Voici le jeu qui m’attirait le plus lors du keynote de Bandai Namco. Les gens qui me connaissent le savent (vous aussi maintenant, non ?), j’adore les jeux narratifs. Une bonne histoire et vous ferez de moi un homme heureux. Et Life is Strange est l’un des titres qui m’a le plus touchés ces dernières années. Je suis conscient qu’il n’est pas parfait mais le jeu m’a aspiré dans son univers, avec ses codes rétro geek ainsi que les déboires émotionnels d’une adolescente très attachante, malgré sa synchronisation labiale à la ramasse. Du coup, quand DONTNOD Entertainment a annoncé son thriller psychologique Twin Mirror, j’étais over-hypé. Et cette démo a maintenu mon enthousiasme au beau fixe.

Twin Mirror

J’ai peut-être boudé Vampyr (qui n’est pas un mauvais jeu, j’insiste là-dessus) mais quelque chose me dit que le studio français saura me convaincre avec Twin Mirror. N’attendez pas une grosse évolution graphique depuis Life is Strange, malgré un léger upgrade du moteur qui donne l’impression de mieux gérer les expressions faciales et le mouvement des lèvres. Les textures des décors et des personnages affichent un trait plus fin et moins “mousseux” (faute de meilleur terme) que dans Life is Strange. On se retrouve ainsi avec une ambiance soigneusement maîtrisé, tant visuelle que sonore, avec pour seul facteur anti-immersif une police d’écriture maladroitement choisie. On dirait ces vieux fansubs avec un contour noir ultra-prononcé pour cacher des sous-titres antérieurs. Bref, ça fait un peu cheap mais c’est pas grave.

Twin Mirror

Mais c’est évidemment la dimension narrative avec ses choix cornéliens qui nous intéresse dans un jeu tel que Twin Mirror. Si les choix n’étaient pas vraiment de mise dans la courte démo, DONTNOD en a profité pour nous dévoiler le “petit plus” de son titre. En effet, le studio a coutume de reprendre des formules existantes et d’y ajouter son propre cachet. On peut penser au contrôle du temps dans Life is Strange ou aux relations avec les PNJ dans Vampyr.

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Dans Twin Mirror, la petite nouveauté, c’est le “Mind Palace” dévoilé en marge de la Gamescom. Il s’agit d’un monde imaginaire chaotique né de l’esprit du héros Sam Higgs, qui l’utilise pour se remémorer des événements ou reconstituer des événements. Nous avons donc repris connaissance dans la peau de Sam dans un motel, sans aucun souvenir et avec une chemise tâchée de sang. C’est là que le Mind Palace s’est avéré utile, puisqu’il a permis de resituer chaque événement s’étant déroulé la veille. Le mécanisme de jeu implique de choisir diverses options jusqu’à trouver la bonne combinaison et reconstituer la scène. Autre singularité de Twin Mirror, l’existence d’un alter ego imaginaire de Sam qui propose ses réflexions complètement désinhibées et donne de la profondeur et du charme au jeu. Le premier épisode (sur trois), Lost on Arrival, débarque début 2019.

Musa