Quand un JRPG débarque sur Switch 2, je ne résiste jamais longtemps : le tour par tour, les dialogues à rallonge et le jeu nomade forment un cocktail qui s’impose comme une évidence. Avec Final Fantasy Resonance, je m’attendais à un portage de jeu mobile sans prétention, et que dire si ce n’est que j’ai pris une claque monumentale qui laisse très peu de place aux reproches.
Final Fantasy Resonance transforme l’arc Lapis du gacha Brave Exvius en JRPG HD-2D premium, porté par une mise en scène cinématographique et un système de combat qui marie FF V, FF VI et Persona 3 Reload. Seul un scénario prévisible l’empêche de frôler la perfection.
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Caractéristiques de Final Fantasy Resonance
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Genre | JRPG au tour par tour |
| Développeurs | Lancarse, Square Enix |
| Éditeur | Square Enix |
| Date de sortie | 22 octobre 2026 |
| Plateformes | Switch 2, Switch, PS5, Xbox Series X|S, PC |
| Version testée | Nintendo Switch 2 |
| Origine | Refonte de l’arc Lapis de Final Fantasy Brave Exvius |
| Direction artistique | HD-2D |
| Musique | Noriyasu Agematsu (thèmes de Brave Exvius + 33 morceaux inédits) |
| Modèle économique | Jeu premium, aucun gacha |
| Durée de vie | Environ 40 h (le double pour tout boucler) |
| PEGI | 12 |
Design et conception de Final Fantasy Resonance
Sous sa couche de vernis et son odeur de voiture neuve, Final Fantasy Resonance cache un passé sombre : Brave Exvius, un gacha free-to-play pour smartphone sorti en 2015 au Japon et en 2016 chez nous, développé par Alim, le studio de Brave Frontier. Ici le jeu reprend sa première saga, dans le monde de Lapis, avec les chevaliers Rain et Lasswell, épaulés par Fina et Lid. Je n’ai jamais touché à l’original, il m’est donc impossible donc de relever les différences. Cependant, une chose est sûre : Square Enix a fait table rase du passé. Le scénario a été retravaillé, les dialogues réécrits et il n’y a plus une once de gacha là-dedans.
Visuellement, le HD-2D façon Octopath Traveler est ici poussé dans ses retranchements. Là où les autres jeux du genre se contentent d’un champ/contre-champ bien sage, Resonance ose tout. Dans certaines villes, la caméra passe carrément par-dessus l’épaule. Les zooms et les travellings s’enchaînent avec une vraie grammaire cinématographique. Les cinématiques alternent entre HD-2D et images de synthèse, et ma foi je trouve ça vraiment réussi. Côté bande-son, Noriyasu Agematsu mêle ses thèmes de Brave Exvius à 33 morceaux inédits. Les musiques lors des phases d’exploration respirent la nostalgie et celles des combats envoient du lourd. Bref, je dirais que Final Fantasy Resonance est un jeu dans lequel on ne s’ennuie pas.
Quand le gameplay de P3R rencontre celui de FF V
Mais ce qui fait le point fort de Final Fantasy Resonance, c’est son gameplay. Tout d’abord, disons que les fans d’Atlus auront une impression de déjà-vu et c’est tant mieux, car le système de combat emprunte franchement à Persona 3 Reload. Chaque membre de l’équipe est associé à une Vision dotée de ses propres compétences. La différence, c’est que les Visions incarnent ici les héros cultes de la saga, et non pas des démons. Et qu’on se le dise, voir débarquer Cloud, Djidane ou Terra en plein affrontement, c’est certes du fan service, mais c’est du fan service qui marche bien.
Le cœur du gameplay tient donc dans une boucle redoutable. La compétence Acuité de Fina révèle les faiblesses et les résistances de chaque ennemi. On utilise ensuite les Visions avec les bons éléments pour vider sa barre de Choc. L’adversaire est sonné et on lâche les grosses attaques, filiation évidente des théurgies de P3R. Chaque personnage et chaque Vision possède sa super attaque, animée en pixel art ou en 3D selon l’épisode d’origine. C’est superbe et ça rythme les combats à merveille.
Côté progression, Final Fantasy Resonance pioche aussi dans la système des jobs de FF V. On équipe une Vision, on apprend ses compétences en combattant, puis on les conserve pour les combiner avec d’autres. Et comme dans FF VI, chaque héros garde une identité de combat propre plutôt qu’une classe générique. Résultat : on obtient des builds très variés et c’est un autre gros point fort du jeu. Les chimères complètent quant à elles le tableau. Débloquées via l’histoire et les quêtes secondaires, elles font monter un peu plus le curseur du fan service en combattant trois tours aux côtés de l’équipe avant de lâcher une attaque finale dévastatrice. Bref vous l’aurez compris, Ifrit, Shiva et bien d’autres seront donc, eux aussi, de la partie.
Niveau durée de vie, comptez une quarantaine d’heures pour en voir le bout, et un peu moins du double pour boucler le 100%. Signalons d’ailleurs que le rythme est vraiment bien soutenu : pas de remplissage, pas d’avalanche de dialogues, pas de liste de tâches annexes interminable. À savoir que le jeu s’articule autour d’une grande carte à explorer à dos de Chocobo. On pourra y trouver des tas de trucs à looter, mais aussi des Visions et des chimères, bref n’hésitez pas à vous perdre. Mon seul reproche vise l’écriture. Le récit est solide mais prévisible, et ses personnages parfois stéréotypés suivent une trajectoire qu’on devine très tôt.
Final Fantasy Resonance face à la concurrence
Fantasy Resonance est prévisible, certes, mais face aux autres ténors du HD-2D, il n’a franchement pas grand-chose à craindre. Ceci dit, Octopath Traveler II reste malgré tout une référence avec ses huit protagonistes aux récits séparés et son système de Break. Resonance reprend cette idée de briser la garde adverse, mais y ajoute la couche des Visions et des chimères. Les combats gagnent en profondeur et l’histoire en cohésion grâce à un vrai groupe de héros.
L’autre comparaison évidente, c’est The Adventures of Elliot, autre production HD-2D de Square Enix. Les deux partagent la même base visuelle. Resonance va pourtant beaucoup plus loin dans la réalisation et dispose d’un atout que personne ne personne ne peut égaler : trente-cinq ans d’histoire et de héros à faire défiler sous forme de Visions.
Avis Final Fantasy Resonance
Inutile de pinailler, Final Fantasy Resonance a tout simplement gagné sa place parmi mes prétendants au GOTY, aux côtés d’Onimusha et de Crimson Desert. Son fan service assumé ravira tous les fans de la saga, qui y retrouveront l’esprit des épisodes 2D jusqu’au VI. Et les autres joueurs se laisseront embarquer sans aucune résistance par sa mise en scène, ses animations et sa bande-son. Bref, Final Fantasy Resonance, c’est de la balle et je vous conseille très fortement d’y jouer, quel que soit votre support. Le jeu est disponible sur PS5, Xbox Series, Switch 1/2 et PC. Vous aurez de quoi patienter jusqu’à la sortie d’Ocarina of Time. Et vous, quelle Vision rêvez-vous de d’invoquer ?






