Aujourd’hui, gros coup de gueule. Si j’aime partager avec vous mes meilleures découvertes high-tech, j’estime qu’il est tout aussi indispensable de pointer du doigt ce qui sabote notre plaisir de jouer. Et dans la catégorie des plaies industrielles qui refusent de mourir, le programme d’Ubisoft — jadis baptisé uPlay et aujourd’hui maquillé sous le nom d’Ubisoft Connect — mérite sa médaille d’or du pourriciel permanent. Ce logiciel qu’on nous impose, en plus de n’apporter absolument rien à l’expérience utilisateur, continue de nous pourrir littéralement la vie de joueur PC.
Douze ans après notre premier coup de gueule, uPlay (devenu Ubisoft Connect) reste la pire surcouche imposée de l’histoire du jeu PC. Entre pertes de sauvegardes historiques et incompatibilités chroniques sur Steam Deck, ce launcher tiers prouve que le client n’est jamais roi.
*Note : Article mis à jour en Juin 2026.*
Ubisoft Connect : Douze ans de calvaire et de fragmentation
Si, de base, c’est déjà pénible d’avoir sa bibliothèque de jeux scindée au travers de multiples plateformes (Steam, Epic Games Store, EA App, Battle.net, GOG), le temps a fini par exacerber le pire symptôme de cette fragmentation : on oublie tout simplement les jeux que l’on possède. À force de tout centraliser sur notre machine à vapeur préférée, les titres relégués sur les launchers tiers disparaissent de notre radar mental. Mais là où la situation vire au scandale pur et simple, c’est quand l’éditeur nous oblige à manipuler des logiciels mal finis, truffés de DRM intrusifs et de connexions obligatoires qui gâchent des sessions de jeu légitimement payées.
Monsieur Ubisoft, quand vous nous imposez une surcouche obligatoire à Steam, la moindre des corrections serait de s’assurer que vos serveurs tiennent la route et que votre usine à gaz ne détruise pas nos sauvegardes. C’était vrai en 2014, et le constat reste d’une amère actualité.
L’historique des dossiers noirs : Clés perdues et sauvegardes volatilisées
Pour mémoire, mon passif avec cette plateforme est jalonné de traumatismes techniques. À l’époque, mon catalogue comptait trois titres majeurs, et chacun a eu droit à son traitement de faveur personnalisé :
- Far Cry 3 : Acheté sur Steam, le jeu refusait de se lancer nativement. Steam devait exécuter un bricolage de scripts étranges pour lancer uPlay en arrière-plan. Un doublon de processus ridicule qui consommait des ressources pour rien.
- Far Cry Blood Dragon : Obtenu via une offre bundle AMD. Un beau jour, le launcher a purement et simplement exigé la clé d’activation à nouveau, effaçant le jeu de ma liste. Le support technique a balayé le problème en deux secondes, m’accusant d’utiliser le mauvais compte, alors que mes fichiers Excel d’identifiants uniques prouvaient le contraire.
- Child of Light : Le coup de grâce. Après 5 heures de jeu intensives, une mise à jour d’un gigaoctet est venue modifier unilatéralement l’emplacement et le format des fichiers de sauvegarde. Résultat : sauvegarde corrompue et inaccessible, support client expéditif et zéro empathie. Le jeu a fini désinstallé à tout jamais.
Le fléau moderne des consoles portables
On pourrait penser qu’avec les années, le passage à l’appellation “Ubisoft Connect” aurait lissé les angles. C’est tout le contraire. À l’ère des consoles portables de type PC (Steam Deck, ROG Ally, Legion Go), ce launcher tiers est devenu le boss de fin le plus redoutable pour l’ergonomie. Chaque mise à jour mineure de l’application casse la compatibilité avec Proton sur Linux, bloquant le lancement des jeux en mode nomade. On se retrouve forcé de basculer en mode bureau, de réinstaller des scripts de compatibilité ou de retaper des identifiants sur un clavier virtuel récalcitrant, simplement pour jouer à un titre solo en mode hors-ligne.
Au vu des torrents de haine que récolte l’application sur Google et sur les forums de la communauté, une immense majorité de joueurs vit l’usage de ce logiciel comme un châtiment corporel. Il est incompréhensible qu’une multinationale capable de modéliser des mondes ouverts gigantesques soit foutue de stabiliser un bête gestionnaire de téléchargements et d’authentification.
Rien n’a changé : imposer un outil aussi médiocre ne fait que pénaliser les acheteurs honnêtes. En ce qui me concerne, la règle d’or reste inchangée : si un jeu PC exige une surcouche Ubisoft Connect pour tourner, il restera bien sagement en rayon, ou je me tournerai vers les versions consoles de salon pour m’épargner une crise de nerfs.




C’est vraiment gavant ce système, ça ne fonctionne quasiment jamais, et dans les rares cas où ça fonctionne, ça détruis des sauvegardes, et j’en passe
Je trouve que tu es très poli en le nommant en “pourriciel” , mois je dirai que c’est une m….
J’en fais l’expérience avec Assassin’s Creed 4 Black Flag (je sais c’est un peu vieux) mais j’y joue de temps en temps et ces derniers jours, en le lançant, impossible de me connecter et donc d’y jouer, avec l’ info bulle “le point d’entrée de procédure DiscardVirtualMemory est introuvable dans la bibliothèque de liens dynamiques KERNEL32.dll ” !
Ceci m’était déjà arrivé et je m’en était sorti en reprenant le UPC.exe.old, mais là ça ne marche pas.
J’ai envoyer un message à Ubisoft mais je pense que ça ne les fera pas beaucoup bouger !
J’attends encore une solution pour jouer à Trials Evolution…
ça doit faire 2 ans maintenant.
Salut, c’était quoi le problème?
J’ai eu que des problèmes depuis que Uplay existe.
C’est reparti et c’est ce qui m’amène ici, mon fantastique logiciel est en recherche d’optimisations depuis bientôt 3 heures….Je désinstalle Uplay et je n’activerai jamais ma clé de Tom Clancy Division 2. Je préfère éviter de me suicider trop jeune. Donc j’évite Uplay.
Je viens mettre mon petit grain de sel.. Je jouais sans problème a farcry 5 avec une manette xbox. 1 an plus tard Ubisoft me répond que ma manette n’est pas reconnue par le logiciel..
Pourtant c’est la même manette, et le même jeu.
C’est clairement mon dernier achat chez eux. Je comprend bien maintenant pourquoi les gens piratent autant leurs jeux.