J’adore le style visuel HD-2D. Octopath Traveler, Triangle Strategy… cette façon de marier des sprites 2D millimétrés avec des décors en profondeur, des éclairages volumétriques et une bande-son orchestrale. Mon seul bémol avec ces titres ? Le tour par tour et le tactical, pas vraiment ma tasse de thé. Alors quand Square Enix et Claytechworks ont annoncé The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, un Zelda-like en HD-2D pur jus, je n’ai pas hésité une seule seconde.
The Adventures of Elliot: The Millennium Tales est une lettre d’amour sincère à la saga Zelda, habillée du moteur HD-2D de la maison Square Enix, avec un système de personnalisation via magilithes qui donne envie d’explorer chaque recoin. Les donjons manquent d’identité et la lisibilité de la carte laisse à désirer, mais les fans d’aventure à l’ancienne ont là exactement ce qu’ils attendaient.
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The Adventures of Elliot: The Millennium Tales — fiche technique
| Titre | The Adventures of Elliot: The Millennium Tales |
|---|---|
| Développeur | Claytechworks |
| Éditeur | Square Enix |
| Date de sortie | 18 juin 2026 |
| Plateformes | PC (Steam), PS5 |
| Genre | Action RPG / Zelda-like |
| Moteur graphique | HD-2D (moteur maison Square Enix) |
| Mode coopératif | Co-op locale 2 joueurs |
| Durée de vie | 20 à 30 heures (vraie fin incluse) |
| Langues | Voix anglaises/japonaises, textes en français |
| Prix indicatif | 59,99 € (standard) / 69,99 € (Digital Deluxe) |
Un Zelda-like en HD-2D : The Adventures of Elliot fait-il le job visuellement ?
La réponse courte : oui, largement. La réponse longue : si vous vous vous êtes déjà extasié devant Octopath Traveler ou Triangle Strategy, vous ne serez pas insensible à Adventures of Elliot. Et pour cause, le moteur HD-2D de Claytechworks tourne ici à plein régime, avec des environnements en profondeur qui jouent sur les éclairages dynamiques, des effets de particules soignés et ce contraste caractéristique entre les sprites 2D ultra-détaillés et les décors en pseudo-3D. C’est beau, vraiment. Sur un écran 4K avec l’intensité lumineuse bien réglée, certaines zones dégagent une atmosphère que beaucoup de jeux en rendu complet 3D ne parviennent pas à égaler.
Le design des personnages est cohérent avec la tradition de la maison, et Elliot comme sa compagne Faie ont suffisamment de personnalité graphique pour qu’on s’y attache rapidement. Les quatre époques traversées au fil de l’aventure — l’Âge de la Sauvegarde, l’Âge de la Reconstruction, l’Âge de la Magie et l’Âge Naissant — offrent des palettes visuelles distinctes… en théorie. Sur la carte du monde et entre certaines zones, les différences restent trop subtiles. C’est l’un des rares points où la réalisation perd de son impact : on aimerait sentir plus fortement le saut temporel, pas juste le lire dans un menu de chargement.
The Adventures of Elliot : gameplay, magilithes et ADN Zelda
Le cœur du jeu, c’est un action RPG à vue isométrique qui s’inspire allègrement de A Link to the Past sans jamais le cacher. On retrouve sept types d’armes, qu’on peut équiper par paires, un boomerang, une fée qui remplace les pouvoirs de la Triforce… les références sont assumées et ce n’est pas dérangeant. Ceci étant dit, mon premier réflexe après avoir récupéré le boomerang a été d’essayer d’attraper les rubis avec. Résultat : ça ne marche pas, et ça fait mal à mon petit coeur de fan de Zelda, même si je reconnais que ce détail est totalement anécdotique.
Le gameplay se révèle quant à lui solide et plaisant. Les phases de plateformes, rendues possibles par la présence d’un saut (qui n’est pas sans rappeler Link’s Awakening), brisent intelligemment le rythme et donnent une verticalité bienvenue à l’exploration. Les pouvoirs de Faie servent à la fois au combat et à la progression dans les donjons, avec un petit parfum metroidvania qui pousse à revenir dans des zones déjà visitées une fois de nouveaux pouvoirs débloqués. L’exploration est souvent récompensée, même si la carte manque de clarté et qu’il m’est arrivé de passer de longs moments dans un donjon sans savoir si j’y étais par progression naturelle de l’histoire ou par anticipation erronée.
Le système de magilithes est l’une des vraies bonnes idées du jeu. On en trouve tout au long de l’aventure, et leur création intègre une part d’aléatoire façon mini-gacha qui rend chaque nouvelle pièce d’équipement excitante à ouvrir. Combinées aux armes disponibles, elles offrent un vrai espace de personnalisation pour adapter le style de jeu à ses préférences. On peut même jouer à deux en co-op locale, l’un contrôlant Elliot, l’autre Faie. Certes ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais c’est quand même sympa d’y avoir pensé.
Les donjons, en revanche, sont le point faible le plus visible. Ils se ressemblent trop, manquent d’identité visuelle propre, et leurs boss passent sans laisser de trace mémorable. En bref, là où Zelda avait défini ce que devrait être un bon boss de donjon, Elliot n’a malheureusement pas encore trouvé la formule.
Face à la concurrence
Le concurrent le plus direct est évidemment la saga Zelda elle-même, et plus précisément A Link to the Past sur SNES ou Link’s Awakening dans ses remakes récents. The Adventures of Elliot ne cherche pas à les détrôner : il s’en inspire ouvertement, avec une sincérité qui force le respect. Pour ceux que le tour par tour rebute dans les autres productions HD-2D de Claytechworks, ce titre est exactement ce qu’ils attendaient : l’esthétique sans la barrière du tactical. Dans un registre plus récent, Bō: Path of the Teal Lotus ou Tunic occupent un espace proche, mais avec des identités plus distinctives. Elliot se situe légèrement en dessous sur l’originalité, largement au-dessus sur le budget visuel et la finition générale.
Avis The Adventures of Elliot: The Millennium Tales
The Adventures of Elliot: The Millennium Tales est un bon jeu, sincèrement. Ce n’est pas une révélation, ce n’est pas un Zelda killer, et ses donjons interchangeables auraient mérité trois fois plus de soin. Mais c’est un titre qui aime profondément ce dont il s’inspire, qui le montre avec talent et qui offre 20 à 30 heures d’aventure solide dans un habillage visuellement irréprochable. Pour un fan de Zelda qui a grandi avec la SNES et qui rêvait de voir cet univers revisité avec le moteur d’Octopath Traveler, c’est exactement la proposition attendue. Et ça suffit largement pour recommander l’achat.






