C’est un petit séisme dans le monde du mobilier de bureau et du gaming. Secretlab, la marque singapourienne qui a assis toute une génération de joueurs et de télétravailleurs sur ses célèbres sièges baquets, décide enfin de sortir de sa zone de confort. Avec la nouvelle Secretlab ATLAS™, le constructeur range ses lignes agressives et ses logos massifs au placard pour s’attaquer frontalement aux géants du marché de l’ergonomie corporate comme Herman Miller ou Steelcase. Une transition majeure qui prouve que le public cible a lui aussi vieilli et troqué ses sessions nocturnes sur Counter-Strike contre des réunions Zoom à rallonge.
Secretlab lance l’ATLAS™, sa toute première chaise ergonomique épurée abandonnant le look gaming pour séduire les bureaux modernes. Derrière son design minimaliste se cachent un dossier haut synchrone et des mousses propriétaires certifiées qui risquent de peser lourd sur la facture.
Adieu le look tuning, place à l’ergonomie de bureau en 2026
Soyons honnêtes : si la qualité de fabrication de la marque n’est plus à prouver, le design inspiré des voitures de course commençait sérieusement à dater dans un intérieur sobre ou un open space. Après avoir tenté de masquer l’esthétique purement gamer de sa gamme avec les housses Secretlab Skins, la marque franchit un cap décisif. La Secretlab ATLAS™ adopte la silhouette la plus fine et épurée jamais conçue par le fabricant, pensée pour s’intégrer naturellement dans les espaces de travail contemporains.“
Ici, pas de dossier en mesh qui s’arrête à mi-hauteur comme sur les chaises de bureau traditionnelles bon marché. Secretlab conserve son expertise du confort global avec son dossier Re-Curve™, une structure haute qui englobe l’intégralité de la colonne vertébrale, des lombaires jusqu’aux cervicales. L’objectif est clair : maintenir une posture idéale sans donner l’impression de s’installer dans le cockpit d’une écurie de Formule 1.
La cinématique synchrone 2:1 pour bouger en travaillant
La véritable nouveauté technique réside dans l’adoption d’un mécanisme d’inclinaison synchrone 2:1. Concrètement, le dossier et l’assise bougent ensemble mais à des rythmes différents : pour chaque inclinaison de 2° du dossier, l’assise ne s’incline que de 1°. Ce système, standard sur le très haut de gamme ergonomique mais inédit chez le constructeur, permet de favoriser le mouvement naturel et de réduire drastiquement la fatigue musculaire lors des phases de concentration ou de relâchement.
Le siège permet de basculer facilement entre deux configurations majeures :
- Le mode concentration : La chaise force une posture droite, stable, les pieds ancrés au sol pour maximiser la productivité.
- Le mode repos : Une bascule allant jusqu’à 120° pour relâcher la pression sur les disques intervertébraux lors des pauses réglementaires.
Pour parfaire le tout, la marque s’est payé une certification officielle auprès de l’organisme United States Ergonomics. Une manière d’apporter une caution scientifique à ses nouvelles mousses composites avancées, développées pour répartir la pression de manière honnête et éviter l’effet “fesses engourdies” après quatre heures de tableur Excel.
Une montée en gamme qui va faire mal au portefeuille ?
Fidèle à ses habitudes, le constructeur décline son nouveau bébé dans une pléthore de finitions premium : le très agréable tissu SoftWeave® Plus, le similicuir hybride NEO™ éprouvé sur la Secretlab Titan Evo, ou encore des revêtements encore plus exclusifs baptisés NanoGen™ et NanoFoam™ pour les éditions haut de panier. Côté coloris, la sobriété est de mise avec des déclinaisons neutres comme Dune, Cookies & Cream, Moon ou les éternels Classic Black et Pure White+.
Seul immense point d’interrogation qui subsiste à l’heure du lancement officiel : le tarif. Si la marque s’est historiquement imposée en proposant un excellent rapport qualité-prix face aux ténors de l’ergonomie, cette incursion sur le segment corporate avec des technologies certifiées et brevetées risque de faire sérieusement piquer la facture. On se souvient de l’époque du test de la Titan XL où les tarifs restaient encore grand public ; ici, l’ATLAS™ lorgne clairement vers le mobilier d’architecte et les budgets d’entreprise bien fournis.
La Secretlab ATLAS™ est disponible dès aujourd’hui à la commande sur leur plateforme officielle. Reste à voir si les habitués de la marque franchiront le pas pour équiper leur bureau à la maison, ou si Secretlab réussira son pari de s’imposer auprès des directions des ressources humaines.






