J’ai grandi avec une manette de PS1 entre les mains, à nettoyer des couloirs sombres à grands coups de pixels sanglants dans Loaded, ou à écraser des piétons à la chaîne dans le tout premier Grand Theft Auto. Autant vous dire que lorsque les premières images de Kusan: City of Wolves ont pointé le bout de leur nez, ma fibre nostalgique de quadra a immédiatement frémi. On nous promet du pixel art brut, une vue de dessus impitoyable et une ambiance qui lorgne sans vergogne du côté du mythique Hotline Miami, le tout enrobé dans un univers cyberpunk poisseux. J’ai pu poser mes mains sur une version preview pendant deux bonnes heures, le temps de me faire dérouiller proprement jusqu’au premier boss.
Kusan: City of Wolves ressuscite la violence brute des top-down shooters rétro avec un habillage comic book ultra soigné. Une preview exigeante où la moindre erreur se paie cash, transformant l’action frénétique en un véritable casse-tête tactique pour joueurs masochistes.
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Caractéristiques techniques du titre
| Élément | Détails constatés |
|---|---|
| Nom du jeu | Kusan: City of Wolves |
| Éditeur | PQube |
| Développeur | CircleFromDot |
| Genre | Hardcore Top-down Shooter |
| Statut du test | Version Preview (environ 2h de jeu) |
| Style visuel | Pixel Art rétro & Transitions Comic Book |
| Plateforme | PC (Steam) |
Design et conception : le choc des pixels et de la BD
Visuellement, le titre souffle le chaud et le froid avec une efficacité redoutable qui accroche immédiatement l’œil. D’un côté, la phase de gameplay pure nous plonge dans un univers en gros pixels rétro vus du dessus, volontairement old-school, anguleux et minimaliste. De l’autre, les cinématiques et les transitions narratives adoptent un style comic book super détaillé. Ce contraste saisissant insuffle une vraie personnalité aux aventures de notre loup anthropomorphe et cybernétique.
La direction artistique évite le piège du plagiat paresseux. Les décors de cette Corée alternative dépeignent des ruelles sombres, des néons agressifs et une violence graphique crue. Les animations restent fluides malgré la lourdeur volontaire des sprites, prouvant qu’un bon pixel art vaut mieux qu’un moteur 3D générique sans âme. C’est propre, c’est tranché, et l’identité visuelle s’impose dès les premières secondes comme une franche réussite.
Test Performances et usage : mourir est un art stratégique
Ne vous fiez pas à son allure de shooter décérébré. Si ses illustres aînés récompensaient parfois l’improvisation pure dictée par un shoot d’adrénaline, Kusan exige une rigueur militaire. Le gameplay s’avère particulièrement impitoyable et punit instantanément la moindre approximation. J’ai rapidement compris que toute action qui n’est pas mûrement réfléchie à l’avance mène inéluctablement à la mort. On se surprend à aborder chaque pièce comme un mini-plateau d’échecs en temps réel : il faut planifier l’ordre des cibles, économiser ses munitions et anticiper les lignes de mire des ennemis.
Le rythme cardiaque s’emballe, la tension est palpable, et le premier boss m’a demandé une concentration absolue pour mémoriser ses patterns. On est face à un véritable hardcore top-down shooter qui ne ment pas sur sa marchandise. C’est intense, parfois frustrant, mais diablement gratifiant quand le plan se déroule sans accroc.
La très bonne surprise vient de la gestion de l’évolution du personnage. Pour son arbre de compétences, le jeu délaisse les menus textuels rébarbatifs pour proposer un petit casse-tête sous forme de grille façon Tetris. Vous devez débloquer des cases dans votre inventaire et y imbriquer vos modules d’amélioration, ces derniers possédant des formes géométriques variables (les fameux tétrominos). Gérer l’espace devient un jeu dans le jeu, obligeant à faire des choix drastiques entre l’amélioration de votre bras cybernétique ou l’ajout de bonus passifs.
Un mot sur l’ambiance sonore : la musique électronique qui accompagne nos massacres pixelisés se montre tout à fait chouette et colle bien à l’action. On n’atteint pas encore la transe hypnotique ou la bande-son d’anthologie qui a fait la réputation de la licence de Devolver, mais les basses font vibrer le bureau comme il faut pour nous maintenir dans le rythme effréné des affrontements.
Face à la concurrence en 2026
Le genre du jeu en vue de dessus connaît un net regain de forme en cette année 2026. Si vous cherchez une alternative plus axée sur l’exploration et les interventions policières en monde ouvert, je vous renvoie vers notre test de The Precinct. Si en revanche, l’esthétique rétro vous branche mais que vous préférez souffrir en bande avec des potes, jetez un œil attentif au test de Heroes of Hammerwatch 2 en coop. Kusan se positionne quant à lui sur un créneau purement solo et résolument plus viscéral.
Avis sur Kusan: City of Wolves
Version preview oblige, je ne poserai pas de note définitive sur ce premier contact. Il n’en demeure pas moins que l’expérience s’avère extrêmement solide pour les amateurs de défis relevés. La formule est brute, exigeante, et le système d’inventaire géométrique apporte une vraie fraîcheur tactique. Reste à voir si le jeu complet tiendra la distance sans lasser sur la longueur. Alors, verdict temporaire : avez-vous les nerfs assez solides pour nettoyer la ville de ses loups ?
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FAQ concernant le jeu
Quelle est la difficulté réelle de Kusan: City of Wolves ?
Le jeu est très difficile. Il s’inscrit dans la lignée des die-and-retry hardcore où un seul tir ennemi ou une mauvaise esquive entraîne la mort immédiate et le redémarrage du niveau.
Peut-on jouer à Kusan: City of Wolves en mode coopération ?
D’après les éléments de cette version preview, le titre est pensé exclusivement comme une expérience solo narrative et tactique.











