Denshattack! est de ces jeux qu’on n’attendait pas et qui débarquent avec l’assurance d’une locomotive qui ne freine devant rien, ce qui tombe bien puisque c’est littéralement le concept. Un platformer à tricks où on chevauche un train (densha en japonais) à travers un Japon dystopique, ça sonne comme une idée de game jam un peu folle. Sauf que ça marche, et même très bien.
Denshattack! est un platformer à tricks original où l’on grinde et fait des combos sur un train à travers un Japon rétrofuturiste, avec plus de 60 niveaux et des boss fights complètement barrés. Un mélange évident et réussi entre Tony Hawk’s Pro Skater et Jet Set Radio.
Denshattack!, les caractéristiques du jeu
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit rappel des bases pour ceux qui découvrent le jeu.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Développeur | Undercoders |
| Éditeur | Fireshine Games |
| Genre | Platformer 3D à tricks |
| Plateformes | Nintendo Switch 2, PS5, Xbox Series X|S, PC |
| Mode de jeu | Solo |
| Nombre de niveaux | Plus de 60 niveaux |
| Durée de vie | Environ 20 heures pour le 100% |
| Prix | 20 euros |
| Bande-son | Tee Lopes, Ryo Nagamatsu, Richard Jacques et bien d’autres |
Design et conception : un Japon rétrofuturiste super lisible
Ce qui frappe en premier avec Denshattack!, c’est à quel point le level design est intelligent. Malgré la vitesse du train et le nombre de choses qui se passent à l’écran, on comprend instantanément où se situent les objectifs. De plus, tous les panneaux de couleurs qui balisent les trajectoires ajoutent une lisibilité en plus tout en restant visuellement dingues. On sent que les développeurs d’Undercoders ont bossé le sujet avec un vrai souci de clarté, ce qui n’est pas donné à tout le monde sur ce genre de gameplay ultra rapide, surtout avec plus de 60 niveaux à parcourir.
Le chara design colle quant à lui parfaitement à l’ambiance, avec un côté animé assumé entre les niveaux, un scénario clairement pioché dans les codes du shonen, et une direction artistique qui pioche allègrement dans l’esthétique Jet Set Radio. Enfin, le Japon transformé que l’on traverse tout au long du jeu, entre métropoles, plages et zones rurales, donne un cadre qui change constamment sans jamais perdre son identité visuelle.
Test performances et usage : facile à prendre en main, difficile à maîtriser
Sur le papier, Denshattack! reprend une formule qu’on connaît bien depuis Tony Hawk’s Pro Skater, sauf qu’ici c’est un train qui fait des 360, des kickflips et des grinds. Certes le concept est complètement fou, mais il fonctionne diablement bien, surtout que le gameplay respecte à la lettre la règle du easy to play, hard to master. N’importe qui peut poser le pad et s’amuser dès les premières minutes, tandis que les joueurs qui veulent vraiment optimiser leurs combos ont largement de quoi s’accrocher aussi.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est la surprise constante du level design. On se retrouve à chevaucher une grande roue, à enchaîner des tricks sur un ferry façon Kelly Slater, et globalement à ne jamais savoir ce qui nous attend au prochain tournant. À ça s’ajoutent des boss fights complètement barrés et une multitude de missions annexes, ce qui donne au final un jeu qui distille en permanence des petites idées de mise en scène qui empêchent l’ennui de s’installer.
Testé sur Nintendo Switch 2, Denshattack! tourne parfaitement bien et se prête vraiment bien à cette console. C’est le genre de jeu qui prouve que la dernière console de Nintendo a largement sa place pour ce type d’expérience arcade, loin des discours qui la réduisent à une console sans utilité. À savoir malgré tout que le jeu est disponible sur toutes les autres plateformes actuelles.
Côté durée de vie, il faut être honnête : 20 heures pour boucler le 100%, ce n’est pas énorme au regard des plus de 60 niveaux annoncés. Mais au prix de 20 euros et avec un système de scoring qui pousse naturellement à retenter ses runs pour grappiller quelques points, la rejouabilité rattrape largement la longueur de l’aventure principale.
Denshattack! face à la concurrence
Impossible de parler de Denshattack! sans le confronter aux références qu’il revendique lui-même. Face à OlliOlli, la comparaison est presque naturelle sur la formule scoring et rejouabilité, sauf que Denshattack! mise sur un univers bien plus foutraque et un gameplay tourné vers un véhicule plutôt qu’un personnage. Et face à un revival comme Tony Hawk’s Pro Skater 3+4, Denshattack! prouve qu’on peut piocher dans cet héritage sans se contenter d’un simple hommage nostalgique, en apportant un concept réellement original.
Avis Denshattack!
Denshattack! est une vraie lettre d’amour aux jeux à la Tony Hawk, avec en plus une identité visuelle et sonore complètement barrée qui doit beaucoup à Jet Set Radio. Le concept aurait pu être un simple gimmick, il se révèle être un level design brillant, lisible et généreux en surprises. Reste à répondre à la question suivante : est-ce qu’un jeu aussi malin et aussi maîtrisé mérite de rester dans l’ombre des gros blockbusters de l’été ? La réponse est non : ce jeu mérite clairement toute votre attention, et il s’impose sans discussion comme l’un de mes GOTY 2026.






