J’avoue, je suis tombé dans le panneau. Après avoir vu passer un tweet ultra-enthousiaste montrant des carrosseries se plier comme de simples canettes de soda, j’ai eu une envie irrépressible de me plonger dans cet Early Access de Wreckfest 2. Le genre du Destruction Derby me manquait, et les premières images promettaient une baffe graphique que je ne pouvais pas ignorer.
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Caractéristiques de Wreckfest 2
| Développeur | Bugbear Entertainment |
| Éditeur | THQ Nordic |
| Moteur de jeu | Moteur ROMU (Physique améliorée) |
| Plateformes | PC (Steam), PS5, Xbox Series X/S |
| Modes de jeu | Carrière, Multijoueur, Custom Event, Derby |
| Type de jeu | Course / Destruction (Stock Car) |
| Statut | Early Access (Accès Anticipé) |
Design et conception : La beauté du chaos
Dès le premier lancement, on sent que Bugbear a franchi un palier technique colossal. Visuellement, Wreckfest 2 est une véritable vitrine technologique pour le moteur ROMU. On n’est plus simplement sur des textures qui “changent” pour simuler des dégâts ; ici, chaque impact modifie la structure même du véhicule. J’ai passé de longues minutes dans le garage à observer le rendu des matériaux : le métal brille sous le soleil rasant, les pneus semblent peser leur poids et la saleté s’accumule de manière organique sur les portières.
L’interface est restée fidèle à l’esprit “garage” du premier opus, mais avec une finition bien plus léchée. C’est brut, c’est propre, et on sent l’expertise du studio dans le domaine. La prise en main, même au clavier (bien que je recommande chaudement une manette pour les gâchettes analogiques), offre un retour de force visuel saisissant. Quand on voit le châssis vibrer sous l’effort du moteur, l’immersion est immédiate. Les finitions des modèles de voitures, bien qu’inspirées de modèles réels sans licences officielles, sont d’un réalisme bluffant, avec des détails sur les soudures et les arceaux de sécurité qui font plaisir à voir.
Test de Wreckfest 2 : Performances et usage
Le cœur de Wreckfest 2, c’est évidemment la piste. Et là, j’ai pris une claque… dans tous les sens du terme. Le jeu est magnifique, il n’y a pas d’autre mot. La poussière qui s’élève au passage des concurrents, les débris qui restent sur la piste tour après tour, et surtout cette gestion de la lumière qui rend chaque course épique. Côté fluidité, rien à redire sur ma config de test : ça tourne comme un charme sans aucune chute de framerate, même quand douze bagnoles s’encastrent dans le premier virage.
Les défis proposés sont l’un des gros points forts. On retrouve les classiques courses de stock-car et les derbys de destruction qui me rappellent les grandes heures de Destruction Derby sur PS1. Mais Bugbear a ajouté des touches d’originalité savoureuses : j’ai pu piloter des motorhomes massifs et des bus scolaires dans des arènes trop petites pour eux. C’est “rigolol” au possible de voir un camping-car se désintégrer littéralement sous les chocs, laissant apparaître son aménagement intérieur avant de finir en tas de ferraille fumant.
Cependant, tout n’est pas rose dans le monde de la tôle froissée. Le jeu est, pour l’instant, incroyablement punitif. J’ai eu un mal de chien à simplement finir une course sur le podium. J’ai enchaîné une quinzaine de courses où j’ai terminé bon dernier. Pourquoi ? Parce que l’IA ne fait aucun cadeau. Je me suis retrouvé littéralement encerclé par des bots qui me fonçaient dedans sans aucune pitié. À la moindre bousculade, ma voiture volait dans le décor, et reprendre de la vitesse après un choc est une mission quasi impossible. C’est frustrant, d’autant plus que le moteur physique est si précis qu’un angle d’impact un peu trop prononcé vous envoie faire des tonneaux instantanément.
Étonnamment, le salut est venu du mode Online. Le système est bien conçu et comble les places vides avec des bots si nécessaire. J’ai trouvé les parties en ligne un peu plus “respirables”. Les joueurs humains, bien que brutaux, font parfois des erreurs de pilotage dont on peut profiter, alors que les bots de l’Early Access semblent programmés pour être des machines de guerre infaillibles. La stabilité réseau est déjà excellente pour une version anticipée, avec très peu de latence constatée lors de mes sessions de jeu nocturnes.
Avis Wreckfest 2
Wreckfest 2 est un joyau visuel qui redonne ses lettres de noblesse à un genre trop souvent délaissé. C’est beau, c’est sauvage, et le plaisir de voir son véhicule se transformer en accordéon est intact. Bugbear Entertainment prouve encore une fois qu’ils sont les rois de la physique automobile. Le jeu tourne parfaitement et propose un contenu déjà solide pour un début d’accès anticipé, entre délires en bus scolaire et courses sérieuses en bolides rétro.
Mais attention, le titre s’adresse pour l’instant aux joueurs qui n’ont pas peur de souffrir. La difficulté actuelle est un véritable mur qui risque de freiner les néophytes ou ceux qui cherchent une expérience arcade plus détendue. On sent que l’équilibrage de l’IA doit encore être peaufiné pour éviter ce sentiment d’être la cible unique de tout le peloton. C’est un jeu que je recommande chaudement pour sa technique, mais préparez-vous à manger de la poussière et à recommencer vos courses plus d’une fois.
Et vous, vous êtes plutôt pilotage propre ou adepte du coup de pare-chocs dans les portières pour gagner une place ?











