À l’approche des fêtes, tous les regards se tournent traditionnellement vers les mastodontes de l’innovation. Parmi eux, le Devialet Phantom s’est imposé dès sa sortie comme un OVNI sonore au design clivant et aux promesses démesurées. En 2026, avec le recul nécessaire sur cette folie française du haut de gamme, que reste-t-il vraiment de cette sphère futuriste ? Plongeons dans un test iconique qui fleure bon le luxe, l’excès et les câbles jaunes fluo.
Le Devialet Phantom bouscule le marché de l’audio avec un design sphérique audacieux et une puissance démoniaque. Malgré des choix ergonomiques discutables et des débuts logiciels chaotiques, cette enceinte française reste une vitrine technologique fascinante.
*Note : Article mis à jour en juillet 2026.*
Les points clés à retenir :
- Le chic à la française : Devialet s’est rapidement imposé comme la coqueluche des mélomanes fortunés grâce à un marketing agressif et une fabrication hexagonale.
- Un design clivant : Entre casque de moto et aspirateur galactique, la bête ne laisse personne indifférent, mais pèse son poids sur la balance (12 kg sans poignées).
- Une claque acoustique : Si les médiums et les aigus frôlent la perfection, les basses ont parfois tendance à saturer selon les registres.
- La contrainte connectée : Entre l’absence d’AirPlay à l’époque et les caprices de l’application Spark, l’expérience utilisateur demande de la patience.
Vous pouvez consulter également le test du Devialet Phantom Reactor.
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Une après-midi avec le monstre
Le petit Frenchy qui voulait bousculer les géants de l’audio. Devialet, c’est le symbole absolu de la tech tricolore tendance. Lancée en 2007, la marque a rapidement conquis les salons huppés avec ses amplis ultra haut de gamme. Mais avec le Phantom, on franchit un cap : c’est un concept total, un mélange de luxe, d’ingénierie et de superlatifs marketing qui dégoulinent à chaque communiqué de presse.
Phantom : L’invasion par le salon
Après un teasing digne d’un blockbuster hollywoodien, Devialet dévoilait son premier pavé dans la mare : une enceinte connectée sphérique vendue à un tarif stratosphérique (1 700 € pour la version classique, près de 2 000 € pour la déclinaison Silver). La cible est limpide : les technophiles fortunés et les esthètes en quête de standing.
Packaging : Du grand art (ou presque)
Déballer le Phantom s’apparente à une expérience mystique. L’enceinte émerge d’un écrin cubique raffiné que l’on exposerait presque sur un buffet design. La bête se dresse d’elle-même, libre sur son socle. En revanche, le contenu se montre chiche : un livret en origami et un câble d’alimentation… dont la connectique pour le moins surprenante laisse perplexe.
Design : Vaisseau spatial ou boule de bowling ?
Esthétique radicale ou aberration visuelle ? Le Phantom ne laisse personne indifférent. Cette coque galbée en plastique laqué joue les prolongations futuristes, rehaussée de plaques latérales en acier brossé. Un unique bouton logé à l’arrière assure l’essentiel. Seule fausse note visuelle de taille : cet invraisemblable cordon d’alimentation jaune vif, tout droit sorti d’un chantier BTP.
Le clou du spectacle réside dans ces fameux flans mobiles (« les oreilles ») qui palpitent au rythme des basses. Un spectacle visuel hautement hypnotique. Mais attention à la manipulation : avec ses 12 kilos tout en rondeur et l’absence totale de poignées, déplacer le monstre s’apparente à un exercice de cirque. Les techniciens du SAV confirment d’ailleurs un taux de retour non négligeable lié aux chutes de l’appareil !
https://www.youtube.com/watch?v=0u0eez26NhE
Connectique : Le Bluetooth en bouée de sauvetage
Heureusement, la présence d’une liaison Bluetooth directe évite le naufrage total de la simplicité. On regrette en revanche l’absence d’AirPlay, une lacune incompréhensible pour un produit ciblant la clientèle Apple. Côté filaire, l’essentiel est assuré avec une entrée optique (parfaite pour brancher une TV) et un port réseau Ethernet.
Point de port USB ou de prise Jack analogique à l’horizon. La concurrence se montre parfois plus pragmatique sur ce terrain.
Prise en main : Quand le logiciel fait des siennes
Si la liaison Bluetooth s’avère réactive après quelques notes d’initialisation, le pilotage en réseau WiFi s’avère plus rock’n’roll. L’application dédiée Spark impose une configuration parfois laborieuse (plusieurs réinitialisations nécessaires lors de notre test).
Le catalogue des services de streaming intégrés se limite à Qobuz, Deezer et Tidal. Les irréductibles de Spotify devront obligatoirement passer outre et router leur flux en Bluetooth. Une contrainte difficile à avaler au vu du positionnement tarifaire.
Son : Trop de puissance tue la nuance ?
Non, le Phantom n’est pas l’enceinte absolue de tous les superlatifs. Sur des morceaux très rythmés, le rendu manque parfois de délicatesse, privilégiant la force brute au détriment de la précision. Les basses, pourtant érigées en étendard technologique, se révèlent parfois surprenamment sèches ou en retrait selon les styles musicaux.
À l’inverse, les registres aigus et médiums brillent par leur clarté ciselée. L’immersion spatiale fonctionne à merveille… à condition de se positionner à bonne distance (plus de deux mètres). De profil ou en arrière-plan, la magie s’estompe rapidement.
Conclusion
Le Devialet Phantom fascine autant qu’il agace. Objet d’art technologique ou caprice pour esthètes fortunés ? Il impose ses règles et ses limites techniques. Et vous, seriez-vous prêts à investir une telle somme pour un design aussi clivant ? Partagez vos impressions dans les commentaires.
Gwenaël Cadoret (Le Frenchy)













Enceinte claqué au Sol, très cher pour ce que c’est et entreprise dans la tourmente faute de vente.
C’est vraiment une marque quu surf sur le même modèle depuis des années sans rien faire d’innovant en dehors de l’effet wouhaou et le design.
C’est bien en enceinte de soirée, mais absolument pas pour la hi-fi.
J’ai une paire d’Opéra de Paris depuis 3 ans. La gestion electronique est merdique: ça plante, désappaire, bug régulièrement. La partie logiciel est a améliorer vue le prix du produit… La compatibilité avec une Dione serait le pied… Mais quand tout marche, j’ai les larmes aux yeux par l’émotion retranscrite par ces enceintes… Le son est précis, ample, détaillé, spacialisé, profond et délicat!…
Vous redécouvrez certain morceau grace à une subtilité du son permetant d’entendre les plus petits détails de la scène sonore: un bonheur absolue. Rien à voir avec du son Bose ou Apple!..
Alors je vois malheureusement beaucoup d’avis haineux… C’est une enceinte extraordinaire !! Je l’ai depuis bientôt 3 ans. La puissance et la qualité par rapport à la taille de l’enceinte, bah y’a pas mieux ! Les basses sont très bonnes, ainsi que les aigus et les médiums.
En effet, l’application et la connexion n’est pas terrible. Mais dire que le Bluetooth c’est de la merde, c’est idiot de dire ça. Entendre la différence entre le Bluetooth et l’optic, c’est très difficile sur une Devialet. Tous les produits devialet, que ce soit les phantom 1 la dione, les Gemini 1/2, ce sont des produits qui s’alignent ou surpasse la concurrence. Sans parler de leurs amplificateurs.
Bref, devialet c’est français, et c’est une marque incroyable. Les haineux, allez acheter du JBL pas cher et arrêtez de critiquer.
Hello.
Le test date de 2016-2017. A cette époque il y avait pas mal de soucis.
Les commentaires sont justement datés de cette époque.
Depuis, les choses ont évolué, il y a eu des mises à jour, des évolutions.
Pour autant vous avez raison, une marque française mérite d’être considérée. Mais plutôt Naim que JBL si on veut autre chose 😅
Entreprise immobile et incapable d’écouter ses clients.
Le son est bon, mais il n’y a que cela.
La connectivité est de loin la plus nulle jamais vue sur une enceinte.
Parmi tous mes appareils fonctionnant en AirPlay, le seul qui bug c’est la Phantom I, qui est clairement le produit le plus cher.
J’ai tout fait niveau connectivité pour répondre parfaitement aux nombreuses contraintes demandées par le SAV, mais rien n’y fait.
Ce produit est inconfortable à souhaits et l’entreprise, qui connait ces problèmes depuis de nombreuses années, ne s’en occupe toujours et n’écoute pas ses clients.
Se glorifier d’avoir le meilleur son du monde c’est une chose, mais il faut assumer le côté utilisateur par la suite, sinon ce ne sera qu’un produit bon pour la casse.
J’ai adoré votre marque, j’avais comme objectif d’avoir une Phantom I.
J’ai réalisé cet objectif depuis 1 an et demi, et je regrette mon achat.
Comment une entreprise peut ne pas écouter ses clients à ce point ?
C’est une honte, clairement et un dégoût profond.
N’achetez pas les produits de cette marque, ils ne sont pas fiables.
Exactement le même avis.le son est bon, mais Spotify connect drop toutes les 15mn… un comble pour un produit luxe. Meanwhile mes Alexa a 100€ ont un son de merde Mais au moins elles fonctionnent elles
Faut arrêter avec “meilleur son au monde” ou je sais pas quel autre superlatif. Ces enceintes ont un son correct, mais indigne pour ce prix là. Mettez le même budget dans des enceintes passives audiophiles style Focal et vous aurez toujours une meilleure restitution sonore. Je comprends pas comment les gens ont pas encore compris que le Bluetooth c’était de la m**** de chat pour faire circuler de l’audio haute fidélité.