À l’annonce de Jump Force à l’E3, j’étais perplexe. Ne serait-ce que pour sa modélisation 3D qui ne sied absolument pas à un jeu inspiré de la japanimation, à mon sens. Soit, il semblerait que ce choix artistique soit justifié par le fait que les héros du Weekly Shônen Jump s’invitent dans notre univers, mais Goku en super guerrier avec les cheveux dorés reluisants… Désolé mais non. Ça ne passe pas. Si on ajoute à cela mon expérience passée avec ce genre de crossovers, dont les médiocres Battle Stadium D.O.N et J-Stars Victory VS, je ne m’attendais vraiment pas à une bonne surprise avec Jump Force.

Le jeu se trouvant sur la console que Bandai Namco a mis à notre disposition à la Gamescom, je me suis laissé tenter. Heureusement ! Contrairement aux exemples susmentionnés et à leur gameplay bancal, Jump Force a décidé de puiser dans ce qui se fait de mieux en matière de jeux inspirés de mangas. Il reprend grandement les codes de la série Naruto : Ultimate Ninja Storm avec des affrontements accessibles et nerveux. On oscille donc entre la touche offensive qui produit moult combos impressionnants, avant de se concentrer pour gonfler sa jauge d’énergie et exécuter des coups spéciaux. Fan service oblige, on retrouve les grands classiques de chaque animé, comme le Genki Dama de Sangoku ou encore l’impression Gomu Gomu no Kong Organ de Luffy.

Si je digère toujours mal la touffe 3D de Goku, il faut reconnaître que Spike Chunsoft gère assez bien le mélange entre décors réels et personnages fictifs. Un des niveaux testés et situé dans le monde réel donnait vraiment l’impression de se battre dans un décor photoréaliste. Un spectacle perturbant mais qui ne dérange finalement pas tant que ça. Graphiquement, Jump Force reste un jeu convenable mais se distingue surtout grâce à ses animations effrénées, qui nous feraient presque oublier les quelques effets spéciaux lambda dont il se targue.

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Reste à savoir si Jump Force proposera une aventure intéressante et accrochera le joueur sur le moyen/long terme. L’éditeur nous a montré un hub pour le mode online et a dévoilé l’une des fonctionnalités inédites du jeu : la création de son propre personnage. Des idées intéressantes sur papier et à même d’assurer une certaine longévité au jeu. À condition qu’elles soient correctement exécutées, ce que nous aurons l’occasion de vérifier l’année prochaine.

Musa