Le moins que l’on puisse dire, c’est que Qliphah in Providence’s Shadow avait réussi à attiser ma curiosité. Il faut dire qu’il est plutôt rare de voir Arc System Works s’aventurer autre part que sur le terrain des jeux de combat. En plus, j’aime beaucoup les JRPG au gameplay innovant et dans ce cas précis, le système de combat avait l’air de flirter avec celui de Guitar Hero : faire matcher des attaques de couleurs au bon moment pour infliger de gros dégâts à ses adversaire. Sur le papier, l’accroche marche. Dans les faits, c’est une toute autre histoire.
Qliphah in Providence’s Shadow séduit par son écriture soignée, ses phases d’enquête à Tokyo et son duo de personnages. En revanche, le système de combat par couleurs déçoit : trop passif, trop long face à des ennemis très résistants, et illisible dès qu’on affronte plusieurs adversaires à la fois. Un JRPG à l’ambition louable mais inégal, qui mérite tout de même sa chance malgré des combats loin du niveau de Persona 3 Reload ou Shin Megami Tensei 5.
Caractéristiques de Qliphah in Providence’s Shadow
| Développeur | Arc System Works / UnitePlus |
|---|---|
| Éditeur | Arc System Works |
| Plateformes | PC (Steam, Epic), PS5, Nintendo Switch |
| Date de sortie | Jeudi 24 septembre 2026 |
| Prix (Japon) | 2 970 ¥ (dématérialisé) / 3 520 ¥ (boîte), prix EUR non communiqué |
| Genre | RPG tactique narratif |
| Joueurs | 1 joueur, hors ligne uniquement |
| Langue française | Textes et sous-titres disponibles |
| Doublage | Japonais uniquement |
Une mise en place solide à Tokyo
L’histoire alterne entre les points de vue de Rena Hizuki, une waifu qui traque des monstres sans totalement maîtriser ses pouvoirs, et celui de Souma Hoshigami, un livreur qui se retrouve malgré lui marqué du même signe que Rena. Dans la pratique, on doit recouper des indices et des documents récoltés sur la carte de Tokyo pour avancer dans l’enquête autour des Stigmates, sans que le jeu ne dévoile encore trop ses cartes sur le culte qui semble tirer les ficelles. Dans la forme, c’est du classique : on alterne l’exploration de jour comme de nuit, sauf que dans le fond, l’écriture donne réellement envie de creuser et le doublage japonais intégral pousse l’immersion plus loin qu’un simple visual novel sous-titré. Le Seul bémol selon moi réside dans des arrière-plans qui se répètent très souvent, ce qui trahit un manque de budget certain.
Le système de combat de Qliphah in Providence’s Shadow, le vrai point noir
Les phases d’enquête sont d’autant plus intéressante que l’on y débloque des compétences que l’on peut utiliser durant les combats. Ces dernières sont réparties en trois couleurs (rouge, jaune, bleu), qu’il faut faire correspondre à celles des attaques adverses pour contrer et infliger de gros dégâts. Bonne idée sur le papier, sauf qu’en jeu ça tourne vite à l’attente passive : on regarde l’ennemi préparer son coup, on ajuste, on répète. Et malheureusement, le tout tire un peu en longueur puisque les adversaires sont pour la plupart du temps de gros sac à PV qui font bien durer les combats. Ajoutant à ça un manque de lisibilité lorsqu’on affront plusieurs adversaires en même temps et il est vite impossible de suivre qui attaque avec quelle couleur. Bref moi qui m’attendais à un gameplay au timing taillé sur mesure façon jeu de rythme musical, j’ai été un peu déçu.
Avis sur Qliphah in Providence’s Shadow
Mon opinion au sujet de Qliphah in Providence’s Shadow est un peu mitigé. D’un côté, l’écriture et les phases d’enquête tiennent vraiment la route. Le tout étant porté par un duo de personnages bien construits. Mais en sortant de Persona 3 Reload et Shin Megami Tensei 5, j’avoue que le système de combat ne fait clairement pas le poids face à ces références, la lenteur des combats et la confusion qui s’en dégage quand on affronte plusieurs ennemis cassent complètement le rythme du jeu qui avait pourtant une grosse carte à jouer. Ceci étant dit, Qliphah in Providence’s Shadow mérite qu’on lui laisse sa chance car il est rare qu’un JRPG tente d’innover au niveau du gameplay et je suis sûr qu’il saura trouver son public et ce même s’il ne m’a pas convaincu.






