STARSEEKER Astroneer Expeditions débarque en accès anticipé sur toutes les plateformes avec tout l’attrait de l’univers d’Astroneer et une promesse co-op alléchante. Mais dans la pratique, c’est une autre histoire… J’ai passé plusieurs heures à bord de l’ESS Starseeker et la déception est arrivée assez vite. Je vous dit tout dans ce test !
STARSEEKER Astroneer Expeditions promettait une exploration co-op dans l’un des univers les plus attachants du jeu indé. Malheureusement, System Era Softworks livre une Early Access qui ressemble surtout à une beta non terminée, avec des bugs qui effacent la progression et une UX qui laisse vraiment à désirer. Potentiel intact, exécution à revoir d’urgence.
Voir STARSEEKER Astroneer Expeditions sur Steam
STARSEEKER Astroneer Expeditions, les caractéristiques
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Titre | STARSEEKER Astroneer Expeditions |
| Développeur | System Era Softworks |
| Éditeur | Devolver Digital |
| Genre | Action-aventure coopératif, extraction |
| Plateformes | Nintendo Switch 2, PC, PS5, Xbox Series X/S |
| Date de sortie | 11 juin 2026 (Early Access) |
| Prix | 29,99 $ |
| Nombre de joueurs | 1 à 4 (Squad), jusqu’à 60 dans le hub |
| Connexion obligatoire | Oui, 100% online (Nintendo Switch Online requis) |
| Mode offline | Non disponible |
| Premier monde | Planète Tephra |
| Durée d’une expédition | Environ 30 minutes |
Design et univers visuel
Avant toutes choses, j’aimerais signaler que j’ai testé le jeu sur Switch 2 et que pour y jouer, j’ai été obligé d’un souscrire à un abonnement Online (ça aura son importance par la suite). Ce n’est pas très grave vu le prx que ça m’a couté et puis je dois dire que j’étais assez content de retrouver l’univers d’Astroneer qui a toujours eu ce truc particulier : des couleurs pastel, des créatures pataudes, et une direction artistique qui fait sourire. À ce niveau-là, pas de problèeme puisque STARSEEKER Astroneer Expeditions conserve cet ADN. De ce que j’avais vu dans les trailers, la planète Tephra, avec ses zones humides et ses jungles denses, était plutôt jolie. Sur Switch 2 en revanche, le constat est plus rude. Le rendu manque de netteté, les textures peinent dans les zones plus chargées chargées, et l’ensemble donne l’impression d’un jeu qui a été pensé pour du matériel plus musclé avant d’être porté en vitesse sur la console de Nintendo.
Ceci étant dit, l’ESS Starseeker, le hub spatial central, affiche un certain cachet, avec ses couloirs animés par d’autres joueurs réels et ses stations d’équipement en tout genre. L’identité visuelle d’Astronner reste reconnaissable pour les fans de la franchise et c’est appréciable. Mais quand des panneaux d’interface restent affichés par-dessus des informations importantes à l’écran, ou quand les marqueurs de quête n’apparaissent pas, le charme se dissipe assez vite. En 2026, ce niveau de finition UX sur un titre à 30 euros n’est pas acceptable, même en Early Access et c’est là que la pillule de l’abonnement obligatoire a du mal à passer, je ne vous le cache pas.
STARSEEKER Astroneer Expeditions sur Switch 2, le test
Pourtant le concept de base est solide : des expéditions chronométrées d’environ 30 minutes sur des planètes hostiles, en squad de quatre joueurs, avec gestion des ressources sous pression d’oxygène. C’est rythmé, ça change de l’Astroneer original et ses sessions courtes s’accordent assez bien avec la Switch. Le problème, c’est que le jeu n’explique pratiquement rien. Le tutoriel survole les bases en quelques minutes et lâche ensuite le joueur dans la nature. Le système de buses interchangeables de l’outil multi, la boucle d’extraction, la gestion des objets à lancer pour neutraliser les créatures : tout ça s’apprend par essais et erreurs douloureux. De plus, si on quitte le tutoriel à mi-chemin, il faudra tout reprendre depuis le début.
Ensuite, il y a bien entendu le problème de l’abonnement Nintendo Switch Online obligatoire. STARSEEKER est un jeu 100% en ligne, sans aucune option offline, même pour jouer seul. Si la connexion vacille, si les serveurs déraillent, la session s’arrête net et la progression de l’expédition part à la poubelle. En plus, des bugs récurrents rendent certains joueurs invisibles pour leurs coéquipiers, et des déconnexions entre deux zones effaçaient purement et simplement les résultats d’une mission complète. Le patch 1.0.6 a commencé à colmater quelques brèches, mais la liste reste longue.
De plus, des problèmes d’interface viennent s’ajouter à ce tableau : des éléments d’UI restent bloqués devant des informations essentielles, et les marqueurs de quête ont tendance à disparaître à des moments inopportuns. C’est le genre de défauts qui finissent par épuiser la patience, surtout quand on cherche un objectif sur une planète inconnue et que le jeu refuse d’indiquer où aller, alors que le temps vous est compté. Alors oui, la boucle de jeu a de l’énergie sur les premières expéditions, mais dans l’état, le sentiment de tourner en rond s’installe assez rapidement sans que rien ne vienne donner envie de continuer.
Mon avis sur STARSEEKER Astroneer Expeditions
Il y a une vraie idée derrière STARSEEKER Astroneer Expeditions, et System Era Softworks n’est pas un studio sans talent. Mais dans son état actuel, le jeu ressemble davantage à une alpha précoce qu’à un Early Access qu’on peut recommander à 30 euros. L’UX défaillante, le rendu en dessous des attentes, les bugs qui effacent la progression, l’obligation d’un abonnement online pour jouer sur Switch (j’imagine que sur les autres consoles, c’est pareil) et l’absence totale de mode offline composent un tableau difficile à défendre. Si vous êtes un fan inconditionnel d’Astroneer et que vous voulez soutenir le projet dans sa phase de construction, vous pouvez y jeter un oeil en connaissance de cause. Mais pour les autres, il vaut mieux attendre que System Era Softworks finalise le travail.
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