Après avoir méthodiquement cartographié nos salons avec l’excellent Deebot T80S Omni, tondu nos pelouses avec le très sérieux O800 RTK, et sécurisé le domaine grâce au O1200 Lidar Pro, Ecovacs s’attaque à la seule zone qui lui échappait encore : votre piscine. J’étais curieux de voir ce que la marque valait sur ce segment ultra-concurrentiel. J’ai donc réquisitionné la piscine de mon pote Arnaud pour y jeter ce nouveau jouet. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette incursion aquatique est pleine de contrastes.
L’Ecovacs UltraMarine P1 est un robot de piscine sans fil d’entrée de gamme efficace pour l’entretien quotidien grâce à sa navigation précise et son filtre standard simple à rincer. Il pèche cependant par un fonctionnement très bruyant sur la ligne d’eau, un filtre fin fastidieux à laver, et une capacité d’aspiration inadaptée pour les gros nettoyages de début de saison.
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Caractéristiques Techniques
| Modèle | Ecovacs UltraMarine P1 |
|---|---|
| Type | Robot de piscine sans fil (sur batterie) |
| Application | Ecovacs Home (iOS / Android) via Bluetooth |
| Zones couvertes | Fond, parois, ligne d’eau |
| Filtration | Standard (180 µm) + Filtre fin |
| Autonomie constatée | Environ 1h30 (mode standard) |
Design, conception et premier plongeon
Le livreur a dû me maudire en déposant le carton de plus de 15 kilos. Heureusement, le déballage est enfantin et le guide de démarrage rapide est un modèle de clarté.
C’est traduit proprement (FR, ES, EN, DE) et on comprend immédiatement ce qu’il faut faire. Sorti de sa boîte, le robot affiche une charge initiale de 70 %. Il m’a fallu environ 1h35 pour le gonfler à bloc. Petit détail ergonomique frustrant : la recharge allume le robot et le laisse allumé en permanence. Probablement pour garder la puce Bluetooth active et vérifier la jauge sur votre smartphone, mais on préférerait qu’il se mette en veille profonde une fois rangé.
L’appairage passe par l’application maison Ecovacs Home. Ça demande du Bluetooth, un compte email, et un petit scan de QR Code. Classique en 2026. L’interface est limpide, proposant la programmation, un mode avancé, des alertes de maintenance et un indicateur de batterie précis. Attention, habitude critique à prendre : après chaque recharge, il est impératif de bien visser le bouchon du port de charge avant de le jeter à l’eau. Un oubli est si vite arrivé qu’Ecovacs aurait pu imaginer un système de sécurité passif plus robuste.
Performances dans le grand bain : de l’excellence à la frustration
Pour le premier essai, j’ai sélectionné le mode « Fond » exclusif, en utilisant le filtre standard de 180 µm. Et là, bonne surprise : le nettoyage est probant et l’engin est suffisamment silencieux pour nager pendant qu’il travaille au fond. L’autonomie en mode standard tient allègrement ses 1h30. L’entretien post-nettoyage est un bonheur. Fini la corvée de mon ancien robot à « culotte » qui me prenait 4 minutes à laver. Ici, vous retirez le panier en 10 secondes, vous le rincez en 30 secondes, et c’est réglé.
Les choses se compliquent lors de la seconde plongée pour tester le mode “Parois et ligne d’eau” (qui exige au moins 15 % de batterie). Le robot a d’abord l’air un peu confus, cherchant son alignement contre le mur. Puis, il grimpe à 90 degrés sans sourciller, ses chenilles adhérant parfaitement à la coque de la piscine d’Arnaud, franchissant même les rebords sans accessoires supplémentaires. Le nettoyage de la ligne d’eau est efficace et fait gagner un temps précieux.
Mais le P1 cache quelques défauts agaçants. D’abord, le nettoyage hors de l’eau est incroyablement bruyant. Oubliez la sieste au bord du bassin ou la baignade tranquille : quand il frotte la ligne d’eau, le frottis des palettes qui gratte la paroi fait un max de bruit. Ensuite, l’eau bloque les ondes : le Bluetooth est coupé quand le robot est immergé, ce qui vous empêche de connaître le temps de cycle restant. Pire encore, il ne se gare pas intelligemment au bord en fin de cycle pour être récupéré facilement. Vous devrez aller le repêcher avec le crochet. Enfin, le filtre “fin” optionnel est une tannée à nettoyer, fragile, et demandera sans doute des remplacements réguliers.
Face à la concurrence
Sur ce segment d’entrée de gamme, le P1 affronte des marques comme Aiper ou les modèles basiques de Dolphin. L’Ecovacs UltraMarine gagne des points sur la facilité de son interface logicielle et la qualité de son escalade sur parois lisses. Cependant, ses rivaux directs ont souvent la bonne idée de venir « mourir » contre une paroi définie en fin de batterie, une fonctionnalité bêtement absente ici.
Avis Sitegeek : L’Ecovacs UltraMarine P1 vaut-il le coup ?
C’est un bilan en demi-teinte. L’Ecovacs UltraMarine P1 est un excellent assistant pour l’entretien régulier en pleine saison. Il fait le job de base, l’application est bien foutue et le nettoyage du filtre standard est une partie de plaisir.
Le gros point noir ? Il est totalement inapte pour les redémarrages de saison ou les piscines très sales. Le bac s’engorge à une vitesse folle, le robot perd sa puissance d’aspiration et s’essouffle bien avant la fin de son cycle. Vous devrez le sortir toutes les 30 minutes pour le vider. Je reste également dubitatif sur la longévité des bandes de roulement à l’usage.
En résumé : achetez-le pour maintenir une piscine déjà propre, pas pour ressusciter un marécage printanier. En appoint avec un pisciniste, ça peut vous soulager une bonne partie des factures de ce dernier?
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FAQ
L’Ecovacs UltraMarine P1 monte-t-il sur les piscines à coque ?
Oui, ses chenilles de base offrent une excellente adhérence et lui permettent de grimper à 90° sur des parois en coque lisses, sans nécessiter d’accessoires supplémentaires.
Peut-on utiliser l’application quand le robot est au fond de l’eau ?
Non, le signal Bluetooth ne traverse pas l’eau. Vous ne pouvez pas vérifier l’avancement du cycle ou le pourcentage exact de batterie pendant l’immersion.
Le nettoyage du filtre est-il contraignant ?
Le filtre standard (180 µm) est extrêmement facile et rapide à rincer (moins d’une minute). En revanche, le filtre fin est beaucoup plus fastidieux à laver et risque de s’abîmer s’il est mal manipulé.

























