effet Hall, l’optique a l’avantage d’être insensible aux champs magnétiques parasites et calibrée en usine. Face aux low-profile mécaniques, le match est vite plié : ni Rapid Trigger, ni activation réglable, ni entrée analogique. Jusqu’ici, choisir un clavier plat voulait dire renoncer à la précision de l’analogique, mais ce n’est désormais plus le cas avec le Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile.
Avis Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile Tenkeyless 8KHz
Vous l’aurez compris, le Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile Tenkeyless 8KHz ne fait aucune concession et malheureusement, ça se ressent au niveau de son prix. Ceci dit, son tarif est selon moi largement justifié tant ce clavier est génial. Et pour cause, il est fin, réactif et taillé pour le jeu compétitif, avec des réglages embarqués si bien pensés qu’on en oublie presque Razer Synapse. Mais à 259,99 €, il coûte presque le prix d’un kit de 16 Go de DDR5, ce qui remet un peu les choses en perspective. En bref, il s’adresse à ceux qui ont les moyens de se l’offrir et à ceux dont l’eSport est le métier, ce qui ne sera malheureusement pas le cas de beaucoup de monde. Alors, ce luxe vaut-il vraiment le prix d’un kit de RAM ?
Acheter le Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile
FAQ Razer Huntsman V3 Pro Low-Profile
Peut-on utiliser toutes ses fonctions sur Counter-Strike 2 ?
Pas toutes. Valve a interdit les fonctions de type Snap Tap sur les serveurs officiels de CS2. Sur ce clavier, le Snap Tap est désactivé par défaut et ne s’allume qu’avec Fn + Maj gauche. Avant de jouer en compétition ou en tournoi, mieux vaut consulter le règlement du jeu ou de l’organisateur.
L’entrée analogique fonctionne-t-elle dans tous les jeux ?
Non. Elle passe par une émulation de manette et ne fonctionne donc que dans les jeux qui acceptent les entrées manette. Certains titres gèrent aussi mal le mélange entre clavier et manette.
Faut-il installer un logiciel pour régler le clavier ?
Pas pour l’essentiel. Le point d’activation et le Rapid Trigger se règlent directement depuis le clavier, et six profils se chargent par raccourci. En revanche, les profils qui utilisent la fonction manette nécessitent l’application Razer Synapse, et Synapse 4 ou Synapse Web permettent d’aller plus loin dans la personnalisation.







