Tout a commencé par un message d’Yvan sur Gamerz qui parlait de cette petite pépite indépendante. Avec son look qui fleure bon l’époque où on soufflait dans nos cartouches de Super Nintendo, Heroes of Hammerwatch 2 m’a immédiatement fait de l’œil, promettant un mix improbable entre Secret of Mana et la frénésie d’un Vampire Survivors.
Un Rogue-lite addictif qui sublime la coopération en ligne avec une progression méta ultra-solide, malgré un endgame qui s’essouffle un peu trop vite dans le farm répétitif.
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| Spécification | Détails |
|---|---|
| Développeur | Crackshell |
| Genre | Action-RPG / Rogue-lite |
| Plateformes | PC (Steam Deck compatible) |
| Mode de jeu | Solo / Coop en ligne |
| Direction artistique | Pixel Art rétro |
| Progression | Méta-progression via camp de base |
| Classes jouables | Guerrier, Mage, et plus |
| Durée de vie | ~25-30h pour le contenu principal |
Design et conception : Le charme du pixel maîtrisé
Visuellement, le jeu ne cherche pas à réinventer la roue, mais il peaufine sa propre formule. On est sur un pixel art chirurgical qui rappelle les grandes heures du RPG 16-bits, avec cette vue de dessus qui donne immédiatement envie d’explorer. Les biomes s’enchaînent avec une identité propre, des forêts verdoyantes aux donjons poisseux, le tout soutenu par des compositions musicales qui restent en tête bien après avoir éteint la console. C’est propre, c’est lisible, et ça tourne comme un charme sur Steam Deck.
Le feeling global oscille entre la nostalgie d’un Secret of Mana pour les déplacements et la nervosité d’un Machine Gun Fury pour l’action pure. Les effets de particules lors des sorts ou des explosions de cadavres apportent ce côté moderne et “juicy” qu’on attend d’un titre de 2026. On sent que Crackshell a bossé son moteur pour que chaque coup porté soit gratifiant, évitant le côté “mou” que certains titres rétro peuvent parfois traîner comme un boulet.
Performance et usage : L’art de la boucle infernale
J’ai profité des vacances pour poncer le titre avec le pote Vincent. Lui en Mage, moi en Guerrier, on s’est lancé dans une épopée de 25 heures qui a mis nos nerfs à rude épreuve. Le gameplay est un modèle de précision : le dash est instantané, les fenêtres de hit sont claires, et la gestion des pouvoirs spéciaux demande juste ce qu’il faut de timing. On ne subit jamais le jeu, on le maîtrise, du moins jusqu’à ce que la difficulté grimpe en flèche.
La grande force de Heroes of Hammerwatch 2 réside dans sa gestion du camp de base. Tout l’or ramassé au péril de votre vie sert à ériger des bâtiments. Chaque nouvel édifice débloque des compétences, des objets chez le marchand ou des boosts permanents. Arrivés au niveau 20, nos personnages étaient devenus de véritables machines de guerre. Imaginez : une barre de vie qui occupe la moitié de l’écran, 4 charges de dash pour traverser les maps à la vitesse de la lumière et une collection de breloques rendant chaque coup critique absolument dévastateur. C’est l’essence même du plaisir “power fantasy” que l’on recherche après une longue journée de boulot.
Cependant, tout n’est pas rose au pays du pixel. Si l’expérience est grisante en ligne, l’absence totale de coopération locale sur une même télé est une aberration en 2026. On a dû jouer chacun sur nos Steam Deck respectifs, tels deux ados dans un abribus, faute de pouvoir partager le même écran. C’est d’autant plus frustrant que le jeu se prête parfaitement à une session canapé-bière entre potes.
Le endgame a également fini par doucher notre enthousiasme. Après avoir traversé tous les biomes et terrassé la quasi-totalité des boss, on se heurte à un mur. La répétitivité s’installe, le farming devient nécessaire pour passer le dernier cap et l’intérêt s’étiole. Le coup de grâce est venu d’un run magistral de deux heures, anéanti par la mort de Vincent dans un piège de débutant. À 40 balais, avec un backlog qui déborde, ce genre de frustration est souvent le point final d’une aventure. On a adoré le voyage, mais on n’a pas eu le courage de reprendre les rames pour le dernier kilomètre.
Face à la concurrence
Si vous cherchez un défi similaire, la comparaison avec Vampire Crawlers est évidente pour le côté avalanche de bonus, même si Hammerwatch privilégie une structure plus rigide et moins aléatoire dans ses builds. D’un autre côté, un titre comme Hades offre une narration plus poussée, là où Hammerwatch 2 se concentre uniquement sur l’efficacité de sa boucle de gameplay et la montée en puissance de sa ville.
On regrette d’ailleurs que les synergies entre les classes ne soient pas plus poussées. Là où un Vampire Survivors permet des fusions d’armes jouissives, ici on reste sur des rôles très classiques. Le guerrier tank, le mage arrose, mais il manque ce petit “plus” qui ferait que nos pouvoirs se complètent réellement pour créer des effets démesurés.
Mon avis sur Heroes of Hammerwatch 2
Heroes of Hammerwatch 2 est un excellent cru pour les amateurs de Rogue-lite qui ne craignent pas le pixel. C’est drôle, nerveux, et la progression de la ville est suffisamment gratifiante pour vous tenir éveillé jusqu’à pas d’heure. On pardonne le grind final un peu lourd tant les 20 premières heures sont un pur régal de coopération et de découverte. C’est le genre de jeu qui vous fait dire “allez, encore un dernier run” jusqu’à ce que le soleil se lève.
Et vous, vous êtes plutôt team “foncer dans le tas” ou “rester en retrait pour balancer des boules de feu” ?
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FAQ
Est-ce que Heroes of Hammerwatch 2 est jouable en solo ?
Oui, tout à fait. Même si le jeu brille particulièrement en coopération, l’équilibrage s’adapte et permet de terminer l’aventure seul, au prix d’une prudence accrue.
Le jeu est-il compatible avec le Steam Deck ?
C’est même l’une des meilleures façons d’y jouer. Les contrôles sont parfaitement adaptés et la lisibilité reste excellente sur le petit écran de la console de Valve.
Faut-il avoir fait le premier épisode pour comprendre l’histoire ?
Absolument pas. L’histoire est un prétexte à l’exploration et les mécaniques sont introduites de manière limpide dès les premières minutes de jeu.







